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ALGERIE-ITALIE

Communiqué du Ministères des Affaires Etrangères - 19 mai 2010

A l’invitation de M. Abdelkader MESSAHEL, Ministre Délégué Chargé des Affaires Maghrébines et Africaines, Mme Stefania Craxi, Sous-Secrétaire d’Etat Italienne aux Affaires Etrangères effectuera, le 24 mai 2010, une visite de travail en Algérie.

Cette visite s’inscrit dans le cadre des concertations politiques régulières entre les deux pays instituées par le traité d’Amitié, de Bon voisinage et de Coopération signé à Alger, en janvier 2003, à l’occasion de la visite effectuée par le Président de la République Italienne M. Carlo Azeglio Ciampi à l’invitation du Président de la République M.Abdelaziz BOUTEFLIKA.

Les entretiens qu’aura Mme Stefania Craxi avec M.Abdelkader MESSAHEL porteront sur les relations bilatérales ainsi que sur les questions politiques régionales et internationales d’intérêt commun.
 

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ALGERIE-AFRIQUE-CONFERENCE

Communiqué du Ministères des Affaires Etrangères - 19 mai 2010

Monsieur Abdelkader MESSAHEL, Ministre Délégué Chargé des Affaires Maghrébines et Africaines, se rendra à Bologne (Italie) pour représenter Son Excellence Monsieur Abdelaziz BOUTEFLIKA, Président de la République, à la Conférence de Haut Niveau : « l’Afrique : 53 pays, une Union » qui se tiendra les 20 et 21 mai 2010 sous l’égide de la Fondation pour la Coopération entre les Peuples, présidée par Monsieur Romano PRODI, ancien Président du Conseil italien et ancien Président de la Commission Européenne.

Cette Conférence, à laquelle participeront des Chefs d’Etat et de Gouvernement africains et des représentants de Haut Niveau des Nations Unies, de l’Union Africaine et de l’Union Européenne, ainsi que des Etats-Unis d’Amérique et de la République Populaire de Chine, se fixe pour ambition de définir une feuille de route pour un soutien multilatéral renforcé à la stratégie africaine de construction d’un ensemble intégré prenant en charge les impératifs de paix et stabilité et de développement durable.

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ALGERIE-G15-SOMMET

M. MEDELCI : Le G15 abordera la question du nucléaire sous l’angle de la sécurité énergétique

17 mai 2010

Les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres du G15 aborderont, lors de leur 14ème sommet qui se tient lundi à Téhéran (Iran), la question du nucléaire civil sous l’angle de la sécurité énergétique, a déclaré dimanche à Téhéran le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad MEDELCI.

"La sécurité énergétique passe par le développement des capacités, non pas seulement énergétiques conventionnelles (pétrole et gaz) mais également par le développement des capacités énergétiques renouvelables", a indiqué à la presse M. MEDELCI qui a pris part samedi à la réunion des ministres des Affaires étrangères préparatoire au sommet du G15.

Il a ajouté que les pays du Sud disposent de capacités extrêmement importantes dans ce domaine là, qu’il s’agisse du nucléaire, du solaire ou de l’éolien.

"Nous devons travailler ensemble pour que nous puissions mettre en commun nos expériences et technologies afin, a-t-il dit, de pouvoir continuer à jouer un rôle, dans le moyen et le long terme, dans le domaine de l’énergie au profit de nos propres économies d’abord et au profit de l’économie mondiale ensuite".

M. MEDELCI a indiqué, en outre, que le sommet du G15 va permettre aux chefs d’Etat et de gouvernement de présenter leurs visions à la fois sur les questions internationales et leur espoir que le G15, qui existe depuis 20 ans, puisse s’autoévaluer et prendre des décisions qui lui permettent de se consolider dans le futur.

Il a fait savoir qu’il y a un consensus autour du projet de communiqué final, élaboré au niveau des experts et des ministres des Affaires étrangères et qui va retenir un certain nombre d’axes dont le renforcement de la coopération entre les pays du Sud et entre ceux du G15.

L’autre axe important est celui d’apporter "une contribution politique pour que la crise économique soit gérée en tenant compte de la situation particulière d’un certain nombre de pays, dont les moins avancés et les plus endettés.

"Nous devons examiner la situation et évaluer des dispositions qui ont été prises notamment au niveau du G20 et du G8 ainsi qu’au niveau de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international pour essayer de limiter les effets de la crise et surtout redoubler de vigilance car cette crise a frappé déjà de plein fouet les pays les plus faibles qui sont dans le camp du Sud", a-t-il affirmé.

Les chefs d’Etat devraient prendre aussi des mesures pour encourager des membres du G15 à s’autoévaluer dans le système de fonctionnement qui est le sien, "et s’il y a des avancées, a-t-il dit, il y a aussi des rigidités, des lenteurs, des silences et des occasions perdues".

Il a souligné à ce propos la nécessité de mieux organiser le G15, relevant qu’il a été proposé qu’un groupe de haut niveau se mette en place très rapidement pour dégager des recommandations dans ce sens.

Le ministre a indiqué que le communiqué commun évoquera aussi la question du Moyen Orient.

 

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ALGERIE-IRAN-COOPERATION-G15

Communiqué du Ministère des Affaires Etrangères - 13 mai 2010


A l’issue de sa participation à la 4ème Réunion ministérielle du Forum de Coopération sino-arabe prévue les 13 et 14 à Tianjin (Chine), le Ministre des Affaires Etrangères, Monsieur Mourad MEDELCI se rendra à Téhéran (Iran), le 15 Mai 2010 pour prendre part aux travaux de la réunion ministérielle du G.15, qui sera centrée, principalement, sur la revitalisation du G15 en tant que cadre de dialogue et de coopération, la consolidation de la coopération Sud-Sud et enfin, la concertation sur les questions globales, notamment celle de la nécessaire refonte du système monétaire et financier international.

 

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Communiqué du Ministère des Affaires Etrangères - 5 mai 2010


En marge des travaux de la Conférence d’examen du Traité de Non Prolifération des Armes Nucléaires qui se tient à New York du 03 au 20 mai 2010, le Ministre des Affaires Etrangères, Monsieur Mourad MEDELCI, a été reçu par le Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur Ban Ki-Moon.

L’entretien auquel a assisté Monsieur Mourad BENMHIDI, Représentant Permanent de l’Algérie auprès de l’Organisation des Nations Unies a porté sur les relations entre l’Algérie et les Nations Unies et sur les questions d’ordre international et régional.

Par ailleurs, il convient de souligner que Monsieur le Ministre a eu une intense activité diplomatique marquée par les entretiens qu’il a eus avec M. Manouckahr Moutaki, ministre iranien des affaires étrangères, M. Mickael Spindelegger, ministre autrichien des affaires étrangères, M. Miguel Moratinos, ministre espagnol des affaires étrangères , M. Vuc Jeremic, ministre serbe des affaires étrangères , M. Steven Smith, Ministre australien des affaires étrangères et M. Jeffrey Feltman, Secrétaire d’Etat adjoint aux affaires du Proche Orient des Etats-Unis.

Les entretiens ont porté sur les questions d’intérêt commun aux plans bilatéral, régional et international.

 

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Intervention de Monsieur Mourad MEDELCI, Ministre des Affaires Etrangères,

devant la plénière de la huitième Conférence d'examen du Traité de Non- prolifération des armes nucléaires (TNP).

 
New- York, 4 mai 2010



Monsieur le Président,
Messieurs les Chefs de délégations,
Mesdames et Messieurs,


Je voudrais tout d’abord, Monsieur le Président, vous présenter les chaleureuses félicitations de la délégation algérienne, à l’occasion de votre brillante élection pour la conduite des travaux de la huitième Conférence d’examen du Traité de Non-prolifération des armes nucléaires. Je suis persuadé que votre expérience et vos qualités personnelles et professionnelles seront à la hauteur de la mission qui vous incombe en qualité de Président de cette Conférence. Soyez assuré, Monsieur le Président, du plein soutien de la délégation algérienne et de son entière disponibilité tout au long de nos travaux.

Les félicitations de la délégation algérienne s’adressent également aux Présidents des trois grandes Commissions, qui ont successivement et brillamment conduit les travaux des trois réunions du Comité préparatoire de la Conférence, ainsi qu’à l’ensemble des membres du Bureau de la Conférence.

La délégation algérienne s’associe pleinement à la Déclaration faite au nom des Etats parties au TNP, membres du Mouvement des Pays non-alignés.

Monsieur le Président,

L’Algérie, qui reste convaincue que le désarmement nucléaire est l’objectif ultime du TNP conformément à son article VI, se félicite de la tenue de cette huitième Conférence d’examen dans un contexte de renaissance de l’option « zéro arme nucléaire », qui est le seul moyen de prévenir durablement la prolifération et de progresser vers un monde débarrassé des armes nucléaires.

Dans ce contexte, je voudrais réitérer le voeu de mon pays de voir la Communauté internationale, en particulier les Etats dotés de l’arme nucléaire, s’engager résolument en faveur d’un processus visant la dénucléarisation de la planète et le démantèlement des arsenaux nucléaires encore stockés ou déployés à ce jour.

Dans le prolongement de notre adhésion collective aux objectifs d’un désarmement nucléaire préalable â un désarmement général et complet, s’inscrit, tout naturellement, notre quête, maintes fois réaffirmée, de mettre un terme définitif et durable à la prolifération des années nucléaires.


Le Traité de Non-prolifération des armes nucléaires demeure, à cet égard, un instrument clef de la préservation de la paix et de la sécurité internationales. Son adoption dès 1968, a considérablement contribué, il faut le reconnaître, à freiner les risques de prolifération dans le monde.

S’il est communément admis que le désarmement et la non-prolifération nucléaires sont des facteurs propices à l’instauration de la confiance et â la préservation de la paix et de la sécurité internationales, il est tout aussi vrai que l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire s’impose de plus en plus comme un vecteur incontournable de développement et de progrès.

Si une telle évaluation était partagée par tous les Etats présents aujourd’hui, cette Conférence pourrait être, alors, l’opportunité recherchée pour rompre avec les échecs passés et de donner un nouvel élan au processus d’examen dans le sens d’un renforcement du TNP par les mesures équilibrées qui satisfassent les revendications de tous les Etats parties sans discrimination.

Cette opportunité qui s’offre à nous, aujourd’hui, devrait être saisie pour:

- Reconnaître, d’abord, que quarante ans après son adoption, le TNP a atteint les limites d’une approche sélective et discriminatoire dans sa mise en oeuvre, conduisant inéluctablement à l’échec de la Conférence d’examen de 2005;

- Réitérer, ensuite, la validité de l’interprétation universellement admise selon laquelle les droits et les obligations des Etats parties au TNP reposent sur les trois piliers fondamentaux, complémentaires et indissociables que sont le désarmement nucléaire, la non-prolifération des armes nucléaires, et la promotion des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire.

- Réhabiliter, enfin, le TNP en faisant le choix difficile mais nécessaire, d’une juste mise en oeuvre de l’ensemble des obligations qui découlent du Traité sans discrimination, pour répondre aux attentes de tous les Etats parties et lever ainsi les obstacles qui empêchent le TNP d’être en parfaite adéquation avec ses objectifs et sa vocation.

Un tel choix qui serait, à la fois courageux et responsable, passe inévitablement par l’adoption de mesures renforcées et novatrices à même de conférer aux résultats de cette Conférence d’examen la teneur et la portée qui seraient à la mesure de nos aspirations faites de paix, de sécurité et de progrès.

Dans ce cadre, les décisions et résolutions des Conférences d’examen du TNP, tenues en 1995 et 2000, nous paraissent incontournables. Elles doivent constituer le point de départ des travaux de la présente réunion.

Monsieur le Président,

En prévision de la tenue de cette Conférence, mon pays a présenté un rapport détaillé sur la mise en oeuvre du TNP ainsi qu’un certain nombre de documents de travail sur les questions importantes à l’ordre du jour des Grandes Commissions. J’éviterais donc de revenir sur les questions et propositions déjà mentionnées dans les documents soumis par l’Algérie.

II est toutefois des questions importantes qui seront abordées lors de cette Conférence et dont il est attendu des réponses concrètes et urgentes. C’est sur ces questions que je souhaiterais dire quelques mots:

J’évoquerais, en premier lieu, la question des garanties de sécurité aux Etats non dotés de l’arme nucléaire, qui demeure la préoccupation majeure d’une large majorité d’Etats Parties y compris mon pays. Car malgré les progrès récemment enregistrés, on déplore encore le maintien injustifié de doctrines de sécurité nationale basées sur la possession d’arsenaux nucléaires capable~de détruire plusieurs fois la planète entière, la question des garanties doit bénéficier d’un examen prioritaire et approfondi qui tiendrait, notamment, compte, des décisions pertinentes des Conférence d’examen de 1995 et 2000.

Dans ce cadre et dans l’attente de l’élimination totale des armes nucléaires, les Etats détenteurs de ces armes au titre du TNP, devraient s’efforcer de réduire leur rôle dans les politiques nationales et régionales de défense. Le nouveau Traité START constitue une initiative louable dans le processus de désarmement nucléaire. Pour être â la hauteur de nos attentes, ce Traité devrait donner le ton â une démarche plus affirmée et plus volontariste en matière de réduction des arsenaux nucléaires, progressive mais qui serait soutenue et ininterrompue et qui concernerait aussi bien les armes stratégiques que les armes tactiques ainsi que leurs vecteurs.

Monsieur le Président,

J’aborderais, en second lieu, l’objectif de la Non-prolifération pour lequel l’Algérie propose un renforcement de la mise en oeuvre de l’article 1er du TNP par lequel les Etats parties se sont engagés â ne pas aider, encourager ou inciter les Etats non dotés d’armes nucléaires à acquérir de telles armes de quelque manière que ce soit.

Les puissances nucléaires et les Etats membres du Groupe de fournisseurs nucléaires, ont une responsabilité particulière dans la mise en oeuvre de cette obligation du Traité. Nous les exhortons à s’engager à ne pas accorder leur coopération dans le domaine nucléaire civil â des Etats qui ne sont pas parties au TNP. Des mesures suffisamment restrictives en matière de coopération nucléaire seront à même de décourager ces Etats de rester en dehors du TNP.

Des avancées sur cette voie nous permettraient, notamment, de réaliser des progrès sur la question de la création d’une zone exempte d’armes nucléaires et d’amies de destruction massive au Moyen-Orient, qui demeure l’otage du refus d’Israël d’adhérer au TNP et, partant, de soumettre ses installations aux inspections de l’AIEA.

Une panoplie de mesures contraignantes pourrait également être adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU et d’autres organes onusiens compétents, afin de donner à la question de l’universalisation du TNP l’importance et la priorité qu’elle mérite en tant qu’instrument de paix et de sécurité internationales.

Monsieur le Président,

Permettez-moi de souligner, en troisième lieu, que l’Algérie fait également partie de cette large majorité d’Etats qui a choisi de mettre l’atome au service exclusif des applications civiles, y compris en matière de recherche/développement conformément aux dispositions du TNP et notamment son article IV. Je souhaiterais à cet égard, réitérer le soutien de l’Algérie au mandat de l’AIEA dans la promotion des utilisations de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, ainsi qu’à toutes les initiatives régionales et internationales visant la diversification de la coopération scientifique et technique dans ce domaine.

Monsieur le Président,

Je dois rappeler, enfm, l’initiative de la Présidence algérienne de la Conférence du Désarmement en 2009, qui bien qu’approuvée à l’unanimité, n’a pas encore été suivie d’action concrète, comme le montre les résultats de la dernière session de la Conférence du désarmement à Genève. Mais la conférence de Désarmement n’est pas le seul forum multilatéral qui subit les effets négatifs de ses échecs. Les lenteurs persistantes constatées dans le processus d’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires et la mise en place de l’Organisation des Etats parties siégeant à Vienne, sont également une source de grande préoccupation.

Au regard du blocage actuel, il revient à l’ensemble de la Communauté internationale de rechercher les voies et moyens â même de relancer les travaux de la Conférence de Désarmement.

C’est en exprimant cet espoir que je souhaite plein succès aux travaux de cette Conférence, et vous remercie de votre attention.

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1. Les Ministres de l’Algérie, du Burkina Faso, de la Libye, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad ont pris part à la réunion ministérielle des pays de la région sahélo-saharienne, qui s’est tenue à Alger le 16 mars
2010.


2. Les Ministres ont procédé à une évaluation exhaustive de la situation dans la région, marquée par la persistance de la menace terroriste et ses connexions avec le banditisme transfrontalier, le trafic d’armes, de drogues et d’êtres humains. Ces fléaux sont une menace et un facteur d’instabilité pour toute la région, et constituent un obstacle aux efforts de développement socio-économique.

Ils ont rappelé à cet égard l’interdépendance entre la paix, la sécurité et le développement socio-économique.


3. Les Ministres ont souligné la nécessité de dynamiser les mécanismes de coopération bilatérale et régionale dans le domaine du maintien de la paix, la sécurité et du développement socio-économique dans la région.


4. A cet effet, ils ont réaffirmé la nécessité de poursuivre leurs efforts pour la préservation et la consolidation de la paix dans la région dans le cadre d’une approche globale et solidaire.


5. Ils ont souligné également l’importance de réaliser des programmes de développement durable pour l’amélioration des conditions de vie des populations et leur réinsertion socio-économique, en particulier en direction des jeunes.

Dans ce cadre, le renforcement de la coopération transfrontalière, visant à améliorer les conditions de vie des populations, ainsi que le soutien aux grands projets structurants à vocation régionale, constituent des domaines d’action prioritaire pour les Etats de la région. Les actions humanitaires pour faire face à des situations d’urgence ont été identifiées comme l’expression d’une solidarité régionale agissante.


6. Les Ministres ont souligné, en outre, que les efforts entrepris dans le cadre du développement socio-économique et dans la lutte contre le terrorisme et les autres formes de criminalité transfrontalière nécessitent l’adhésion et la mobilisation des populations locales, dont la sécurité et la quiétude sont directement menacées et dont l’attachement séculaire à la stabilité et à la sécurité, a toujours constitué un élément déterminant de la relation transfrontalière.

Ils ont noté l’apport à la stabilité de la région et au bon voisinage des valeurs culturelles partagées par les pays de la région, et ont souligné le rôle significatif de ce patrimoine séculaire, fait de tolérance et d’échanges, dans la préservation de nos populations des dangers des relents idéologiques du terrorisme.


7. Ils ont rappelé et souligné, aussi, que la prévention et la lutte contre le terrorisme et ses connexions, doivent procéder d’une approche intégrée, coordonnée et solidaire, et s’articuler sur les axes suivants :

Au niveau national : la responsabilité des Etats de mener une lutte efficace et globale contre le terrorisme;

Au niveau bilatéral : le renforcement de la coopération entre les Etats de la région grâce notamment à la mise en œuvre des mécanismes et Accords bilatéraux;

Au niveau régional : La promotion d’une coopération régionale structurée, inclusive et de bonne foi;

Au niveau international : la participation active à l’action internationale de lutte contre le terrorisme. Les Ministres ont rappelé à cet égard que les sept pays participants sont Etats Parties aux principaux instruments juridiques internationaux de prévention et de lutte contre le terrorisme, ainsi qu’à la Convention de l’OUA sur la Prévention et la Lutte contre le Terrorisme, et que leurs Gouvernements entendent respecter et mettre en œuvre.


8. Les Ministres ont particulièrement rappelé que la coopération aux plans bilatéral et régional constitue le cadre incontournable pour une lutte coordonnée, efficace, totale et sans concessions contre le terrorisme et ses connexions.


9. Les Ministres se sont félicités de l’adoption le 03 juillet 2009 par la treizième session ordinaire de la Conférence de l’Union Africaine de la décision 256 (XIII) qui condamne le versement de rançons aux groupes terroristes.


10. Ils se sont félicités de l’adoption par le Conseil de Sécurité des Nations Unies le 17 décembre 2009, de la résolution S/RES/1904 (2009), qui a introduit la criminalisation du paiement de rançons à des personnes, groupes, entreprises ou entités terroristes.

Ils ont rappelé la nécessité pour tous les Etats membres des Nations Unies d’une application pleine et entière des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et l’adoption de mesures répressives à l’égard des personnes et entités listées pour leurs liens supposés avec des activités terroristes, en vertu notamment des résolutions 1373, 1267 et 1904 du Conseil de Sécurité; ainsi que la convention internationale de 1979 sur la prise d’otages et la convention internationale de 1989 pour la répression du financement du terrorisme.

Ils ont également souligné l’importance de renforcer les mécanismes d’assistance judiciaire mutuelle, fondés sur les conventions judiciaires bilatérales existantes, les conventions régionales et internationales en lien avec le terrorisme et sur les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité.

Ils ont souligné l’importance de mettre à profit, au bénéfice de la lutte anti-terroriste, les possibilités offertes en matière d’assistance technique par les mécanismes multilatéraux, notamment ceux prévus par les résolutions 1373, 1456 et 1904 du Conseil de Sécurité.


11. Les Ministres ont rappelé la validité et la pertinence des conclusions de la conférence ministérielle préparatoire tenue à Bamako en novembre 2008, et confirmé le format de ce cadre de consultations et de coopération régionale.

Ils ont également souligné la primauté du principe de la responsabilité des Etats de la région et leur appropriation de la prise en charge des problèmes et défis auxquels est confrontée la région sahélo-saharienne.


12. A cet égard, les Ministres se sont félicités des mesures prises pour rendre opérationnel le conseil des Chefs d’Etat-major issu de la réunion de Tamanrasset, et ont souligné l’importance de ce mécanisme dans la lutte contre le terrorisme.


13. Ils ont également convenu de la nécessité pour les responsables de la lutte antiterroriste de se réunir dans les meilleurs délais possibles, en vue de dégager les voies et moyens pour le renforcement des échanges d’information, d’évaluations et d’analyses en lien avec la menace terroriste et ses connexions.


14. La présente réunion ministérielle, suivie, dans le même format, de celles des chefs d’Etat-major et des responsables de la lutte antiterroriste contribueront à une vision commune tenant compte de l’évolution de la menace terroriste et de l’état de la situation socio-économique dans la région. Elles sont destinées en outre à consolider et à conforter la coopération régionale, et à donner une impulsion à la lutte antiterroriste.


15. Les Ministres ont réitéré la ferme condamnation de leurs pays respectifs du terrorisme et ont réaffirmé avec force la détermination de ceux-ci à agir individuellement et collectivement pour éradiquer ce phénomène, et redonner à la région sahélo-­saharienne sa vocation d’espace d’échanges, de paix, de stabilité et de coopération féconde.


16. Les Ministres ont souligné l’importance de la mise en œuvre des recommandations de la présente réunion, notamment celles relatives à la réunion à Alger, courant avril 2010, des chefs d’Etat-major et des responsables de la lutte anti-terroriste, ainsi que la tenue, dans les meilleurs délais, à Bamako, de la Conférence des Chefs d’Etat sur la paix, la sécurité et le développement dans la région sahélo-saharienne.

 

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