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Programme de développement du Secteurs de
l’industrie et du commerce
Programme de développement du secteur des transports
Programme de développement du Secteur de la santé
Programme de développement du Secteur de l’Education nationale,
de la Formation et de l’Enseignement professionnel
Programme de développement du Secteur de l’Energie et des Mines
Programme de développement du Secteur des Investissements
Programme de développement du Secteur de la Poste et des
Technologie de l’Information et de la Communication
Programme de développement du Secteur de l’enseignement
supérieur et de la recherche scientifique
Programme de développement du Secteur de la petite et moyenne
entreprise et de l’artisanat
Programme de développement du Secteur de la pêche et des
ressources halieutiques
Programme de développement du Secteur du Travail et de la
Sécurité sociale
Programme de développement du Secteur des Finances
Programme de développement du Secteur de l’aménagement du
territoire et de l’environnement
Programme de
développement du
Secteurs de l’industrie
et du commerce
SECTEUR DE L’INDUSTRIE
Les objectifs stratégiques de la politique industrielle
consistent :
- à réunir les conditions nécessaires à la création d’une
richesse en substitution aux hydrocarbures et à la réalisation
du développement durable.
- Préparer le secteur industriel à l’intégration dans les
espaces économiques mondiaux et le renforcement de sa
compétitivité,
- soutenir les activités industrielles dotées de capacités
d’exportation et à forte valeur ajoutée,
- soutenir la recherche/développement/innovation dans le domaine
de l’industrie, créer des synergies entre les entreprises
industrielles, les universités et les centres de recherche.
La concrétisation de ces objectifs nécessite :
- le développement de pôles de compétitivité dans les filières
industrielles porteuses sur la base des capacités existantes
- la création de pôles dans les Hauts-plateaux,
- le renforcement du programme de mise à niveau des entreprises
industrielles, pour améliorer les actions de compétitivité des
entreprises publiques et privées,
- l’amélioration qualitative du dispositif.
Dans ce contexte, les propositions du secteur visent le
renforcement des solutions préconisées à travers :
- la mise en place d’un programme national de développement
industriel (PNDI),
- la mise en œuvre de la politique industrielle,
- la réalisation, à l’horizon 2017, d’un taux de croissance
moyen de 5,5% par an.
1- Le bilan du secteur fait apparaître : le renforcement
de la métrologie légale, de la normalisation, de la promotion de
la qualité, de la propriété industrielle et de l’accréditation.
- L’Office national de la métrologie légale (ONM) sera
renforcé par la réalisation de 3 laboratoires (un laboratoire
central pour les étalons primaires et deux laboratoires
régionaux pour les étalons secondaires à Constantine et Ouargla)
pour un montant de 500 millions de dinars, et par la
construction d’antennes de l’Office dans les Hauts Plateaux et
le Sud,
- La récente création de l’Organisme algérien d’accréditation
(ALGERAC), dont la mission consiste à délivrer des attestations
aux organismes d’évaluation de la conformité, tels que les
laboratoires, les organismes d’inspection et de certification.
Dans le domaine de l’amélioration de l’environnement immédiat
des entreprises, l’Etat a consacré à la réhabilitation des zones
industrielles et zones d’activités, depuis 1999 et jusqu’au
parachèvement du Programme complémentaire de soutien à la
croissance en 2009, 25 milliards de dinars, pour rappel, 81
opérations de réhabilitation ont été exécutées, et ce, en plus
des 14 opérations en cours d’exécution 20 autres opérations de
réhabilitation seront lancées très prochainement. Ce programme
touchera toutes les wilayas du pays.
2- Programme de relance du secteur et de réforme :
Il convient de rappeler que ces espaces n’avaient aucune
affectation. Aussi les pouvoirs publics ont décide de les
prendre en charge par l’exécution des programmes suivants :
- Programme financé sur le budget d’équipement doté d’une
enveloppe financière de 900 millions de dinars, 28 opérations de
réhabilitation ont été réalisées de 1999 à 2001
- Programme de relance économique doté d’une enveloppe
financière de 3,7 milliards de dinars 39 opérations ont été
réalisées du 2e semestre 2001 à fin 2004.
- Programme complémentaire pour la wilaya de Tizi Ouzou, doté
d’une enveloppe financière de 349 millions de dinars, dont 300
millions de dinars consacrés à la réhabilitation d’une zone
industrielle et de 03 zones d’activité et 49 millions de dinars
consacrés à la restauration des locaux de certaines entreprises
industrielles publiques, et ce, de 2003 à 2005.
- Programme complémentaire de soutien à la croissance
(2005-2009), tranche 2005, doté d’une enveloppe de 2,7 milliards
de dinars pour la réalisation d’opérations de réhabilitation de
17 zones industrielles et zones d’activité. Lancé en 2005, ce
programme a vu la réception de 10 opérations alors que 07 autres
le seront avant la fin de l’année en cours.
-
Programme complémentaire au profit de 07 wilaya des Haut
plateaux, avec une enveloppe financière de 05 milliards de
dinars pour la réhabilitation de 07 zones industrielles et zones
d’activité. La première tranche a été lancée en juillet 2006
avec une enveloppe financière de 1,7 milliard de dinars. Les
travaux seront achevés au courant du premier semestre 2007.
- Programme Complémentaire de Soutien à la Croissance
(2005/2009), tranche 2006, avec une enveloppe financière de 1.5
milliard de dinars pour la réalisation de 10 opérations de
réhabilitation. Les travaux débuteront fin octobre 2006.
- Programme complémentaire pour le développement des wilayas du
Sud, avec une enveloppe financière de 2,07 milliards de dinars
pour la réalisation de 10 opérations, dans la tranche 2006. Les
travaux seront entamés fin octobre 2006.
- Programme complémentaire pour le
développement des Haut Plateaux. Il concerne 19 wilayas et est
doté d’une enveloppe financière de 5,250 milliards de dinars. Ce
programme sera entamé durant le premier trimestre 2007.
Projet d’aménagement de la zone industrielle intégrée de Bellara
(wilaya de Jijel) avec une enveloppe financière de 2,7 milliards
de dinars. Les études techniques de ce projet ont été
finalisées. La réalisation de 03 puits sera entamée dans les
prochaines semaines.
- Par ailleurs, dans le cadre de
l’élaboration du schéma directeur des zones industrielles et
zones d’activités, il est prévu la création de zones
industrielles dans les Haut Plateaux, afin de réduire les
contraintes sur la bande du littoral, orienter les
investissements vers ces régions et concrétiser la politique du
développement équilibré du territoire.
- S’agissant de la mise à niveau des entreprises en vue
de renforcer leur compétitivité, il ressort du bilan de la mise
en œuvre de ce programme à partir de 2002 jusqu’à septembre
2006, que 283 entreprises ont été retenues par le Comité
national de la compétitivité industrielle suivant les critères
d’éligibilité. A ce jour, 128 entreprises ont signé des
conventions avec le secteur de l’industrie pour la mise en œuvre
de leur plan de mise à niveau, l’enveloppe consacrée, jusqu’à
présent, au programme de mise à niveau est de 2,489 milliards de
dinars.
-Au plan de l’accompagnement des
entreprises pour la certification, l’Etat y a consacré une
enveloppe financière de 500 millions de dinars. Le bilan de ce
programme, dont la mise en œuvre a été entamée en 2001, fait
ressortir que 375 entreprises ont bénéficié du soutien de l’Etat
estimé à 492 millions de dinars et que 257 entreprises ont été
certifiées ISO 9001 et 14001.
- Toujours dans le cadre de la
démarche concernant la diffusion de la culture de la qualité, il
convient de signaler l’attribution du Prix algérien de la
qualité sous le haut patronage du Président de la République,
distinction destinée à encourager les entreprises à adopter le
système qualité.
- Dans le cadre de la même démarche, une "Maison de la qualité"
sera construite au Hamma à Alger, avec une enveloppe de 831
millions de dinars. Les travaux de ce projet seront entamés au
cours du deuxième semestre 2007, pour être achevés fin 2008.
- Au total, il convient de préciser que le
Programme complémentaire de soutien à la croissance (2005-2009)
a consacré au renforcement du secteur de l’industrie un montant
global de 26,6 milliards de dinars.
- Concernant la formation, il est indiqué que 480 cadres
dont 100 auditeurs internes des entreprises ont été formés, et
ce, dans le cadre de la coopération internationale bilatérale et
multilatérale. Par ailleurs, il est rappelé que des études de
faisabilité ont été finalisées pour la création de centres
techniques dans certaines filières industrielles :
agroalimentaire, électronique, électricité.
Les entreprises qui émargent à ce dispositif sont au nombre de
100 dont 10 publiques. Ce dispositif a permis la création de
5.000 emplois dans le secteur privé, la préservation de 17.000
emplois dans le secteur public, la réduction des importations
des produits de qualité médiocre, la profusion de produits
électroniques et électroménagers sur le marché local à des prix
abordables, le développement de l’intégration, de la
sous-traitance et du partenariat, ainsi que la réalisation
d’importations.
Ce dispositif couvre les industries électroniques,
électroménager, mécaniques et a permis la création de nouveaux
pôles industriels à Bordj Bou-Arréridj et Sétif.
Enfin, le secteur procède à la mise en place d’un système
d’information afin de mettre à la disposition des opérateurs une
banque de données et renforcer la veille technologique.
Etant donné la nécessité, pour le secteur de l’industrie, de
poursuivre la dynamique enclenchée à la faveur des différents
programmes et mesures dont il a bénéficié, il est impératif
d’agir sur le renforcement des instruments de contrôle exercé
par l’Institut algérien de normalisation, l’Institut national
algérien de la propriété industrielle et l’Organisme algérien
d’accréditation ainsi que le renforcement de l’Office national
de la métrologie légale, en ressources humaines qualifiées.
SECTEUR DU COMMERCE
1- L’analyse de ce secteur fait ressortir 4 volets principaux:
- la régulation du marché et l’organisation des activités
commerciales,
- l’évaluation de la situation des négociations concernant les
relations commerciales de l’Algérie avec ses principaux
partenaires,
- l’encadrement et la surveillance du marché au plan du contrôle
des pratiques commerciales, du contrôle de conformité, de la
répression des fraudes et de la protection des consommateurs.
- l’appui du ministère du Commerce sur le Centre algérien du
contrôle de la qualité et de l’emballage (CACQE), l’Agence
algérienne de promotion du commerce extérieur (ALGEX), le Centre
national du registre du commerce (CNRC) et les Chambres de
commerce et d’industrie (CCI).
2- Les principaux agrégats
économiques concernant les activités commerciales :
Il ressort qu’à la fin du premier semestre 2006, le nombre de
commerçants actifs en Algérie est de 1.100.000 dont :
Industriels : 166.000 (16%)
Grossistes : 50.000 (5%)
Détaillants : 510.000 (48%)
Services : 331.000 (30%)
Importateurs : 21.500 (2%).
Au niveau du commerce de gros et de
détail, il est recensé notamment à travers le territoire
national :
13.000 grossistes et 130.000 détaillants en alimentation
générale,
4.150 grossistes et 26.000 détaillants en fruits et légumes,
15.000 boulangers.
La situation des infrastructures commerciales, est marquée par
des insuffisances à travers le pays.
En effet, l’examen de l’organisation et du fonctionnement des
circuits de distribution révèle des dérèglements au sein des
différents segments du marché. Ces dysfonctionnements présentent
des répercussions négatives sur la régulation du marché, les
conditions d’exercice des activités commerciales, l’économie et
la santé ainsi que sur la sécurité des consommateurs en raison
notamment de la faible consistance des enceintes commerciales.
Cela s’explique dans une large mesure par la faible consistance
des enceintes commerciales et par l’essor pris par le marché
informel dans la mesure où le nombre de marchés opérationnels
réguliers à travers le territoire national est de 1.800 (77%)
alors que les infrastructures commerciales informelles sont au
nombre de 600 (23%).
Ces données concernent les marchés de gros de fruits et légumes,
les marchés de détail, les halles à marées, les poissonneries,
les abattoirs et les marchés à bestiaux.
Quant aux marchés de détail (couverts et de proximité), au
nombre de 850 à travers le territoire national, ils souffrent
d’un manque d’encadrement et d’un déficit dans la mesure où un
grand nombre de communes n’en sont pas dotées, ce qui encourage
la prolifération des marchés informels.
La conjugaison de tous ces facteurs
a entraîné l’occupation désordonnée des environs des marchés
organisés, des trottoirs, des rues, des ruelles et des espaces
publics non aménagés à cet effet et où les transactions
commerciales s’opèrent dans l’opacité, portant ainsi préjudice
au commerce organisé.
Il a été également fait état des faiblesses qui caractérisent
les abattoirs, les tueries, les marchés à bestiaux et les
marchés de véhicules, espaces rentables mais mal exploités et
mal utilisés, au détriment de l’économie et de la santé des
consommateurs.
3- Programme de relance
Sur la base de ce constat, le
programme d’action proposé a porté sur la réalisation et la
rénovation des infrastructures commerciales, notamment les
marchés de gros des fruits et légumes ainsi que les marchés de
détail (couverts et de proximité).
A ce titre et dans le cadre du Programme national d’équipement
commercial, il a été retenu la construction, sur une période de
5 ans, de cinquante (50) marchés de gros qui seront dimensionnés
en fonction de l’importance économique et sociale de la région
ou de la wilaya d’implantation, à savoir :
- quatre marchés de gros à vocation nationale au niveau des
régions d’Oran, d’Alger, de Sétif et de Annaba,
- vingt-cinq (25) marchés de gros à vocation régionale,
- vingt et un (21) marchés de gros à vocation locale.
La même démarche a été retenue pour
renforcer le réseau des marchés de détail existants, par la
construction de deux (02) nouveaux types de marchés, à savoir :
- des marchés couverts (100 à 150 étals) au niveau des communes,
- des marchés de proximité (60 à 80 étals) pour équiper
certaines localités à forte densité de population.
En vue de la prise en charge financière de la réalisation de ces
infrastructures les opérateurs privés sont encouragés à investir
dans ces marchés et dans la grande distribution.
Toutes ces infrastructures
commerciales, qui seront réalisées conformément aux standards
internationaux et dotées de toutes les utilités requises, visent
l’amélioration du cadre de vie et du bien-être des citoyens et
constitueront indéniablement des sources privilégiées en matière
de création d’emplois et de richesses. La prise en charge de ce
programme de développement permettra la création de 150.000
emplois environ.
Il a été, par ailleurs, souligné que dans le domaine de la
surveillance du marché, les services de contrôle relevant du
ministère du Commerce, assurent directement ou en collaboration
avec les services homologués relevant d’autres secteurs, le
contrôle des pratiques commerciales et le contrôle de la
conformité des produits et services, grâce à la mobilisation de
3.500 agents pour 1.100.000 commerçants.
Dans le domaine du contrôle des
pratiques commerciales, l’intervention des services du ministère
du Commerce au niveau des commerces organisés, vise à s’assurer
de la loyauté et de la transparence des transactions
commerciales.
En ce qui concerne le contrôle de conformité et la répression
des fraudes, les actions engagées en la matière qui sont
focalisées sur les produits alimentaires sensibles pouvant
présenter des risques sur la santé et la sécurité des
consommateurs, visent la recherche des fraudes et des
falsifications des produits au stade de la production, à
l’importation et au niveau du marché intérieur.
Ces interventions s’appuient sur les analyses réalisées au
niveau des laboratoires relevant du Centre algérien du contrôle
de la qualité et de l’emballage. Dans ce cadre, il est souligné
l’initiative du ministère du Commerce ayant trait à la
réalisation du Laboratoire national d’essais (LNE) pour assurer
les tests et essais concernant les produits industriels non
couverts jusque-là.
Dans ce même contexte, il a été
retenu, par ailleurs, le renforcement du potentiel des
laboratoires du Centre algérien du contrôle de la qualité et de
l’emballage, pour couvrir l’ensemble du territoire national et
sa dotation en ressources humaines qualifiées et en équipements
techniques adéquats, pour améliorer les conditions de prise en
charge du contrôle de conformité des produits mis sur le marché
et de la production de la santé des consommateurs.
Parallèlement à ces activités, les
services de contrôle du ministère du Commerce contribuent à la
lutte contre la contrebande pour juguler le phénomène
d’exportations et d’importations frauduleuses au niveau des
frontières et contre la contrefaçon qui porte préjudice à la
fois aux consommateurs et aux opérateurs économiques.
Au titre des mesures d’accompagnement et de soutien en vue de la
concrétisation effective de ce programme d’action les activités
des espaces intermédiaires du secteur du commerce doivent être
redynamisés et le mouvement associatif des professionnels et de
protection des consommateurs encouragé.
Par ailleurs, les principaux résultats extérieurs du pays
(importations et exportations), avec ses principaux partenaires
fait ressortir que le volume des échanges extérieurs de
l’Algérie a atteint 50,5 milliards de dollars US en 2004.
Pour l’année 2005, les importations ont atteint 20,3 milliards
dollars US alors que pour le premier semestre 2006, les
importations ont connu une baisse de 4%. Sur cette base, les
prévisions de clôture s’établiraient à 20 milliards dollars US
environ pour 2006.
La structure des importations demeure dominée par les biens
d’équipement industriels (8,6 milliards dollars US) et les
matières premières et produits semi-finis (5 milliards dollars
US), en raison des besoins induits par le Plan de relance
économique.
Pour ce qui concerne les
exportations, elles ont enregistré un montant de 46 milliards de
dollars US en 2005, soit une progression de 43,4%
comparativement à l’exercice précédent.
Quant aux exportations hors
hydrocarbures, elles sont évaluées à 907 millions de dollars US
en 2005, représentant 2% des exportations globales. Les produits
exportés sont constitués essentiellement des semi-produits
(solvants, engrais, ammoniac et déchets ferreux et non ferreux).
Les produits alimentaires représentent 67 millions de dollars US
(dattes, yaourts, caroubes, poissons...). Les pays de l’Union
européenne restent la principale destination de nos exportations
hors hydrocarbures.
Une nouvelle stratégie est
développée actuellement pour prospecter de nouveaux marchés et
élargir ainsi les débouchés aux produits algériens.
A l’effet de promouvoir des actions concrètes de promotions des
exportations hors hydrocarbures, les statuts de l’Agence
algérienne de promotion du commerce extérieur (ALGEX) seront
révisés à l’effet de couvrir toutes les opérations de commerce
extérieur (importations et exportations) et de mettre en place
un fichier exhaustif des importateurs et des exportateurs pour
cerner leurs activités.
Les actions retenues au niveau du secteur commercial, devraient
à terme aboutir à :
- une meilleure confrontation de l’offre et de la demande sur le
marché,
- la mise sur le marché de produits
sains, loyaux et marchands, par référence au dispositif de
protection de la santé et de la sécurité des consommateurs,
- le renforcement de l’encadrement
et de l’organisation du fonctionnement des marchés par le biais
d’un contrôle rigoureux et adapté des pratiques commerciales et
de la conformité, à même de garantir, à terme, l’assainissement
durable des circuits de distribution,
-
la recherche de nouveaux débouchés aux produits nationaux sur
les marchés extérieurs.
retour
Programme de
développement du secteur des transports
Ce secteur vital, qui enregistrait des déficits dans les
domaines des infrastructures de transport expliquant
l’insuffisante couverture des besoins de mobilité de la
population, a bénéficié d’un ambitieux programme de
développement durant la période quinquennale 2005-2009.
Il avait été alloué aux grands projets de ce secteur, un budget
de 1.094 milliards de dinars, récemment complété par 65,13
milliards de dinars destinés au financement des projets de
proximité et d’intérêt local dans le cadre des programmes
spéciaux des hauts plateaux et du Sud.
La finalité de tous ces investissements est d’assurer à la
population une offre de transport multimodale, d’améliorer la
qualité des prestations de services et de fournir des conditions
de mobilité dans le confort et la sécurité.
De même, que le secteur doit renforcer ses capacités de maîtrise
d’ouvrage à l’effet de respecter les délais et la qualité de
réalisation des projets, et également, de veiller à préparer une
gestion performante de ces infrastructures, en faisant appel si
nécessaire au partenariat, et dans tous les cas, à engager dès à
présent les formations spécialisées des ressources humaines
nécessaires.
Projets dans le secteur des transports dans le cadre du
programme de relance économique
· Modernisation de la rocade ferroviaire Nord 1220 Km.
· Électrification des voies existantes 2000 Km.
· Équipement du métro d'Alger et étude de son extension.
· Réalisation de lignes de tramway dans les grandes villes.
· Réalisation de trois aérogares.
Modernisation du réseau ferroviaire
Le programme du secteur ferroviaire a mis en exergue les
principaux projets suivants :
La modernisation (doublement de la voie, électrification de la
traction, réhabilitation de la signalisation) de la voie
ferroviaire est-ouest, en raison de son potentiel estimé à 10
millions de voyageurs/an et 5 millions de tonnes/an de fret,
la réhabilitation de la ligne Biskra-Touggourt sur une longueur
de 217 km et son prolongement jusqu’à Hassi Messaoud, pour
relier le pôle pétrolier aux ports de Djendjen, Skikda et
Annaba,
la réhabilitation de la ligne minière électrifiée sur 379 km
reliant le port de Annaba aux gisements de phosphate et aux
mines de fer de l’Ouenza pour permettre l’évacuation de 5
millions de tonnes de minerai/an,
la modernisation de la ligne Alger-Tizi ouzou, pour les relier
en 1h 10 au lieu des 2h 30 actuellement,
l’achèvement des travaux de construction de la ligne
Tabia-Redjem, Demouche-Mecheria-Béchar, pour désenclaver la zone
sud-ouest du pays,
l’achèvement de la voie et signalisation des lignes :
Tébessa-Aïn M’lila, Aïn Touta-M’sila, M’sila-Bordj Bou Arréridj,
ceci permettra de désenclaver la zone est des hauts plateaux, Le
raccordement de la ligne de Saïda à la ligne Mecheria-Béchar, la
modernisation de la ligne Béni Mansour-Béjaïa, l’achèvement de
la ligne Oran-Arzew.
Ce programme de renforcement de la voie est accompagné par un
vaste programme :
d’acquisition de matériels :
- 30 locomotives diesel électriques,
- 20 locomotives électriques,
- 20 rames automotrices électriques,
- 17 autorails diesel,
de réhabilitation progressive du matériel existant :
- locomotives,
- voitures voyageurs.
Il est à rappeler que la mise en exploitation de ces lignes,
ainsi que les opérations d’acquisition et de réhabilitation du
matériel roulant se feront entre 2007 et 2009, permettant de
mettre un terme, à partir du 1er semestre 2007 au déficit
chronique en matériel de traction et améliorant considérablement
la qualité de service et les performances de la Société
nationale des transports ferroviaires (SNTF).
Parallèlement à ce programme de réalisation, les études devant
être achevées au plus tard, durant le 1er semestre 2007, portent
notamment sur les voies suivantes :
Oued Tlélat-Maghnia, Relizane-Tiaret-Tissemsilt, Boumedfaâ-Aïn
Oussera, M’sila-Aïn Oussera-Tiaret, Saïda-Moulay Slissen.
La réalisation de ces liaisons ferroviaires est conditionnée par
le résultat des études.
Compte tenu des enjeux et des implications du programme
ferroviaires sur l’aménagement du territoire et le développement
durable, le Président de la République a donné les orientations
suivantes :
Le ministère des Transports devra recentrer ses efforts sur
l’achèvement, dans les délais, du programme en cours, en
veillant à donner la priorité au doublement, à l’électrification
et la modernisation de la voie est-ouest existante.
L’objectif final visé à travers la modernisation du rail est de
mettre à niveau toutes les voies du réseau existant, par leur
doublement et leur électrification. La Société nationale des
transports ferroviaires (SNTF) doit préparer les études et le
phasage des travaux à engager à cette fin au-delà du plan
quinquennal en cours.
Dans le cadre de cette opération de modernisation, il convient
de ne recourir à la construction de lignes de grandes vitesses
que là où cela se justifie par l’importance du trafic de
voyageurs ou bien sur les tronçons qui n’entraînent pas des
surcoûts importants.
Transports collectifs
Au titre des transports collectifs, il a été mis en exergue les
principaux projets en cours de réalisation susceptibles
d’améliorer les prestations de services offertes aux voyageurs
et d’assurer l’intégration et la liaison entre les différents
modes de transports. Il s’agit :
du projet de transport ferroviaire de la banlieue algéroise qui,
grâce à l’acquisition de 64 nouvelles rames électriques, reliera
toutes les 7 minutes les 29 stations de la ligne
El-Affroun-Thénia.
Cette ligne rapide, qui sera mise en exploitation à partir de
septembre 2008, offrira des prestations de qualité durant les
prochaines années en assurant le transport de près de 55
millions de voyageurs/an à l’horizon 2010 et 80 millions de
voyageurs/an en 2020.
du projet de métro d’Alger, dont la première ligne, reliant la
Grande-Poste à la cité Haï El Badr sera mise en exploitation à
la fin de l’année 2008 et sera prolongée à l’ouest en direction
de la place des Martyrs pour être reliée au tramway
d’Alger-Ouest et à l’est en direction d’El-Harrach pour être
connectée au train de la banlieue algéroise.
du projet de tramway d’Alger qui comprend deux lignes, une ligne
s’étendant sur une longueur de 23.2 km, relie le centre d’Alger
à Dergana et dont les travaux ont commencé le 5 juillet 2006
après la pose de la 1re pierre par le Président de la République
et qui sera mis en exploitation à la fin de l’année 2008. La
ligne ouest est en cours d’étude.
du projet de tramway d’Oran qui relie Es Sénia à la gare
routière de Sidi Maârouf sur une longueur de 17,7 km avec une
extension jusqu’à l’hôpital des enfants d’une longueur de 5,6
km. Les études détaillées ont été réalisées et les travaux
débuteront à la fin du 1er semestre 2007, pour être mis sous
exploitation au début de l’année 2009.
du projet de tramway de Constantine, dont les travaux seront
lancés au début de l’année 2007, et qui s’étendra sur une longue
de 9 km reliant la place des Martyrs à la cité Zouaghi. Sa mise
en exploitation est prévue pour la fin de l’année 2009.
D’autres grandes agglomérations bénéficieront de ce mode de
transport. Aussi, des études de faisabilité de réalisation de
tramway ont été entreprises pour les villes de :
Annaba, Sétif, Sidi Bel-Abbès
Le développement du transport par téléphérique dans les villes à
relief a été également évoqué. Il s’agit des projets suivants :
la réhabilitation des téléphériques d’Alger, d’Oran, de Annaba
et de Blida, dont les travaux ont débuté et qui seront mis en
exploitation progressivement à partir du mois de mai 2007 et
s’achèveront à la fin de l’année 2008.
Le programme comprend également la réalisation des 3 nouveaux
téléphériques à Alger, reliant :
Tafourah-El-Aurassi-El-Biar, Place du 1er Mai-El-Mouradia,
Bouzaréah-Oued Koriche et dont les travaux débuteront en 2007 et
s’achèveront à la fin de l’année 2008.
Dans le cadre de l’amélioration des prestations de services
offertes aux voyageurs, des projets de réalisation de 35 gares
routières modernes ont été inscrits au programme, et dont la
réception s’achèvera à la fin de l’année 2008.
C’est ainsi qu’à l’horizon 2008/2009, la capitale disposera d’un
réseau multimodal diversifié et interconnecté qui se traduira
nécessairement par une amélioration notable de la desserte de la
population, de la régularité du service public et de la qualité
des prestations.
A cette échéance, de grandes villes du pays bénéficieront
également pour la première fois de nouveaux moyens de transport
de masse qui contribueront à l’amélioration du bien-être de la
population.
L’expérience réussie de l’introduction du service public de
transport urbain, à l’instar de celui assuré par l’Entreprise de
transport urbain et suburbain d’Alger (ETUSA) rénové à Alger,
dans les villes de Constantine, Oran, Annaba, a été élargie, aux
10 premières autres agglomérations qui ont bénéficié d’une
dotation de 30 bus chacune similaires à ceux en circulation dans
la capitale.
Il a été a recommandé pour ce secteur :
de veiller à la qualité architecturale des édifices publics que
sont les gares routières et ferroviaires,
de veiller particulièrement sur la qualité du service public et
le niveau des prestations fournies par ces entreprises pour
qu’elles deviennent un exemple pour les autres transporteurs,
d’accorder une attention particulière à la préparation de la
mise en service et la gestion des différents moyens de transport
de masse que sont le tramway, le téléphérique, le métro et le
train de banlieue.
Secteur de l’aviation civile
En ce domaine, le programme sectoriel fait ressortir les
principaux projets suivants :
la réalisation de 11 aérogares, dont 2 en cours d’exploitation,
il s’agit de l’aéroport international d’Alger et de l’aéroport
de Chlef, et de 2 autres qui seront réceptionnés avant la fin de
l’année 2006 (aéroports d’El-Bayadh et de Ghardaïa). Le reste
des projets sera réceptionné à la fin 2008, il s’agit des
aéroports de Constantine, Annaba, Tlemcen, In Amenas et In
Salah.
la réalisation de 3 projets relatifs à la navigation aérienne,
il s’agit de la réalisation d’un deuxième Centre régional de
contrôle aérien à Tamanrasset, la réalisation de tours de
contrôle au niveau des grands aéroports, ainsi que la
réalisation d’un réseau de radars couvrant l’ensemble de
l’espace aérien national.
l’acquisition de matériels d’aide au mouvement des aéronefs
(PAPI/ILS) au niveau de tous les aéroports ouverts à la
circulation aérienne en vue d’assurer la sécurité de la
navigation aérienne. Le projet de développement des potentiels
scientifiques et techniques du secteur de la météorologie avec
l’acquisition d’équipements nécessaires de prévision numérique
du temps, ainsi que la formation d’experts en la matière.
Secteur maritime et portuaire
Au titre de ce programme sectoriel, il a été mis en exergue les
principaux projets suivants :
la dotation des côtes algériennes d’un système de contrôle
maritime et la réalisation d’un centre des opérations relatif à
la sûreté et la sécurité maritimes, l’élaboration d’une étude de
stratégie globale de développement des ports pour faire face aux
besoins de l’économie nationale à l’horizon 2025,
la confection du programme de partenariat dans la gestion des
ports en vue d’améliorer leur efficacité économique, Intervenant
sur cet aspect, le Président de la République a insisté sur la
nécessité de moderniser la gestion des ports algériens. A cet
effet, il a notamment recommandé de faire aboutir la
concertation engagée avec le partenaire social pour concrétiser
les réformes institutionnelles devant permettre la
réorganisation nécessaire à l’amélioration des performances.
Cette amélioration devra être également obtenue à travers la
recherche de partenaires stratégiques performants.
Dans le cadre du schéma directeur portuaire, il ya nécessité
d’assurer l’interconnexion des ports au reste du réseau de
transport et leur mise à niveau pour équilibrer les flux de
trafic et engager une étude de faisabilité et de localisation
d’un nouveau port au centre du pays.
retour
Programme de
développement du Secteur de la
santé
L’analyse du secteur fait ressortir que les indicateurs
démographiques illustrent trois faits marquants :
1- la baisse de la mortalité ;
2- la baisse de la natalité ;
3- la modification profonde de la structure de la population par
âge.
La part des moins de 10 ans diminue considérablement et celle
des plus de 60 ans fait une avancée rapide. L’allongement de
l’espérance de vie des Algériens, la mettant dans la plage des
pays développés (76,1 ans), est source de grande satisfaction.
La baisse substantielle de la mortalité maternelle (de 230 pour
100.000 en 1989 à 96,5 pour 100.000 en 2005) et infantile (de
58,1 pour 1.000 en 1989 à 29,7 pour 1.000 en 2005) est un autre
indicateur fort significatif de l’amélioration de la santé de la
mère et de l’enfant.
Les indicateurs épidémiologiques illustrent cette modification
sous forme de baisse très significative de la part des maladies
transmissibles dans la mortalité et de la progression rapide de
la part des maladies non transmissibles (chroniques) dans la
structure des décès.
II- Le programme de développement 2005-2009 porte notamment sur
la réalisation de 65 hôpitaux généraux et spécialisés dont un
institut du rein et un institut du cancer, 76 polycliniques, 168
centres de santé, 40 salles de soins, 6 centres de contrôle
sanitaire aux frontières, 4 centres d’hémodialyse et un institut
de formation paramédicale dont le détail se présente comme suit
:
Hôpitaux généraux :
Corso dans la wilaya de Boumerdès,
Tarf, Adrar, Laghouat, Touggourt et El Hedjira dans la wilaya de
Ouargla,
Djelfa, Ami Moussa dans la wilaya de Relizane, Mostaganem,
Tipasa, Chelghoum Laïd dans la wilaya de Mila,
Remchi dans la wilaya de Tlemcen,
Guerrara et Berriane dans la wilaya de Ghardaïa,
Sougueur dans la wilaya de Tiaret,
M’daourouche dans la wilaya de Souk-Ahras,
Mecheria dans la wilaya de Naâma,
Bordj Kheris dans la wilaya de Bouira,
Cherchar et Ouled Rechache dans la wilaya de Khenchela,
Zeribet El Oued dans la wilaya de Biskra,
Béni Srour et Magra dans la wilaya de M’Sila,
Hassasna dans la wilaya de Saïda,
Rasma dans la wilaya de Sidi Bel Abbès,
Taoura dans la wilaya de Souk Ahras,
Abadla dans la wilaya de Béchar.
Hôpitaux spécialisés :
Sidi Bel Abbès (02), Sétif (01), Alger (03), Adrar (01), El Oued
(01), Skikda (01), Oran (02), Bordj Bou Arréridj (01), Mascara
(01), Tizi-Ouzou (02), Annaba (01), Batna (01) Tlemcen (01),
Djelfa (02) Souk-Ahras (01), Guelma (01), Constantine (01),
Tiaret (01), Timimoune (01) dans la wilaya d’Adrar, El Oued
(01), Saïda, Médéa (02), Sour El Ghozlane (01) dans la wilaya de
Bouira, Ouargla (01) et Ghardaïa (01).
Un institut du rein à Blida et un institut du cancer à Oran
76 polycliniques :
Djelfa (03), Sidi Bel Abbès (01), Mostaganem (01), Mohammadia
(01) dans la wilaya de Mascara, Laghouat (01) Batna (05), Biskra
(03), Béchar (03), Blida (01), Bouira (01), Tébessa (02),
Tlemcen (01), Tiaret (05), Tizi-Ouzou (01), Alger (02), Jijel
(01), Sétif (02), Saïda (02), Skikda (01), Sidi Bel Abbés (01),
Annaba (02), Constantine (01), Médéa (02), Mostaganem (01),
M’sila (01), Ouargla (03), Boumerdès (01), El-Oued (01), Tipasa
(01), Mila (01), Aïn-Defla (01), Relizane (01), Adrar (02),
Chlef (01), Oum El Bouaghi (01), Béjaïa (01), Illizi (01), Tarf
(01), Tissemsilt (01), Khenchela (01), Souk-Ahras (01),
Aïn-Defla (01) Bordj Bou Arréridj (02), Naâma (03) et Ghardaïa
(02),
168 centres de santé :
Bordj Bou Arréridj (02), Batna (05), Biskra (02), Béchar (02),
Tamanrasset (03), Tébessa (02), Tizi-Ouzou (02), Djelfa (02),
Jijel (02), Skikda (02), Guelma (02), Constantine (02),
Mostaganem (03), Relizane (06), Mascara, Oran, El Bayadh (03),
Tipasa (02), Mila, Adrar, Chlef, Laghouat, Béjaïa, Blida, Annaba
(02), Illizi, Boumerdès (02), Tarf (02) Tindouf, Tissemsilt
(03), Khenchela (06), Souk-Ahras (06), Aïn-Def!a (02), Naâma
(06), Ghardaïa (03), Oum El Bouaghi (04), Bouira (06), Tlemcen
(04), Tiaret (09), Djelfa (04), Sétif (07), Saïda (04), Sidi Bel
Abbés (05), Médéa (11), M’sila (17), Laghouat (03), Ouargla (07)
et El-Oued (02).
40 salles de soins :
Touggourt (Ouargla), Ouargla, Oum El Bouaghi (03), Bouira (14),
Tébessa (09), Souk-Ahras (03), Tissemsilt (02), Sétif (06) et
Tlemcen (01).
6 centres de contrôle sanitaire aux frontières :
Tamanrasset (02), El-Oued (02), Illizi (01) et Tindouf (01).
Un institut de formation paramédicale :
Alger. 4 centres d’hémodialyse et un institut de formation
paramédicale :
Guerrara (dans la wilaya de Ghardaïa, Sour El Ghozlane (dans la
wilaya de Bouira), Tiaret et Djelfa.
Le programme de
développement du Sud et celui des Hauts Plateaux
Le Sud algérien bénéficie notamment de :
8 hôpitaux généraux, 8 polycliniques, 17 centres de santé, 2
salles de soins, 7 urgences médico-chirurgicales et un centre
d’hémodialyse, et les Hauts Plateaux de 15 hôpitaux généraux, 20
polycliniques, 59 centres de santé, 38 salles de soins, 11
urgences médico-chirurgicales et 3 centres d’hémodialyse.
L’ensemble des ces structures renforce de 6.827 lits
supplémentaires les capacités publiques nationales
d’hospitalisation qui passeront à 64.500 lits en 2009, contre
54.000 lits en 1999, et ceci hormis les 7.200 lits qu’offriront
les 390 cliniques que comptera le secteur privé national d’ici à
2009.
L’amélioration de la couverture sanitaire dans toutes les
régions du pays est perceptible, d’autant que sur le plan des
ressources humaines il est attendu, en plus des praticiens en
attente d’emploi, l’arrivée de promotions de 15.000 médecins
généralistes, 5.000 médecins spécialistes et 15.000 paramédicaux
à la même échéance.
L’Algérie comptera à l’horizon 2009, un médecin pour 757
habitants, un chirurgien-dentiste pour 2.515 habitants, un
pharmacien pour 3.141 habitants, ou un praticien, tous médecins,
chirurgiens-dentistes et pharmaciens confondus, pour 491
habitants et un paramédical pour 290 habitants, contre, en 2005,
un médecin pour 969 habitants, un chirurgien-dentiste pour 3.646
habitants, un pharmacien pour 5.389 habitants, ou un praticien,
tous médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens confondus,
pour 670 habitants et un paramédical pour 367 habitants.
Il est important de rappeler que l’Algérie ne comptait à
l’indépendance qu’un médecin pour 25.463 habitants, un
chirurgien-dentiste pour 72.848 habitants, un pharmacien pour
41.667 habitants, ou un praticien, tous médecins,
chirurgiens-dentistes et pharmaciens confondus, pour 14.726
habitants et un paramédical pour 2.979 habitants.
Les
perspectives offertes par le Programme Complémentaire de soutien
à la croissance, plan de développement 2005-2009, confortent les
grands projets achevés ou en voie d’achèvement du Programme de
soutien à la relance économique 1999-2004.
Ce programme comprend, notamment, 30 hôpitaux généraux et
spécialisés, un hôpital de jour, 11 polycliniques, 26 centres de
santé, 12 urgences médico-chirurgicales et 13 centres
d’hémodialyse totalisant 5.000 lits :
Hôpitaux généraux :
7 mis en service : Béchar, Aïn-Azzel dans la wilaya de Sétif,
Nedroma dans la wilaya de Tlemcen, Bir El Ater et Chréa dans la
wilaya de Tébessa, Meghaïer dans la wilaya d’EI-Oued) Aïn El Bey
dans la wilaya de Constantine.
13 en cours de réalisation ou en voie d’achèvement : Oran,
Skikda, Aïn-Temouchent, Chlef, Khenchela, Nedroma (wilaya de
Tlemcen), Thénia (wilaya de Boumerdès), E!-Hadjar (wilaya de
Annaba), Naâma, Aoulef (wilaya d’Adrar), Hassi R’mel (wilaya de
Laghouat), Azeffoun (wilaya de Tizi-Ouzou), Tablât (wilaya de
Médéa).
Hôpitaux spécialisés :
3 achevés à 100 % : Sidi Bel Abbès, Mostaganem, Tlemcen.
6 en cours d’équipements ou en cours de réalisation :
Messerghine (wilaya d’Oran) Annaba, Ouargla, Sétif, Bab El Oued
(wilaya d’Alger), Guemmar (wilaya d’El-Oued).
Un hôpital de jour : Blida
11 polycliniques mises en service :
Ténès (wilaya de Chlef), Mahafir
(wilaya de Laghouat), Sidi Khaled (wilaya de Biskra), Kerzaz
(wilaya de Béchar), EI-Hassasna (wilaya de Saïda), Berrouaghia
(wilaya de Médéa), Sig (wilaya de Mascara), Aïn-Turk (wilaya
d’Oran), Bordj Bou Arréridj, Zemmouri (wilaya de Boumerdès) et
Khemisti (wilaya de Tissemsilt).
26 centres de santé dont:
22 mis en service :
Oum Graïn Aflou (wilaya de Laghouat), Henchir Toumaghi (wilaya
de Oum El Bouaghi), Chetma (wilaya de Biskra), Chetouane (wilaya
de Tlemcen), Aïn-Youcef (wilaya de Tlemcen), Naïma (wilaya de
Tiaret), Azzouza (wilaya de Tizi-Ouzou), Ait Chefaâ (wilaya de
Tizi-Ouzou), Aït Aïssa Mimoun (wilaya de Tizi-Ouzou), Dergana
(wilaya d’Alger), Djemila (wilaya de Sétif), Salah Dendji
(wilaya de Constantine), Ziane Mansouria (wilaya de Jijel), El
Anasser, Colla Sidi Embarek et Ouled Kheliffa (wilaya de Bordj
Bou Arréridj), Thénia (wilaya de Boumerdès), Asfour (wilaya de
Tarf), Baghel (wilaya de Khenchela), Mila Beinem Zareza (wilaya
de Mila), Boukourdane Sidi Ouriache (wilaya de Aïn-Temouchent).
4 en cours de réalisation :
R’hia et Boughrara Saoudi (wilaya d’Oum El Bouaghi), Boussouf
(wilaya de Constantine), Tindouf.
12 urgences médico-chirurgicales
:
9 mises en service :
Aïn El Hammam (wilaya de Tizi-Ouzou), Bordj Ménaïel (wilaya de
Boumerdès), Aïn Oussara (wilaya de Djelfa), EI-Bouni (wilaya de
Annaba)., Bouchegouf (wilaya de Guelma), Sidi Aïssa (wilaya de
M’sila), EI-Bayadh, Tissemsilt et Chlef.
3 en voie d’achèvement :
Taref, Biskra et Sétif. ò 13 centres d’hémodialyse : 12 mis en
service : Laghouat et Aflou (wilaya de Laghouat), Bordj Ménaïel
(wilaya de Boumerdès), Ténès (wilaya de Chlef), Hadjout (wilaya
de Tipasa), Messaâd (wilaya de Djelfa), Taref, Ménéa (wilaya de
Ghardaïa), Béni Saf et Hammam Bouhadjar (wilaya de Aïn
Temouchent), Oued Zenati (wilaya de Guelma) et EI-Bayadh.
1 centre en voie d’achèvement :
CHU de Béni Messous (wilaya d’Alger).
retour
Programme de
développement du Secteur de l’Education nationale, de
la Formation et de l’Enseignement professionnel
Secteur de
l’Education nationale
Le plan de développement du secteur de l’éducation nationale
pour la période 2005-2009 a pour finalité de participer à la
mise en œuvre de la réforme du système éducatif en contribuant à
l’amélioration des conditions d’accueil et de scolarité des
élèves. C’est ainsi qu’il va permettre :
La densification du réseau des établissements scolaires avec
la réception de 10.000 salles de classe, 1.100 collèges
d’enseignement moyen et 500 établissements d’enseignement
secondaire.
L’amélioration des
conditions de scolarisation et la lutte contre les déperditions
scolaires avec :
-
la réalisation d’infrastructures scolaires en remplacement des
infrastructures réalisées en préfabriqué à Chlef et Aïn Defla
après le séisme de 1980. Pour Chlef, il s’agit du remplacement
de 158 écoles primaires, 40 collèges et 13 lycées.
- pour Aïn Defla, il s’agit du remplacement de 19 écoles
primaires, 18 collèges et 4 lycées.
- la réalisation d’infrastructures de soutien : 1.400 cantines
scolaires qui viendront s’ajouter aux 400 en cours de
réalisation et aux 10.000 existantes, et 550 demi-pensions qui
viendront s’ajouter aux 1.350 existantes et aux 300 en cours de
réalisation.
- la réhabilitation des établissements scolaires
- le renouvellement du mobilier scolaire
- la dotation des établissements du Sud en climatiseurs
- le développement de l’enseignement et de la formation à
distance.
L’amélioration de la
qualité de l’enseignement avec :
-
l’acquisition des équipements didactiques
- le renouvellement des équipements didactiques vétustes
- l’acquisition de 3.000 laboratoires informatiques destinés aux
collèges après équipement des 1.500 lycées et l’acquisition
d’une plate-forme informatique.
- la réalisation d’installations sportives couvertes et de
stades Matéco dans les lycées et les collèges qui ne disposent
pas de ce type d’infrastructures.
Secteur de la
formation et de l’enseignement professionnels
L’évolution chiffrée
du secteur de la Formation et de l’Enseignement professionnels
se présente comme suit :
- les infrastructures sont passées
de 49 structures en 1962, à 477 structures en 1999 et à 884 au
31/12/2005, soit une augmentation de 85,32 % par rapport à
l’année 1999,
- le nombre de sections détachées en milieu rural est de 1.488
sections totalisant une capacité d’accueil de plus de 40.000
places pédagogiques, dans diverses spécialités,
- les personnels formateurs sont passés de 9.563 en 1999 à
11.266 en 2005, soit une évolution de 17,81%,
- le budget de fonctionnement est passé de 7.745.497.000 DA en
1999 à 16.402.855.000 DA en 2005 soit un accroissement de
111,77%,
- les effectifs stagiaires et apprentis ont évolué de 269.625 en
1999 à 433.384 en 2005, soit une augmentation de 60,73%, parmi
lesquels plus de 3.000 bacheliers ont opté pour une formation
professionnelle.
Le programme de réforme du secteur s’articule autour des axes
suivants :
- le rétablissement de la formation professionnelle dans sa
vocation originelle, en réhabilitant les métiers de l’artisanat
traditionnel, en revalorisant et en développant les autres
métiers manuels, en particulier ceux du BTP et de l’agriculture.
- l’introduction et la promotion des métiers de la nouvelle
économie fondée sur le savoir, la prise en charge de la
formation et du perfectionnement de la ressource humaine du
secteur, notamment les formateurs.
L’état de mise en
œuvre des réformes engagées a porté notamment, sur les points
suivants :
-
Consolidation et développement de l’apprentissage.
- Développement et promotion de la formation continue à travers
la prise en charge des actions de formation, de
perfectionnement, de recyclage et de reconversion des
travailleurs des entreprises.
- Développement de la formation à distance par le biais de
l’intégration et de la généralisation de l’utilisation des TIC.
- Lancement à titre expérimental du cursus d’enseignement
professionnel pour lequel il est nécessaire de définir son
dimensionnement, ses finalités, ses diplômes, le type
d’établissement d’accueil.
- Refonte de la nomenclature 2001 des spécialités de la
formation professionnelle avec la participation des experts
nationaux et étrangers et des opérateurs économiques. Cette
nomenclature a été validée en mai 2005. L’application de cette
nomenclature a été engagée de manière progressive et partielle à
compter de la rentrée de septembre 2006.
- Développement et promotion de la formation des catégories
particulières à travers 4 nouvelles structures (Alger, Relizane,
Laghouat, Boumerdès) qui sont opérationnelles depuis la rentrée
de septembre 2005.
Soutien aux établissements privés de formation professionnelle.
- Amélioration de la gestion pédagogique des établissements à
travers l’adaptation des contenus, des moyens techniques et
pédagogiques.
- La modernisation des moyens de diffusion des enseignants et
l’introduction progressive de l’approche par compétence,
formation et perfectionnement de la ressource humaine,
- Adaptation du cadre juridique et institutionnel.
Dans ce cadre le secteur a procédé à la révision :
-
des indemnités allouées aux artisans, maîtres-artisans et aux
professionnels intervenant dans l’encadrement des formations
dont le montant varie de 400 à 600 DA/heure, alors qu’il était
de 180 DA/heure.
- des présalaires alloués aux apprentis dont le montant passe de
15 à 25% du SNMG pour la période couverte par l’Etat, et est
relevé de 10% pour la période prise en charge par les organismes
employeurs.
- des taxes de formation professionnelle continue et
d’apprentissage (introduites dans le projet de loi de finances
2007), qui passent de 1 à 2% (1% pour la taxe de formation
professionnelle continue et 1% pour la taxe d’apprentissage).
Enfin, en ce qui concerne
l’Observatoire de la formation et de l’enseignement
professionnels, sa mise en place est prévue pour le 1er semestre
2007 après promulgation de la loi d’orientation sur la formation
et l’enseignement professionnels.
Le programme 2005-2009 s’inscrit
dans une perspective d’augmentation et d’élargissement des
capacités de formation et vise la réhabilitation des métiers
de l’artisanat traditionnel, la revalorisation et le
développement des autres métiers manuels et le développement des
métiers des TIC.
Ce programme porte sur :
- la réalisation de 45.000 postes de formation, soit
l’équivalent des 150 établissements de formation d’une capacité
de 300 postes de formation (30 établissements par an),
- la réalisation de 117 internats de 120 lits chacun, soit une
moyenne de 20 internats par an.
- l’aménagement et la réhabilitation de 300 établissements de
formation,
- le désamiantage de 145 établissements,
- l’achèvement de 12 établissements de formation,
- l’équipement en mobilier scolaire de 200 établissements de
formation,
- l’équipement technico-pédagogique de 1.250 sections de
formation, soit l’équivalent de 45.000 postes de formations
- la rénovation de 800 sections d’équipements
technico-pédagogiques,
- l’équipement de 465 sections d’informatique,
- la réalisation de 49 logements de fonction,
- l’acquisition de 21 camions-citernes et de 1.800 climatiseurs
pour les wilayas du Grand sud.
Les autorisations de programme prévues pour la prise en charge
du programme projeté totalisent 57,411 milliards DA pour la
période 2005-2009.
Pour ce faire, une enveloppe de 65,227 milliards DA en crédits
de paiements est mobilisée pour la période 2005-2009.
retour
Programme de
développement du Secteur de l’Energie et des Mines
Le bilan de la réalisation des programmes d’électrification
rurale et de distribution publique du gaz et les perspectives à
l’horizon 2009 se présentent comme suit :
Programme
d’électrification rurale
Le programme d’électrification rurale a été entièrement financé
par l’Etat, et s’est développé, ces dernières années, en
prolongement des efforts des décennies précédentes.
Plus de 200.000 abonnés ont été raccordés dans le cadre de ce
programme durant les six dernières années (période 2000-2006).
L’accroissement du nombre de foyers électrifiés durant cette
période s’élève à environ 1 400 000 abonnés nouveaux sur la
période, quand on intègre les programmes dits "raccordement de
la clientèle nouvelle" (RCN) par SONELGAZ.
Le nombre total d’abonnés basse tension, enregistrés en août
2006, dépasse les 5 700 000 abonnés et reflète un taux de
pénétration national de l’ordre de 97%.
L’Etat compte poursuivre les efforts d’électrification,
notamment en direction des populations éloignées du réseau
national interconnecté. 16 nouveaux villages seront électrifiés
dans le cadre d’un programme solaire qui compte déjà à son actif
18 villages.
Programme des
distributions publiques de gaz
Engagement des pouvoirs publics en faveur de l’accélération de
l’accès des populations au gaz (gaz naturel et propane).
La distribution publique du gaz a enregistré fin août 2006, un
total de près de 2 180 000 foyers raccordés. Ce chiffre comprend
les foyers raccordés dans le cadre des programmes publics de
distribution du gaz et ceux raccordés dans le cadre du programme
raccordement de la clientèle nouvelle de SONELGAZ.
Les efforts consentis dans le cadre des programmes de
distribution engagés durant la période 2000-2006, se sont
traduits par le raccordement de 540 000 nouveaux foyers et la
desserte en gaz de 419 localités nouvelles, reflétant un
accroissement substantiel du taux de pénétration du gaz à
l’échelle nationale et à l’échelle des wilayas. Le taux de
pénétration est passé de 30% en l’an 2000 à 36% en l’an 2006.
Les dépenses engagées dans le cadre de ces réalisations se sont
élevées à plus de 43,8 milliards de dinars. Les programmes de
distribution du gaz déjà initiés durant les six dernières années
et en voie d’achèvement et ceux qui seront lancés dès l’année
2007, se traduiront par une croissance du nombre de nouvelles
localités qui seront desservies (530 nouvelles localités sur la
période 2005-2009). Cet effort se traduira par un taux de
pénétration de l’ordre de 57%.
Parmi les localités qui seront alimentées en gaz, figurent les
îlots propanés, c’est-à-dire celles qui seront desservies en
propane compte tenu de l’éloignement de ces localités par
rapport aux réseaux de gaz naturel. Un total de 18 localités
sera alimenté en propane à l’horizon 2009. Il s’agit de
Mansourah, Hassi F’hel, Ouakda, Kenadsa, El Menéa, Béchar,
Guerrerra, Touggourt, El Oued, Ksar Chellala, Collo, El-Kala, In
Amenas, Djanet, Tindouf, Timimoun et Tamanrasset (2 îlots).
Les programmes d’électrification et de distribution publique du
gaz qui comportent, par ailleurs, l’alimentation en électricité
et en gaz des quartiers et lotissements sociaux (QLS), situés
dans ou à proximité des centres urbains, rencontrent un énorme
écho auprès des populations, et une très forte demande
d’extensions est enregistrée en permanence.
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de développement
économique, un certain nombre de projets structurants majeurs du
secteur de l’électricité et de la distribution du gaz demeurent
prioritaire, dont le projet relatif à la dorsale électrique
Nord-Sud en 400 KV et la rocade gazière Est-Ouest.
La dorsale vise à éliminer certains points faibles du réseau de
transport de l’électricité et à assurer des échanges d’énergie
très importants entre le réseau nord et le réseau sud, pour un
investissement évalué à 27 milliards de dinars.
Quant à la rocade gazière, elle s’inscrit dans le cadre du
programme de développement des Hauts Plateaux et vise, d’une
part, à satisfaire la demande en gaz induite par ce programme
et, d’autre part, à sécuriser l’alimentation en gaz par le
bouclage des gazoducs. Son coût est estimé à quelque 25
milliards de DA.
L’électrification rurale et la distribution publique du gaz
naturel, constituent des instruments privilégiés pour le
développement économique du pays en permettant, notamment, le
désenclavement des régions les plus reculées du pays, la
disponibilité de l’énergie nécessaire au développement des
activités industrielles, agricoles et commerciales en tous
points du territoire national.
retour
Programme de
développement du Secteur des Investissements
Situation
macroéconomique
Les indicateurs macroéconomiques actuelles de l'Algérie font
ressortir une situation globale positive à même de générer de
l'investissement et de mobiliser les ressources intérieures et
extérieures toutefois freinée par de vastes réserves d’épargne
oisives. Aussi, l’économie doit être mise en état de transformer
cette épargne oisive et de mobiliser les investissements
étrangers; pour ce faire, la stratégie de croissance devrait
pouvoir s'accélérer tout en sauvegardant la stabilité sociale et
économique de la nation.
Il a été estimé que si l’économie nationale devait se fixer
comme objectif un taux de croissance annuel moyen de 8 %, elle
nécessiterait une mobilisation de 6 milliards de dollars US par
an.
Les résultats sur le plan macroéconomique affichent :
- un taux de change stable,
- une dette réduite avec un service de la dette de 12 % de nos
recettes d’exportation (en 1999 il était de 45 %),
- la reconstitution de nos réserves de change,
- la constitution d’une réserve de stabilisation.
Stratégie de
croissance
La stratégie et les politiques de croissance économique prennent
en compte les bouleversements qui ont touché la scène
internationale et l’apparition de l’innovation et la qualité de
l’environnement d’affaires comme facteurs critiques de la
création de biens et services.
Ces développements ont trois conséquences:
- les entreprises multinationales de pays émergents
commencent à s’implanter sur le marché mondial aussi bien dans
les pays en développement que dans les économies développées.
- l’opposition Nord-Sud cède le pas à une distinction entre
les pays capables de tirer avantage de ces transformations (pays
émergents) et les autres.
- le partenariat investissement national - investissement
direct étranger devient déterminant dans notre stratégie de
croissance.
La stratégie de croissance mise en place, se basant sur
ces développements, s’articule autour de deux axes
complémentaires :
- la transformation du système économique à travers les
réformes structurelles qui touchent le système bancaire, le
foncier économique, le marché des biens et services.
- le redéploiement de la fonction de production de
l’entreprise qui touche au dispositif d’investissement, à la
politique de partenariat/privatisation, à la mise à niveau de
l’entreprise.
Elle nécessite cependant, pour sa
réussite, la mise en œuvre de quatre politiques d’appui portant
sur :
- la qualité des politiques
économiques,
- le renforcement des capacités de gestion économique,
- l’élargissement et la modernisation des infrastructures,
- la promotion des ressources humaines.
La transformation du cadre de fonctionnement de l’économie
nationale concerne :
Le Système Financier : les transformations
institutionnelles ont commencé avec l’ouverture du capital du
Crédit populaire d’Algérie (CPA).
Le Marché Foncier Economique :la transformation doit
aboutir à l’émergence d’un marché transparent, libre mais
strictement réglementé et régulé de l’intérieur.
L’analyse de la situation du foncier a confirmé la grande
confusion qui y règne, que ce soit sur le plan du statut
juridique, de la diversité et des multiples intervenants, de
l’opacité et de la spéculation qui entachent souvent les
transactions réalisées.
En effet, on constate que si la demande du foncier économique
est assez mal connue, les travaux de recensement ont permis
l’établissement d’une banque de données précises qui montrent
que l’offre est relativement abondante.
Les terres réparties entre les différentes zones (industrielles
et d’activités) totalisent un potentiel disponible de 7.757 ha
et le foncier potentiellement mobilisable à partir des actifs
(en résiduels ou excédents) des entreprises publiques (dissoutes
ou en activité) est évalué à 15.516 ha.
La politique retenue pour une émergence d’un véritable
marché foncier repose sur quatre axes :
- L’identification de la demande,
- L’élargissement de l’offre,
- L’instauration d’un système de prix d’équilibre et,
- La mise en place d’un cadre institutionnel transparent et
simplifié où pourrait s’exercer l’offre et la demande.
L’Emergence d’un Marché des Biens et Services Concurrentiel:
Le marché actuel est caractérisé par une grande opacité marquée
par des pratiques déloyales et anticoncurrentielles. L’action
des institutions étatiques intervenant en tant qu’autorités de
contrôle ou de régulation du marché des biens et services doit
être renforcée.
Le marché est marqué, notamment, par le phénomène des activités
parallèles qui sont de nature structurelle et appellent un
traitement dans le fond lié à la mutation de l’environnement des
affaires. La politique mise en œuvre, portant sur la protection
du producteur, la structuration des espaces de marché
intermédiaires et les capacités d’information, doit être
renforcée.
En ce qui concerne le relèvement de la productivité des
entreprises, celle-ci est liée à une politique de promotion de
l’investissement mieux ciblée, plus efficiente.
Point de situation
sur les investissements et politique de soutien
L’investissement a connu un accroissement durable et a atteint
en 2005, 2.255 projets d’investissements représentant un montant
de 511 milliards de dinars et prévoyant la création de 78 951
emplois. Dans ce total, l’apport des IDE a représenté 84 projets
dont 35 en partenariat.
De janvier à août 2006, les projets d’investissements déclarés
ont atteint 1.530 projets pour un montant de 292 milliards de
dinars et 54 400 emplois projetés.
L’IDE a, durant la même période, représenté 50% des montants
investis pour un nombre d’investissements prévus de 51, marquant
par là l’orientation vers des projets d’envergure plus
importants.
Les projets se répartissent principalement dans les secteurs des
industries (52 %), du bâtiment/travaux publics/hydraulique BTPH
(22 %), les services (dont les services fournis aux entreprises)
représentent 20 %.
Les actions de partenariat et d’ouverture ont connu une
accélération effective, notamment, depuis 2005. La combinaison
de ces actions est un moyen de restructuration et de
préservation des activités de production industrielle dans ses
pans qui sont un avantage comparatif pour notre pays.
La préservation de l’activité est donc un objectif premier
recherché, notamment, lorsque ces actions sont soutenues par un
apport technologique et un programme d’investissement.
Les résultats obtenus ont été appréciés du point de vue des
apports financiers au Trésor, mais surtout du maintien des
activités industrielles, du maintien sinon l’extension de
l’emploi, des prévisions de formation de l’emploi et
l’investissement de réhabilitation des entreprises.
C’est ainsi que 396 opérations d’ouverture et de partenariat ont
été réalisées jusqu’alors, rapportant au Trésor public 98
milliards de dinars. Ces opérations ont permis, en outre, le
maintien et/ou la création de 32 300 emplois, de faire prendre
en charge 46 milliards de dinars d’endettement; elles ont permis
la mobilisation de 135 milliards de dinars en investissement de
réhabilitation et investissements nouveaux; elles ont, enfin,
permis la récupération de 182 ha de terres destinées à
l’investissement nouveau.
Le partenariat a été retenu comme un moyen de restructuration et
de préservation de l’appareil de production industrielle
présentant un avantage comparatif. La réservation de l’activité
est donc un objectif premier de ce partenariat, notamment
lorsqu’il est soutenu par un apport technologique et un
programme d’investissement.
L’état des lieux dressé au niveau des entreprises algériennes,
notamment les petites et moyennes entreprises (PME), a souvent
révélé un retard sur le plan technologique et du management, une
surface financière insuffisante, une dimension familiale de
l’entreprise, voire individuelle, ainsi que des difficultés
d’accès au crédit. Le programme actuel de mise à niveau doit
être accéléré et élargi.
Un programme national de mise à niveau doit être étudié et
adopté, notamment en direction du secteur manufacturier.
En ce qui concerne les politiques de soutien, les actions de
transformation du cadre de fonctionnement de l’économie
nationale et le renforcement de la productivité de l’appareil de
production doivent être renforcées par des politiques d’appui.
Trois politiques prioritaires sont retenues :
Une gouvernance
économique renforcée à travers :
- le renforcement des capacités de
gestion des institutions publiques économiques,
- l’amélioration des services fournis par les organismes chargés
de la gestion des utilités publiques,
- une plus grande expertise du système judiciaire en matière de
droit des obligations et contrats,
- l’amélioration de l’accès à l’information et la création d’un
véritable système d’intelligence économique.
- le développement des infrastructures qui constituent un
soutien puissant à la croissance.
Le programme de
renforcement de la croissance doit être réalisé avant 2009.
La promotion des
ressources humaines.
retour
Programme de
développement du Secteur de la Poste et des Technologie de
l’Information et de la Communication
Situation du Secteur
A
fin septembre 2006, on dénombre :
- 3 opérateurs de téléphonie mobile GSM, 3 opérateurs de
téléphonie par satellite VSAT, 3 opérateurs GMPCS et 2
opérateurs pour la téléphonie fixe internationale, interurbaine
et de boucle locale. La contrepartie financière globale des 7
licences attribuées aux nouveaux opérateurs est de 1.227.460.000
dollars US.
- 37 fournisseurs de services Internet.
- 8 opérateurs de transfert de voix sur IP.
- 10 audiotex et 4 centres d’appel,
- 5 opérateurs pour le courrier accéléré international.
La stratégie adoptée pour le
développement du secteur prend en considération les enjeux
technologiques qui caractérise l’économie mondiale.
La démarche suivie pour promouvoir les activités du secteur ne
se limite pas à une diffusion passive des technologies de
l’information et de la communication au sein de la population,
de l’entreprise et de l’administration, qui se traduirait
simplement par une importation massive d’équipements. Il s’agit
de favoriser l’intégration et l’appropriation de ces
technologies par la société, et l’émergence d’un pôle de
production, de recherche et d’innovation.
La réforme initiée dans ce secteur s’appuie sur les orientations
contenues dans le programme de relance économique.
S’appuyant sur un diagnostic de la situation du secteur qui
faisait ressortir :
- un important déficit en matière de services téléphoniques
(plus de 700.000 demandes en attente pour le téléphone fixe et
plus d’un million de demandes en attente pour les lignes
téléphoniques mobiles).
- un retard dans l’utilisation de l’Internet.
- une absence d’un environnement encourageant la recherche et
l’innovation.
Stratégie de
modernisation et réforme
Aussi, cette réforme met l’accent sur :
- la modernisation et l’extension des infrastructures de
télécommunications, y compris dans les zones rurales.
- l’extension de l’offre des services et l’amélioration de la
qualité des prestations.
- la promotion des technologies de l’information et de la
communication comme vecteur structurant pour l’aménagement
numérique du territoire et facteur majeur de compétitivité de
l’économie nationale.
Ainsi une stratégie
d’accompagnement a été définie, dont la mise en œuvre s’est
traduite par la refonte de l’environnement juridique et
institutionnel, soit :
- la libéralisation des marchés de la poste et des technologies
de l’information et de la communication,
- la régulation des activités du secteur
- la préservation et le développement du service universel.
Au plan institutionnel, la restructuration du secteur a
donné lieu à la création de :
l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications
en tant qu’organe de régulation du secteur, deux opérateurs
distincts, l’Entreprise publique économique Algérie Télécom et
l’Etablissement public à caractère industriel et commercial
Algérie Poste en tant qu’acteurs économiques au sein du secteur,
trois agences spécialisées (l’Agence nationale des fréquences
"ANF", l’Agence nationale de radionavigation maritime "ANRM",
l’Agence nationale de promotion et de développement des parcs
technologiques "ANPDPT").
Au plan de la libéralisation des marchés de la poste et
des technologies de l’information et de la communication,
l’ouverture à la concurrence a donné lieu à l’attribution de
licences et d’autorisations pour :
l’établissement et l’exploitation de réseaux de téléphonie
mobile GSM (système global de communications mobiles), de
télécommunications par satellite de type VSAT (petite station
terminale de télécommunication par satellite), de communications
personnelles mobiles mondiales par satellite de type GMPCS
(système de communication personnelle mobile) et de téléphonie
fixe internationale, interurbaine et de boucle locale,
l’exploitation de service Internet, du transfert de voix sur IP
(transfert de la voix sur Internet), de services audiotex et du
courrier accéléré international.
A fin septembre 2006, on dénombre :
03 opérateurs de téléphonie mobile GSM, 03 opérateurs de
téléphonie par satellite VSAT, 03 opérateurs GMPCS et 02
opérateurs pour la téléphonie fixe internationale, interurbaine
et de boucle locale.
La contrepartie financière globale des 7 licences attribuées aux
nouveaux opérateurs est de 1.227.460.000 dollars US.
- 37 fournisseurs de services Internet,
- 08 opérateurs de transfert de voix sur IP,
- 10 audiotex et 04 centres d’appel,
- 05 opérateurs pour le courrier accéléré international.
Au plan des infrastructures :
Le marché multi opérateurs explique
l’évolution en matière de réalisation d’infrastructures :
le parc total d’équipements d’abonnés fixes a atteint 4.010.000
contre 2.400.000 en 2000,
le nombre d’abonnés aux réseaux fixe et mobile a atteint,
respectivement, 2.860.000 et 18.600.000 contre 1.800.000 et
54.000 en 2000, la densité téléphonique fixe a atteint 8,35%
contre 5,02 en 2000, la densité téléphonique mobile est passée à
56,4% contre 0,26% en 2000, la densité globale (fixe et mobile)
a ainsi fait un bond prodigieux en passant de 5,28% en 2000 à
près de 65% à fin juillet 2006, près de sept (07) Algériens sur
dix (10) ont accès au réseau téléphonique, le nombre d’accès à
large bande ADSL (ligne asymétrique numérique d’abonné),
inexistant en 2000, a atteint 700.000 à juillet 2006, le nombre
de cybercafés, de kiosques multiservices et de taxiphones
installés sur la voie publique s’élève respectivement à 5.900, à
38.000 et à 5.000, le nombre d’internautes est estimé à un peu
plus de 3.000.000,
le réseau national de fibre optique s’est étendu et densifié
pour atteindre 26.000 km contre 7.000 km seulement en 2000,
le réseau national de faisceaux hertziens numériques est passé
de 21.400 km en 2000 à 42.500 km à juillet 2006, l’introduction
de nombreuses applications technologiques de dernière génération
dans le réseau national des télécommunications, la réalisation
d’un réseau multiservices de 130.000 accès permettant la
fourniture d’une gamme élargie de services (voix, données et
multimédia) avec des possibilités de flexibilité et
d’évolutivité pour répondre aux besoins des administrations, des
entreprises et des citoyens, la densité postale a atteint
actuellement un bureau de poste pour 9.870 habitants,
l’informatisation des bureaux de poste, l’introduction de la
monétique et la modernisation des instruments de paiement de
masse.
Le nombre d’emplois dans le secteur est de l’ordre de 120.000
contre 45.000 en 2000.
Le volume global des investissements a atteint près de 5
milliards de dollars US, dont un peu plus de 4 milliards en
investissements directs étrangers.
Au plan de l’innovation technologique, la réalisation
d’un cyberparc dédié aux technologies de l’information et de la
communication (TIC) a été lancée dans la nouvelle ville de Sidi
Abdellah (wilaya d’Alger) sur une superficie de 100 hectares.
Ce parc technologique, qui a bénéficié d’une enveloppe de 10
milliards de dinars dans le cadre du Programme de soutien à la
relance économique (PSRE), traduit la volonté d’évoluer vers une
économie de la connaissance et des savoirs par la formation, la
recherche et développement et l’industrie des technologies de
l’information et de la communication (TIC) et des contenus.
Les travaux de réalisation de toutes les infrastructures
intelligentes, constituant cette technopole, ont été lancés et
seront réceptionnés fin 2007.
Au plan de l’édification de la
société de l’information, de nombreuses initiatives sont
prises dans le cadre de la e-Commission. Elles se traduisent par
des actions visant l’instauration d’un gouvernement et d’une
administration électronique et vers les foyers.
C’est ainsi qu’un Réseau intranet gouvernemental (RIG), reliant
les administrations et les institutions publiques, est en voie
de concrétisation et permettra d’interconnecter les institutions
de l’Etat.
De nombreuses applications électroniques entrant dans le cadre
du e-commerce, e-learning, e-justice, e-santé, e-services,
e-culture, etc., ont été développées par les secteurs.
Quatre projets pilotes dans le cadre du programme de coopération
de l’Union européenne MEDA II et qui portent sur la e-école, la
e-commune, le centre de recherche documentaire parlementaire,
l’Observatoire de la société de l’information, ont été menés en
concertation avec les ministères concernés et seront mis en
œuvre dans le courant du 1er semestre 2007.
En partenariat avec les banques, les assembleurs de PC, les
fournisseurs d’accès ADSL, les éditeurs de logiciels, les
fabricants de processeurs et les opérateurs de
télécommunication, l’initiative dénommée "OUSRATIC - un PC par
foyer", dont l’objectif est de doter chaque foyer d’un
ordinateur personnel et d’un accès à l’Internet à haut débit à
l’horizon 2010, a été lancée.
A ce jour, on dénombre 700.000 ordinateurs vendus dans le cadre
de cette opération.
Au plan de l’activité spatiale, un projet de programme
spatial d’un coût global de 82 milliards de dinars a été
élaboré. Ce plan couvre la période 2006-2020 et se rapporte aux
activités de l’observation de la Terre, de télécommunications
spatiales et de formation du potentiel scientifique et
technologique.
En 2002, le premier satellite algérien d’observation de la Terre
(AlSat 1) a été lancé et mis en orbite. Ce satellite a servi à
de multiples utilisations, dont, notamment, la lutte
antiacridienne, les incendie de forêts, la désertification, le
développement rural, l’aménagement du territoire, etc.
L’Algérie s’attelle actuellement au lancement de satellites de
2e génération d’observation de la Terre, à la réalisation et au
lancement d’un satellite national de télécommunications
spatiales et à la construction d’un centre de développement de
satellites.
Sur le plan international, notre pays envisage de jouer un rôle
actif dans la mise en œuvre de constellations satellitaires
dédiées à la gestion des ressources naturelles, de
l’environnement et des catastrophes. C’est ainsi que deux
projets de constellation sont initiés, l’un au niveau africain
et l’autre au niveau arabe.
Le projet de constellation africaine ARM "African Ressource
Management", financé dans le cadre du NEPAD, est conjointement
mené entre l’Agence spatiale algérienne (ASAL) et les agences
spatiales sud-africaine, nigériane et kenyane.
Le second projet porte sur la réalisation et le lancement d’un
satellite arabe d’observation de la Terre. Ce projet a été
décidé lors du 17e Sommet d’Alger des chefs d’Etat arabes, sur
proposition du Président de la République.
S’agissant de la formation, des actions de mise à niveau des
programmes de formation spécifiques en technologies de
l’information et de la communication (TIC) et de partenariat ont
été mises en œuvre par les structures de formation du secteur.
A toutes ces actions, viennent
s’ajouter d’autres opérations, non moins importantes, et qui
portent sur :
- la modernisation du système de contrôle et de gestion du
spectre des fréquences.
- l’acquisition d’équipements de télécommunication entrant dans
le cadre du plan ORSEC (plan d’organisation des secours).
- la modernisation et le développement du réseau national de
radionavigation maritime, pour sa mise à niveau avec le Système
mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM).
- la mise en œuvre, dans le cadre de
l’initiative du NEPAD, du projet de construction de la liaison
fibre optique Alger-Abuja en passant par le Niger.
- la préparation du dossier relatif
au processus d’attribution de(s) licence(s) de téléphonie mobile
3e Génération (cahier des charges, règlement d’appel
d’offres...), dont le lancement est prévu pour l’année 2007.
Les réseaux 3e Génération permettent
de fournir des services multimédia en situation de mobilité et à
des hauts débits de données.
La réalisation d’une encyclopédie de timbres poste et d’un CDRom
interactif contenant près de 1.500 timbres émis avant et après
l’Indépendance jusqu’à fin 2006, répartis en 6 volumes; elle
sera éditée en 5.000 exemplaires et en 4 langues (arabe,
français, anglais, espagnol), la modernisation du secteur postal
grâce à l’autodétermination du tri, à la mise en place d’une
plate-forme de messagerie électronique, à la généralisation de
la monétique, au développement, à la réhabilitation, à la
rénovation des établissements postaux et à l’informatisation des
bureaux de poste, la participation active du secteur, par le
biais d’Algérie Poste et d’Algérie Télécom, à la réalisation du
projet de refonte globale du système des paiements de masse, en
rattachant toutes les agences bancaires et postales par lignes
spécialisées de transmission de données, au réseau national des
télécommunications, la réalisation des supports de
télécommunications des réseaux Intranet des banques, des
compagnies d’assurance, des entreprises et des administrations.
Dans ce cadre, il convient de signaler la réalisation d’un
réseau académique de recherche, reliant l’ensemble des
établissements d’enseignement supérieur et des centres de
recherche par câbles à fibre optique de haut débit.
Ce réseau constitue un des moyens de diffusion du
télé-enseignement par l’utilisation de la vidéoconférence,
notamment, le lancement, le 17 septembre 2006, du 2e emprunt
obligataire initié par Algérie Télécom (le 1er a été réalisé en
novembre 2005 et a produit 6,5 milliards de dinars), pour une
ressource escomptée de 20 milliards de dinars, après avoir
obtenu le visa de la Commission de surveillance des opérations
de bourse (COSOB).
Ces ressources sont destinées à financer les investissements
retenus dans le programme de modernisation et d’extension des
réseaux de télécommunications fixe et mobile.
Par ailleurs, pour permettre à la population d’accéder aux
réseaux téléphonique et postal, à des tarifs raisonnables avec
une qualité de service technique et commerciale spécifiée, le
mécanisme du service universel, tel que défini par la loi
n°2000-03 du 5 août 2000 et par le décret exécutif n°03-232 du
24 juin 2003, est mis en œuvre.
Il concernera dans une première étape les populations de 1.031
agglomérations comptant entre 800 et 2.000 habitants non encore
raccordées au réseau des télécommunications et 48 localités de
plus de 6.000 habitants ne disposant pas actuellement de bureaux
de poste.
Le programme de développement de secteur pour les prochaines
années, s’articule autour des axes suivants :
- le développement d’une infrastructure à haut débit, qui
s’érige en norme et s’avère indispensable pour supporter les
applications du commerce électronique et les services du e-gov,
- l’amélioration du taux d’équipement, en ordinateurs, de la
population,
- le développement de l’industrie des technologies de
l’information et de la communication,
- le développement de la recherche et de l’innovation,
- la contribution, au plan international, à la prise de mesures
significatives afin d’assurer la généralisation de l’accès aux
technologies de l’information et de la communication et en
permettre une utilisation accrue et appropriée.
retour
Programme de
développement du Secteur de
l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
La stratégie de
développement et de réforme du secteur de l’enseignement
supérieur et de la recherche scientifique.
Elle a été élaborée pour être mise
en œuvre sur la période quinquennale 2005/2009.
Elle se traduit par :
1- La mise en œuvre d’un programme quinquennal de
soutien, de développement et d’extension du réseau
universitaire en termes d’infrastructures pédagogiques,
d’équipements scientifiques, techniques et d’accompagnement,
d’espaces conviviaux de vie universitaire, ainsi qu’en termes
d’infrastructures des œuvres universitaires, dans la perspective
de permettre l’accueil, à l’horizon 2009, de un million quatre
cent mille étudiants (1,4 million).
Ce programme comporte:
-
la réalisation et l’équipement de 506.800 places pédagogiques,
- 370.500 places d’hébergement et 31
restaurants universitaires centraux destinés aux grands campus
universitaires,
-
30 sièges de direction des œuvres universitaires.
Le plan de
développement des capacités du secteur est mis en œuvre selon
les trois axes ci-après :
-
le lancement de grands chantiers de réalisation de 12 nouveaux
pôles universitaires dans les grandes villes universitaires.
- l’opération de renforcement des capacités d’accueil dans 23
établissements universitaires répartis entre universités et
centres universitaires qui, au terme de la réception de ces
programmes, constitueront de véritables pôles universitaires
attractifs et compétitifs tant au niveau régional
qu’international.
- l’extension du réseau
universitaire par l’émergence de nouvelles villes universitaires
conformément aux objectifs stratégiques définis et en adéquation
avec le schéma directeur de la carte universitaire à moyen et
long termes.
La réalisation du programme a connu
un rythme accéléré qui a permis la réception de nouvelles
capacités pédagogiques globales évaluées à 910.220 places
pédagogiques, dont 83.690 récemment réceptionnées et les
capacités d’hébergement ont atteint 338.640 places
d’hébergement, dont 37.640 nouvellement réceptionnées ainsi que
336 restaurants universitaires, dont 24 récemment réceptionnés.
2- La mise en œuvre d’un plan pluriannuel de formation
des formateurs pour assurer l’encadrement des effectifs
étudiants dans le respect des normes pédagogiques.
Les objectifs assignés à ce
programme visent à la formation, à l’horizon 2009, de 25.000
enseignants, dont 5.000 de rang magistral, et ce, afin de
maintenir le taux d’encadrement moyen actuel qui est d’un
enseignant pour 29 étudiants.
Ceci par le renforcement de la
post-graduation et la création des écoles doctorales ainsi que
la poursuite de la mise en œuvre du programme pluriannuel de
formation à l’étranger destiné aux maîtres-assistants en phase
de finalisation de thèse (520 bourses annuellement) et 100
bourses sont accordées annuellement aux lauréats de la
graduation.
Ce programme est conforté par le
développement de nouvelles méthodes d’enseignement :
enseignement en ligne et enseignement à distance et par
l’utilisation des technologies de l’information et de la
communication (TIC).
L’application de ce programme de
formation des formateurs, qui entre dans sa 2e année, a permis
d’augmenter les effectifs enseignants de 25.400 en 2004 à 27.260
en 2005. Il est attendu que ce nombre atteigne 31.600
enseignants, tous grades confondus, à la fin de l’année 2006.
Au plan qualitatif, l’encadrement magistral a connu une
amélioration durant les années 2005 et 2006 par la promotion de
356 maîtres de conférence au rang de professeurs de
l’enseignement supérieur et près de 500 maîtres-assistants
chargés de cours et maîtres-assistants, au rang de maîtres de
conférence. Au terme de l’année en cours, l’effectif enseignant
de rang magistral atteindra 5.578 professeurs et maîtres de
conférences, ce qui représente un taux de 20,6% de l’effectif
global des enseignants.
Ce programme a permis également,
l’ouverture de 6.500 postes de formation en post-graduation et
l’ouverture de 15 écoles doctorales accueillant près de 1.500
doctorants au titre de l’année universitaire 2006-2007.
Ces mesures, prises dans le cadre du renforcement de
l’encadrement et la consolidation de la formation des
formateurs, ont permis d’augmenter le nombre de soutenance de
thèses de doctorat qui est passé de 200 en 2004 à 480 à la fin
du 1er semestre 2006.
Concernant les mémoires de magistères, le nombre est passé de
2.000 durant l’année 2000 à 2.700 à la fin du 1er semestre 2006.
Afin de combler certains aspects du déficit en encadrement, les
échanges interuniversitaires ainsi que le recours aux
professeurs visiteurs résidents et non-résidents et aux
professeurs associés seront encouragés.
La réforme de l’enseignement supérieur, en conformité avec le
standard international, fondée sur 3 paliers d’enseignement qui
sont : "la licence, le master et le doctorat", est introduite
progressivement depuis l’année 2004.
Parmi les principaux objectifs de
cette réforme, figurent l’adaptation de notre système
d’enseignement supérieur aux changements intervenus dans le
monde et la promotion de la relation université/environnement
socio-économique, par la mise en place d’offres de formation
adaptées, au niveau de la licence afin de répondre aux besoins
de l’économie nationale en cadres intermédiaires.
Elle se caractérise également par l’élaboration d’offres de
formations académiques et professionnelles dans le cadre du
master afin de satisfaire les besoins du secteur en enseignants
et chercheurs et de répondre aux besoins de l’économie nationale
en cadres de haut niveau. Il y a lieu de souligner que cette
réforme, qui entre dans sa 3e année d’application, a vu
l’habilitation de 39 établissements d’enseignement supérieur
pour l’organisation de formation dans le cadre de la licence du
nouveau régime dit "LMD" et ce, dans sa double projection
académique et professionnelle.
L’année universitaire 2006-2007 se distingue par la
modernisation des opérations d’orientation et d’inscription des
nouveaux étudiants organisées exclusivement en ligne par
Internet. Elle se distingue également, par le lancement de
projets de pôles d’excellence dans l’enseignement supérieur dans
un certain nombre de filières, spécialités et établissements et
par la dynamisation du partenariat intersectoriel avec
l’environnement économique et social et dont les premiers
résultats sont constitués par les pépinières d’entreprises et la
création d’incubateurs dans le cadre de projets innovants en
collaboration avec le secteur de la PMI-PME.
Le secteur a, en outre, engagé un plan pluriannuel de formation
à distance destiné aux enseignants de l’éducation nationale en
cours d’emploi.
3- La réorganisation des œuvres universitaires par la
création de 46 directions d’œuvres universitaires (D. O. U.)
couvrant la totalité des villes universitaires et disposant de
l’autonomie de gestion. L’adoption à court terme de deux
principaux volets de la réforme des œuvres universitaires :
le premier portant sur l’introduction des correctifs nécessaires
afin de garantir une utilisation rationnelle des moyens
mobilisés par la mise en place de nouvelles règles de gestion
des œuvres universitaires, le second, s’inscrivant dans le long
terme, se traduira par la modernisation du système
d’organisation, de gestion et de financement des œuvres
universitaires, pour être en phase avec les réformes économiques
que connaît le pays, tout en préservant les principes d’équité
et d’efficacité et en veillant à l’amélioration des prestations
fournies aux étudiants.
4- La mise en place d’une
nouvelle programmation quinquennale de la recherche scientifique
et du développement technologique, pour la période 2006-2010
comportant les programmes nationaux de recherche prioritaires et
permettant la concrétisation des objectifs de la stratégie
nationale fixée, par la mobilisation de la communauté
scientifique nationale autour des grands objectifs du
développement et la promotion de la recherche universitaire, la
création de pôles technologiques ainsi que le développement des
instruments de valorisation des résultats de la recherche et du
développement technologique.
5- Le bilan de la mise en œuvre des dispositions
de la loi n° 98-11 portant loi d’orientation et de programme à
projection quinquennale sur la recherche scientifique et le
développement technologique 1998-2002 a donné lieu aux résultats
suivants :
- L’élaboration et mise en œuvre de 27 programmes nationaux de
recherche sur les 30 prévus. Plus de 5.000 projets de recherche
ont été exécutés dans ce cadre.
- La mise en place de 21 Comités
sectoriels permanents (CSP) sur les 27 départements ministériels
concernés. Ces CSP sont chargés, dans le cadre de la politique
nationale de recherche scientifique, de promouvoir, de
coordonner et d’évaluer les activités sectorielles.
-
L’agrément de 639 laboratoires de recherche. Plus des trois
quarts de ces laboratoires travaillent dans les domaines des
sciences et technologies.
-
La transformation en Etablissement public à caractère
scientifique et technologique (EPCST) de 16 centres de recherche
ayant pour mission la recherche/développement et la mise en
place de leurs organes scientifiques et administratifs.
-
La mise en place de l’Agence nationale de valorisation des
résultats de la recherche et du développement technologique.
- La mobilisation de plus de 14.000 chercheurs et enseignants et
enseignants chercheurs.
-
Une réalisation technologique importante, la mise en orbite du
premier microsatellite algérien ALSAT 1, qui apporte aujourd’hui
des images satellitaires et des données de télédétection pour
l’ensemble des secteurs utilisateurs (enseignement supérieur et
recherche scientifique, agriculture et développement rural,
aménagement du territoire et environnement, intérieur et
collectivités locales, défense nationale).
-
Le renforcement des capacités d’exécution de 12 programmes
nationaux de recherche (agriculture et alimentation, ressources
hydriques, valorisation des matières premières, énergies et
techniques nucléaires, technologies industrielles, santé,
éducation et formation, sciences sociales et humaines,
développement des zones arides et semi-arides, hydrocarbures,
télécommunications et sciences fondamentales).
6- Au titre des actions
engagées durant la période 2005-2006, il y a lieu de citer :
- le renforcement des réseaux d’information et de communication
entre les établissements d’enseignement et de recherche
notamment, par l’extension des corrections et l’acquisition
d’équipements informatiques (internet - intranet -
téléenseignement - réseau ARN).
- le lancement de la réalisation d’infrastructures de recherche
:
* 455 laboratoires de recherche au sein de 34
établissements d’enseignement supérieur visant à l’émergence de
pôles d’excellence,
* Les sièges de 2 centres de recherche : le Centre de
soudage et de contrôle et le Centre de recherche en
anthropologie sociale et culturelle, en cours de réalisation.
- L’achèvement des infrastructures
en cours de réalisation : le Centre national des technologies
industrielles à Annaba et le Centre de transfert technologique à
Sétif.
- La réception de certaines infrastructures : le Centre national
de recherche en biotechnologie à Constantine, le Centre de
recherche scientifique et technique des régions arides à Biskra
et l’Unité de développement de l’énergie solaire à Tipasa.
- L’organisation des entités de recherche en réseaux thématiques
de recherche. Au plan organisationnel et institutionnel, les
actions visent essentiellement à la redynamisation et le
renforcement du dispositif national de recherche et
l’amélioration de la lisibilité du système.
En outre, il s’agit de renforcer les
organes chargés de l’évaluation de la politique nationale de
recherche par la création d’un conseil national d’évaluation.
Au regard de l’importance accordée au secteur, l’Etat a mobilisé
100 milliards de dinars consacrés au financement des activités
de recherche pour la période quinquennale 2006-2010.
Dans le but de consolider ces
objectifs de développement et les actions de réforme du secteur,
un certain nombre de mesures ont été prises afin de renforcer et
de soutenir cette démarche comme suit :
- modernisation de la gestion des établissements universitaires
en les dotant de nouveaux statuts permettant une plus large
participation de la communauté universitaire et des partenaires
économiques et sociaux dans la mise en place des plans de
développement des établissements afin d’atteindre l’objectif de
bonne gouvernance,
- révision du cadre législatif et
réglementaire régissant l’enseignement supérieur et la recherche
scientifique par l’accélération de la procédure d’adoption des
projets d’amendements de la loi d’orientation sur l’enseignement
supérieur et la loi d’orientation et de programme à projection
quinquennale sur la recherche scientifique et le développement
technologique,
- aménagement de la carte
universitaire par l’élaboration d’un schéma directeur de
restructuration du réseau universitaire
- détermination, à long terme, des
objectifs de développement du secteur,
-
installation du conseil d’éthique et de déontologie
universitaire.
retour
Programme de
développement du Secteur de la petite et moyenne entreprise et
de l’artisanat
Bilan et
perspectives de développement du secteur des PME
La politique de développement et de promotion de la petite et
moyenne entreprise (PME) a permis de réaliser des résultats à la
lumière des actions inscrites dans la stratégie du secteur qui
vise principalement à créer les conditions nécessaires pour la
consolidation du potentiel existant ainsi que pour la relance et
la dynamisation de la création de nouvelles entreprises.
En effet, la petite et moyenne
entreprise (PME), particulièrement dans le secteur privé, a
connu un important essor depuis les réformes économiques et tout
spécialement, ces dernières années, où la dimension "petite et
moyenne entreprise PME", a été intégrée dans la définition et la
mise en œuvre de la politique économique nationale.
Aujourd’hui, ce secteur est encadré par la loi d’orientation n°
01.18 du 12 décembre 2001 qui consacre définitivement la place
et le rôle assumé dans la sphère économique.
En fait, les fondamentaux de la loi
d’orientation constituent un programme exhaustif d’actions
ciblées pour la promotion de la petite et moyenne entreprise, et
mis en œuvre à travers la formalisation et l’adoption par le
gouvernement de 46 textes d’application.
Les principales actions engagées
dans le cadre du programme de consolidation de la croissance ont
permis :
- de lancer la réalisation de 14 centres de facilitations, dans
les wilayas d’Alger, Chlef, Laghouat, Béjaïa, Blida, El-Oued,
Jijel, Sétif, Sidi-Bel-Abbès, Tipasa, Constantine, Oran,
Ghardaïa, Boumerdès en tant que structures de soutien et
d’orientation des potentiels investisseurs et de facilitateurs
pour les formalités liées à l’acte d’investir.
- la réalisation d’une dizaine de
pépinières d’entreprises en tant que structures d’accueil de
nouveaux opérateurs pour le lancement de leurs entreprises
localisées à Laghouat, Batna, Blida, Tlemcen, Sétif (2), Annaba,
Constantine (2), Oran, El-Oued, Tipasa, Tizi Ouzou, Alger et
Oran.
-
La création du premier fonds de garantie qui constitue un début
de solution à la problématique d’accès aux crédits bancaires par
les petites et moyennes entreprises. En plus d’une année, ce
fonds a permis à 130 entreprises de réaliser leurs
investissements.
- La Caisse de garantie des crédits
aux petites et moyennes entreprises, permettra d’augmenter les
possibilités d’accès au financement et de contribuer à la
densification du tissu des petites et moyennes entreprises.
Toutes ces mesures d’amélioration de l’environnement immédiat de
la petite et moyenne entreprise s’inscrivent dans une dynamique
plus large de soutien à la compétitivité des petites et moyennes
entreprises.
Etant donné la vulnérabilité des
petites et moyennes entreprises dans le contexte de
globalisation et d’internationalisation des échanges, un
programme national de mise à niveau des PME a été élaboré, en
application de l’article 18 de la loi d’orientation.
Un potentiel important de petites et
moyennes entreprises à déjà bénéficié d’actions de mise à niveau
pour améliorer leur compétitivité dans le cadre du programme
d’appui à la PME/PMI avec l’Union européenne (MEDA). De
septembre 2002 à septembre 2006, 587 petites et moyennes
entreprises (PME) sont entrées dans un processus de mise à
niveau.
La mise en œuvre du programme
national de mise à niveau est confiée à l’Agence nationale de
développement de la petite et moyenne entreprise créée à cet
effet.
Ce programme de modernisation des
entreprises sera doté d’une importante enveloppe financière et
visera un potentiel cible de 5.000 entreprises.
Au titre du développement des
espaces intermédiaires, la mise en place des organes de
concertation et d’appui aux petites et moyennes entreprises, est
à inscrire parmi les actions réalisées. Il s’agit du Conseil
national consultatif de la petite et moyenne entreprise qui est
un interlocuteur et un espace de propositions.
Aussi, le redéploiement local du
secteur à travers ses directions de wilayas nouvellement créées
a permis l’engagement d’une dynamique de soutien à
l’entreprenariat local à travers des actions de proximité.
II- Bilan et Perspectives de développement du secteur de
l'artisanat
En termes de développement du
secteur de l’artisanat, le département ministériel en charge de
la petite et moyenne entreprise et de l’artisanat a entrepris
une démarche globale visant à redonner à l’artisanat sa
dimension économique à travers sa réhabilitation, sa relance et
l’essor des métiers manuels.
Dans ce contexte et partant d’un diagnostic général de la
situation de l’artisanat, de ses contraintes et de ses atouts,
un "plan d’action pour un développement durable de l’artisanat
horizon 2010" a été élaboré, après une large concertation avec
les institutions concernées et les artisans, et dont la mise en
œuvre a été engagée dès son approbation par le Conseil de
gouvernement du 18 juin 2003, avec une enveloppe financière
dépassant les 5 milliards de dinars.
Sur la période 2003/2006, la mise en œuvre du plan d’action a
permis au secteur :
-l’apparition
de 40.415 activités nouvelles induisant la création de 80.576
emplois nouveaux,
un nombre total d’activités exercées sur le terrain de 105.122,
- la création de 5.389 activités artisanales en zones rurales,
- la formation de plus de 1.653 artisans installés dans les
techniques managériales et la qualité et la compétitivité de
leurs productions,
- la consolidation de l’encadrement des activités par la
création de 11 nouvelles chambres d’artisanat et de métiers,
- le lancement et la réalisation au total de 48 maisons de
l’artisanat, dans les principales wilayas du pays à l’est, au
centre, au sud et à l’ouest,
- le lancement à la réalisation de 5 musées régionaux de
l’artisanat à Constantine, Oran, Ghardaïa, Tamanrasset et Alger,
- le lancement à la réalisation de 5 centres d’estampillage de
tapis traditionnels à Tlemcen, Ghardaïa, Tébessa, Alger et
Adrar,
- le lancement à la réalisation de 9 centres de savoir-faire
locaux, à Meskiana (wilaya de Oum El Bouaghi), Timgad (wilaya de
Batna), Bensekrane (wilaya de Tlemcen), Messaâd (wilaya de
Djelfa), Télagh (wilaya de Sidi Bel-Abbès), - Labiod Sidi Cheikh
(wilaya d’El Bayadh), Theniet El Had (wilaya de Tissemsilt) et
Souk Ahras.
- L’ensemble de ces actions vise, entre autres objectifs, à la
valorisation des métiers manuels et leur contribution à l’effort
de consolidation de la croissance.
Ces actions ne peuvent avoir d’impact significatif que si elles
sont soutenues par une participation active des artisans,
fortement imprégnés des défis qui interpellent ce secteur dans
un contexte compétitif et d’ouverture économique.
C’est pourquoi, l’émergence, au sein de la population artisanale
d’associations professionnelles en tant que force de proposition
et d’action aptes à participer pleinement à la mise en œuvre de
la stratégie nationale en ce domaine, est encouragée.
retour
Programme de
développement du Secteur de la pêche et des ressources
halieutiques
Au plan des principales réalisations accomplies par le secteur:
Cartographie des
ressources halieutiques
- La cartographie des ressources halieutiques qui constitue un
segment de l’activité sectorielle et qui s’est traduit par
l’évaluation de la biomasse des ressources pélagiques (poissons
bleus) estimée à 187.000 tonnes/an et la détermination des
indices d’abondance des ressources démersales de l’ordre de 40
kg/heure pour les poissons blancs, 20 kg/heure pour les
crustacés et 30 kg/heure pour les mollusques céphalopodes.
- la cartographie des coordonnées géographiques de 114 zones de
pêche propres au chalutage et la découverte de 205.500 hectares
de nouvelles zones de pêche profondes propres au chalutage,
l’identification et la cartographie de 286 sites favorables au
développement de l’aquaculture, support du schéma national de
développement de l’aquaculture, dont 100 sites côtiers et 186
continentaux.
- le lancement de la campagne de prospection et d’évaluation du
corail rouge dont la finalisation des travaux est attendue au
premier trimestre 2007.
- l’évaluation des biomasses halieutiques des lacs de la wilaya
d’El-Tarf et l’établissement des règles de leur gestion,
- le peuplement et le repeuplement de 44 plans d’eau par un
apport de six millions d’alevins de carpes chinoises, répartis à
travers 30 wilayas du pays.
Appui à la formation
des jeunes à la pêche et encadrement de la profession
La formation et la qualification de la profession ont connu de
profondes refondations qui se sont traduites par :
- la refonte des statuts de quatre établissements de formation
(Béni-Saf, Cherchell, Annaba, et El-Kala),
- la promotion de deux autres établissements en instituts
régionaux (Oran et Collo)
- la promotion de l’Institut des technologies de la pêche et de
l’aquaculture (ITPA-Alger) au rang d’institution supérieure à
vocation nationale (Institut national supérieur de la pêche et
de l’aquaculture, INSPA).
Les programmes de formation ont été amendés et mis en adéquation
conformément à la convention internationale STCWF relative aux
normes de formation standards du personnel navigant et des
certificats pour la conduite des navires de pêche (Standard
training and certificat of watchkeeping of fishering) ainsi que
les conventions et guides pratiques de la formation maritime de
la FAO, de l’Organisation maritime internationale (OMI) et de
l’Organisation internationale du travail (OIT).
Plus de 8.700 candidats ont été formés, durant ces quatre
dernières années, dans les différents domaines des pêches et
d’aquaculture.
170 élèves ont bénéficié d’une formation à l’étranger, dans le
cadre des programmes de coopération sectorielle.
La recherche appliquée dans le secteur s’est traduite, quant à
elle, par la création, par arrêté interministériel du 13
septembre 2005, de la première unité de recherche sectorielle
rattachée au Centre national d’études pour la pêche et
l’aquaculture (CNDPA) composée de neuf équipes de chercheurs
auteurs de neuf projets de recherche liés aux programmes de
développement engagées par le secteur.
Renforcement du
réseau des ports et abris de pêche
Celui-ci s’est traduit par la création de
dix entreprises de gestion des ports de pêches (EGPP), filiales
de la Société des gestions des ports (SOGEPORTS), organisées en
deux sociétés par action (SPA) et huit entreprises uninominales
à responsabilité limitée (EURL).
La série de dispositifs de gestion mis en œuvre par cette
nouvelle entreprise s’est traduite par la mise en place du
premier plan d’aménagement et d’occupation des plans d’eau et
terre-pleins portuaires et cela, par l’organisation des plans
d’amarrage des navires, en fonction des différentes catégories
de métiers.
Encouragement à l’investissement
L’encouragement à l’investissement pour le développement de la
pêche et de l’aquaculture s’est traduit par le lancement de 477
projets d’investissement, portant sur le développement de la
flottille de pêche, la réalisation de complexes de froid, la
construction navale, l’aquaculture (en mer ouverte et en eau
douce).
Perspectives de
développement à l’horizon 2009
La stratégie que le secteur s’est tracé à l’horizon 2009,
s’articulera principalement autour de la réorganisation de la
production halieutique nationale et son orientation vers un
certain nombre d’activités inexploitées. Par ailleurs, pour
parfaire le réseau national des ports et abris de pêche, un
ambitieux programme de soutien à l’infrastructure existante est
retenu.
Il consiste en l’aménagement de vingt plages d’échouage
parallèlement à la mise en place de douze halles à marée (halles
de vente de poisson en gros), pour assurer une meilleure
organisation de la commercialisation du poisson et garantir le
contrôle sanitaire des produits halieutiques.
Le suivi des productions sera soutenu, quant à lui, par des
dispositifs d’observation et de contrôle à travers la mise en
place du premier plan d’aménagement et de gestion des pêcheries
algériennes qui interviendra à la fin de l’année 2007, à l’effet
d’organiser définitivement l’exploitation des ressources
halieutiques en mer et d’assurer convenablement la régulation de
la capacité de pêche nationale.
Quant au contrôle de l’exploitation des ressources halieutiques
en mer, il est prévu de doter le secteur d’un système de
surveillance des navires par satellite dans le but de
contrecarrer la pêche illicite, non réglementée et non déclarée
et ce, avant la fin de l’année 2008.
Ce projet fait l’objet d’une étroite concertation avec les
services du ministère de la Défense nationale, en l’occurrence,
le Service national des gardes-côtes.
En outre, le programme d’équipement en cours d’exécution, autre
que celui lié à la réalisation des infrastructures
administratives du secteur, a trait à un certain nombre d’études
portant sur le schéma directeur de développement des activités
des pêches et d’aquaculture à l’horizon 2025, l’étude de
salubrité et de classification des zones de pêche, la
réalisation de centres de pêche continentale et d’établissements
conchylicole et d’aquaculture marine.
retour
Programme de
développement du Secteur du Travail et de la
Sécurité sociale
Les actions menées et les résultats obtenus dans le domaine de
la sécurité sociale, en matière de préservation des équilibres
financiers des caisses de sécurité sociale, de modernisation des
organismes de sécurité sociale et de consolidation du système
national de retraites, ainsi que les perspectives à l’horizon
2009, sont résumés comme suit.
Bilan des actions
menées
1- En ce qui concerne la préservation des équilibres
financiers des caisses de sécurité sociale, les actions ont
porté sur la rationalisation des dépenses qui sont passées de
209,8 milliards DA en 2002 à 321,5 milliards DA en 2005, soit
une progression de 53,2%. Les actions menées dans ce cadre se
sont traduites par:
- la maîtrise des dépenses de médicaments qui ont atteint 47,4
milliards DA en 2005 et dont le rythme d’évolution a été
sensiblement ralenti, passant de 30% en 2003 à 14% en 2005,
grâce notamment à la mise en œuvre du tarif de référence qui a
touché 101 médicaments dans une première étape et à
l’actualisation de la liste des produits remboursables dont le
nombre est passé de 971 Dénominations Communes Internationales
(DCI) en 2003 à 1.073 DCI en 2005 alors que la liste des
médicaments essentiels de l’Organisation Mondiale de la Santé
est d’environ 600 DCI,
- l’amélioration du système de tiers payant destiné aux malades
chroniques, aux retraités à faible revenu, et dont le nombre de
bénéficiaires est passé de 574.688 en 2002 à 1.290.041 en 2005.
- Cette amélioration a permis de réduire considérablement le
taux d’évolution des dépenses de médicaments au titre des tiers
payants qui est passé de 87,5% en 2003 à 36,4% en 2005. Par
ailleurs, le nombre d’officines pharmaceutiques conventionnées a
évolué de 2.773 officines en 2002 à 6.968 officines en 2005.
- Dans ce cadre, les dépenses de prestations de sécurité sociale
ont atteint 312,25 milliards de DA en 2005, soit 4,01% du
produit intérieur brut (PIB), et les dépenses de santé de la
sécurité sociale, à elles seules, ont atteint 105 milliards DA
en 2005.
2- S’agissant de la réforme des systèmes de sécurité sociale
et de santé, il résulte des actions menées en vue de la
préparation du passage à la contractualisation des relations
entre la sécurité sociale et les établissements publics de
soins, tant en matière d’encadrement législatif et réglementaire
que de mise en place des mécanismes de suivi et de mise en œuvre
:
- la réalisation du fichier national unique des assurés sociaux
et de leurs ayants droit qui couvre près de 80% de la population
résidante
- l’amélioration des recettes qui sont passées de 215,7
milliards DA en 2002 à 337,2 milliards DA en 2005 grâce,
notamment
- à l’élargissement de la base cotisante,
- au renforcement du contrôle et son élargissement aux
Inspecteurs du travail,
- à l’intensification de la lutte contre l’évasion et la
fraude parafiscales et le travail informel,
- au renforcement des sanctions à l’encontre des
assujettis en infraction,
- à la réforme du système de recouvrement qui a vu la
création d’une caisse autonome chargée du recouvrement des
cotisations de sécurité sociale.
3- Pour ce qui est de la modernisation des organismes de
sécurité sociale et l’amélioration de la qualité des prestations
fournies, les actions menées dans ce cadre se sont traduites
notamment par :
l- La généralisation de l’outil informatique avec l’acquisition
de près de 4.000 micro-ordinateurs et l’ouverture de 55 centres
de calcul,
- la mise en place de sites Web et de réseau Intranet,
- le lancement du projet carte à puce de sécurité sociale,
- la densification du réseau de structures à travers l’ouverture
de 257 nouveaux centres payeurs de la Caisse nationale
d’assurance sociale (CNAS) entre 1999 et 2006, de 15 nouvelles
structures d’accueil de la caisse nationale de retraite (CNR) en
2006 et de 60 guichets spécialisés de la Caisse d’assurance
sociale des non-salariés (CASNOS) entre 1999 et 2006,
- la mise en œuvre de programmes de formation et de recyclage
dont ont bénéficié plus de 10.500 agents,
- le développement d’espaces d’écoute et de communication avec
les assurés sociaux,
- la mise en œuvre d’un programme d’aide à domicile au bénéfice
des assurés sociaux du troisième âge, grabataires ou grands
invalides,
- l’ouverture de quatre centres régionaux (Oum El Bouaghi,Oran,
Béjaïa, et Alger) de saisie pour la reconstitution de carrières
des travailleurs salariés.
Il a été également fait état de la promulgation de la nouvelle
nomenclature générale des actes professionnels qui compte près
de 7.000 actes contre 1.800 pour l’ancienne nomenclature établie
en 1987.
4- S’agissant du système de retraite, qui assure à fin
2005 des revenus de remplacement à 1.681.087 pensionnés, les
actions engagées pour le consolider se sont traduites par :
- le relèvement du taux global de cotisation au titre de la
branche retraite de 16% à 17,25% à partir d’octobre 2006, ce qui
permettra au régime général de retraite de bénéficier d’un
apport additionnel de ressources estimé à près de 11 milliards
DA en 2007 et pouvant atteindre plus de 18 milliards DA à
l’horizon 2015,
- la création, d’un Fonds national de réserves des retraites
dont le financement est assuré essentiellement par l’affectation
annuellement de 2% du produit de la fiscalité pétrolière.
- l’institution, d’une Indemnité complémentaire de retraite et
d’invalidité (ICPRI) portant à 10.000 DA à compter du 1er
juillet 2006, le montant des pensions inférieures à ce seuil, et
ce, conformément au principe consacré à l’article 16 de la loi
83-12, modifiée et complétée relative à la retraite. Cette
mesure a touché environ 900.000 pensionnés,
- l’institution d’une indemnité complémentaire pour les
titulaires d’une allocation de retraite d’un montant inférieur à
7.000 DA avec effet à compter du 1er juillet 2006. Le montant de
cette indemnité qui touchera 121.248 allocataires, varie en
fonction du niveau de l’allocation de 10% à 50%.
Les perspectives en
matière d’actions à mener à l’horizon 2009:
1. Dans le domaine de la sécurité sociale :
- la poursuite du processus de mise en œuvre de la
contractualisation des relations entre le système de sécurité
sociale et les établissements publics de soins,
- la mise en place effective de la carte à puce dont la phase
pilote sera mise en œuvre en mars 2007, au niveau de 5 wilayas
pilotes (Oum El Bouaghi, Annaba, Boumerdès, Médéa et Tlemcen),
- la poursuite des travaux sur la révision de la tarification
des actes médicaux qui devront s’achever courant 2007,
- la poursuite des travaux de réforme des instruments de
recouvrement et de contrôle à travers notamment la mise en place
effective de la nouvelle caisse chargée du recouvrement des
cotisations de sécurité sociale,
- l’élargissement du tarif de référence à d’autres médicaments
remboursables,
- la mise en place du conventionnement avec le médecin traitant
(médecin de famille),
- la réforme du système de retraite.
2. Dans le domaine des relations de travail :
- la poursuite et l’achèvement des travaux sur le code du
travail et sa promulgation,
- la poursuite de la mise en œuvre du programme de réforme, de
réhabilitation et de renforcement de l’Inspection du travail,
- la poursuite de la mise en œuvre du programme triennal
(2006-2008) de réhabilitation de l’Agence nationale de l’emploi
(ANEM).
retour
Programme de
développement du Secteur des Finances
Bilan du secteur des
Finances
Les actions engagées par le ministère des Finances, durant ces
deux dernières années, ont consisté à moderniser
l’administration des finances pour lui permettre d’assurer ses
missions pérennes, notamment celle de gestion des finances
publiques, devenue un des indicateurs fondamentaux dans
l’évaluation de la gouvernance politique et économique des pays.
Parallèlement, le programme de réforme financière, couvrant les
secteurs bancaire et des assurances ainsi que le marché
financier, s’est poursuivi et amplifié depuis 2004.
Ainsi, les réalisations suivantes ont été enregistrées au titre
des objectifs assignés à la réforme du secteur bancaire
1- Le renforcement de la stabilité et de la rentabilité
du secteur bancaire par une série d’actions visant :
l’amélioration de la gouvernance des banques publiques, par la
mise en place d’un ensemble d’outils comprenant les contrats de
performance, l’amélioration de la qualité de l’intermédiation
par la restructuration bancaire. Celle-ci s’opère à travers
l’ouverture du capital du CPA et la spécialisation de deux
banques, la CNEP, orientée vers l’habitat, le financement de la
construction et l’acquisition du logement, et la BADR, vers
l’agriculture, la pêche et les industries périphériques.
Concernant le processus d’ouverture du capital du CPA entamé en
février 2006, il se poursuit, conformément au calendrier établi,
par le lancement de l’appel à manifestation d’intérêt en
direction des repreneurs potentiels réunissant les critères
prédéfinis. l’allègement du bilan des banques publiques et
l’amélioration de la rentabilité de leurs actifs, par
l’assainissement de leur portefeuille constitué de créances sur
les entreprises publiques économiques (EPE) financièrement
déstructurées.
2- Le renforcement du
marché des crédits bancaires et la réduction du coût de
l’intermédiation bancaire se sont concrétisés par des actions à
plusieurs niveaux :
- L’amélioration de la qualité des clients qui cible le
renforcement des conditions de bancabilité des entreprises et se
traduit par
- la réévaluation des actifs aux conditions du marché
de l’entreprise pour renforcer sa solvabilité,
- la promulgation de la loi relative à la création de
sociétés de capital investissement pour répondre à la contrainte
de financement en fonds propres des petites et moyennes
entreprises (PME),
-
le développement des activités de leasing mobilier et immobilier
à la suite de l’aménagement du cadre fiscal s’y rapportant.
-
La neutralisation des risques bancaires par l’entrée en activité
effective de la Caisse de Garantie des Crédits d’investissements
aux petites et moyennes entreprises (PME), qui permet aux
banques d’améliorer les conditions de prise de risque et de
dégager une capacité de financement additionnelle.
- la réduction du coût du crédit obtenue par des actions de
solvabilisation de la demande émanant des petites et moyennes
entreprises et petites et moyennes industries (PME/PMI), et de
la baisse des taux d’intérêts débiteurs.
-
l’augmentation des engagements bancaires par le renforcement des
fonds propres des banques publiques, et à la mobilisation par
celles-ci de ressources longues.
-
l’élaboration du cadre légal pour l’amélioration des conditions
d’exercice de la fonction comptable pour l’émergence de
coopératives d’épargne et de crédit.
3- Le développement du crédit immobilier a été poursuivi
par des actions visant :
le renforcement des dispositifs de financement du logement et le
développement de la promotion immobilière, la réduction des
coûts de la transaction par l’allègement de la charge fiscale
sur les transactions immobilières, la finalisation des textes
légaux et réglementaires relatifs notamment à l’hypothèque
légale, la titrisation des créances hypothécaires, l’enquête
foncière, la formation spécialisée dans les domaines du droit
immobilier et foncier, de l’enquête foncière ainsi que de
l’évaluation immobilière.
4- La modernisation du système de paiement de masse a été
poursuivie sous forme de projet intégré de toute la place dont
la finalité est la mise en place d’une télé compensation des
paiements de masse comprenant les virements de détail, les
prélèvements, les chèques, les opérations de retrait et de
paiement par cartes bancaires et les effets de commerce
dématérialisés.
Le système de télé compensation a démarré le 15 mai 2006 par le
traitement du chèque et avec la participation de toutes les
institutions, intervenant avec l’ensemble de leurs agences et
bureaux sur le territoire national. La production du virement a
débuté quant à elle le 31/08/2006.
Les améliorations attendues, du nouveau système concernant
notamment, la traçabilité des opérations, la réduction des
délais de traitement, la génération automatique des écritures
comptables, peuvent être constatés. A fin novembre 2006, tous
les instruments de paiement seront entrés en production dans le
nouveau système de télé compensation. Quant au volet relatif au
marché financier de la réforme, il est axé sur l’accroissement
de l’offre de produits financiers et la modernisation de
l’infrastructure du marché en assurant le développement
institutionnel.
A cet égard, il a été enregistré une levée
de fonds depuis 2004 de plus de 160 milliards de dinars à
l’effet de financer les programmes d’investissement de grandes
entreprises publiques et privées, ainsi que la mise en
circulation de plus de 1.024 milliards de dinars des valeurs
d’Etat. Le dépositaire central des titres "Algérie Clearing",
qui assure la gestion et l’administration des titres
dématérialisés selon les normes universelles, est entré en
activité effective.
5- La réforme dans le secteur des assurances couvre deux
volets :
La révision de l’ordonnance relative aux assurances par la loi
promulguée en mars 2006, vise la stimulation de l’activité, la
sécurité financière et la réorganisation de la supervision des
sociétés d’assurances,
Le renforcement de la gouvernance des compagnies publiques
d’assurances par la mise en place des contrats de performance
pour les dirigeants de celles-ci.
Les perspectives et le programme de réforme
La modernisation de l’administration
fiscale et le parachèvement des réformes
1- La réforme fiscale, entamée en 1991 :
- a remanié le système fiscale pour le rendre similaire aux
systèmes modernes d’imposition basés sur quatre catégories
d’impôts : l’Impôt sur le Revenu Global (IRG), l’Impôt sur les
Bénéfices de Sociétés (IBS), l’Impôt sur la dépense (taxe sur la
valeur ajoutée - TVA) et l’impôt sur le capital.
- a simplifié et harmonisé les procédures fiscales avec
l’institution du dossier fiscal unique, dans lequel sont
classées et suivies toutes les déclarations d’un même
contribuable.
- la mise en place d’instruments juridiques pour l’élargissement
de l’assiette fiscale, ainsi que les actions de lutte contre la
fraude fiscale, ont permis un meilleur rendement.
- De nombreuses actions ont été également entreprises pour mieux
lutter contre la fraude et l’évasion fiscales.
- Les garanties accordées aux contribuables ont été renforcées.
- Une fiscalité favorable à l’investissement et à l’emploi a été
mise en place, d’une part par l’octroi de nombreux avantages
fiscaux et, d’autre part, par des réductions sensibles des taux
des droits et taxes.
- A l’effet d’améliorer le recouvrement, une nouvelle stratégie
de modernisation, a été mise en œuvre, visant la stabilisation
de la législation fiscale pour permettre une bonne visibilité.
- L’effort de simplification se poursuit avec la substitution de
l’Impôt Forfaitaire Unique à la taxe sur la valeur ajoutée
(TVA), la taxe sur l’activité professionnelle (TAP) et l’impôt
sur le revenu global (IRG) pour les activités de niveau modeste.
Une nouvelle organisation de la gestion de l’impôt "par
clientèle", conforme aux évolutions internationales, qui induit
le passage d’une administration de l’impôt de type horizontal
par fonction à une administration de type vertical par catégorie
de contribuables.
Cette organisation se traduit par la création de trois nouvelles
grandes structures, la Direction des grandes entreprises (DGE),
le Centre des impôts (CDI) et le Centre de proximité des impôts
(CPI).
En vue de faciliter la mise en œuvre de cette réorganisation, un
programme de développement des infrastructures a été inscrit
dans les lois de finances 2005 et 2006 et qui vise à réaliser :
2 centres régionaux des impôts
65 centres des impôts,
232 centres de proximité des impôts,
Il est prévu la réalisation
totale de ce programme en 2009.
L’adoption d’un nouveau système
d’information qui vise à l’identification de la population
fiscale et à la construction de bases de données des
contribuables par la création d’une structure du renseignement
fiscal : la Direction de l’information et de la documentation
(DID).
Réaménagement des procédures contentieuses :
Dans le cadre de l’amélioration des
relations administration fiscale - contribuable, un ensemble de
mesures a été proposé dans le projet de loi de finances pour
2007 afin de permettre un traitement diligent des réclamations
contentieuses dans les délais impartis
Consolidation et modernisation de l’administration des
douanes :
Après la réforme du tarif douanier
intervenue en 2001 qui a permis de stabiliser le cadre légal
d’intervention, un programme de consolidation et de
modernisation de l’administration des douanes a été engagé.
Parmi les principales missions de cette administration, la
surveillance des frontières demeure l’une des plus sensibles et
des plus importantes.
C’est ainsi que la loi de finances 2006 a déjà inscrit un
certain nombre d’opérations au profit des services douaniers et
particulièrement en matière d’infrastructure et de moyens
d’interventions.
Avec la loi de finances pour 2007, un programme plus vaste de
modernisation des services des douanes est en cours
d’élaboration, axé principalement sur une meilleure gestion de
la ressource humaine.
III- Réformes engagées au niveau de l’administration du domaine
national
Le programme de réforme et de modernisation de l’administration
du domaine national qui s’inscrit en droite ligne dans la
stratégie des réformes institutionnelles et socio-économiques
engagées depuis quelques années, vise à restituer au foncier et
à la domanialité leur rôle éminemment économique.
Nécessité d’adapter le régime de la domanialité au nouveau
contexte économique tendant notamment à promouvoir
l’investissement dans les secteurs économiques y compris ceux
ayant pour siège les biens du domaine public.
Un projet de révision de la loi
domaniale a été élaboré dans ce sens qui est en cours de
finalisation par le gouvernement.
Le dispositif proposé dans
l’ordonnance n° 06-11 du 30/08/2006 relatif au foncier
économique a le double mérite de combler un flou juridique et de
décliner la stratégie de l’Etat en matière de foncier économique
incluant la volonté de préservation des espaces protégés.
Le texte prévoit la concession aux
enchères publiques ou de gré à gré, pour une durée minimale de
vingt (20) ans renouvelable, convertible en droit en cession
sous certaines conditions
Il donne la possibilité au Conseil
National de l’Investissement d’accorder le gré à gré quel que
soit le lieu d’implantation du projet d’investissement et de
consentir des abattements sur le prix de cession ou sur le
montant de la redevance locative annuelle pour les projets
d’investissement structurants bénéficiant du régime de la
convention. L’opération de cadastre général a été engagée pour
conforter avec des titres et des plans réguliers toutes les
propriétés.
A ce stade, 59% des zones rurales
programmées, soit 6,5 millions d’hectares, ont été achevés en
zone urbaine, le taux de couverture par le cadastre se situe à
30%.
Pour remédier aux différentes contraintes, un programme de
sous-traitance a été engagé de même qu’une coopération a été
engagée, permettant, par le recours à des procédés techniques
modernes, d’accélérer le système de production cadastrale,
particulièrement dans les régions sahariennes et steppiques.
Afin d’éviter des situations de blocage, un projet de loi en
cours d’adoption permettra d’engager une procédure de
constatation du droit de propriété immobilière par voie
d’enquête foncière en vue de la production de titres de
propriété auxquels sont annexés des plans réguliers, et ce
parallèlement et distinctement au déroulement des opérations du
cadastre général.
Financement de l’économie et traitement de
la dette
1- Financement de l’économie : les crédits accordés par
les banques publiques s’élèvent, à fin 2005, à 1.646 milliards
DA en augmentation de 220 milliards DA (15,5%) par rapport à
2004.
Ces crédits ont financé le secteur
public pour un montant de 895 milliards DA soit une progression
de 4,5% par rapport à 2004, et le secteur privé pour un montant
de 750 milliards DA, soit une progression de 32%.
Les capacités de financement des
banques publiques se sont nettement accrues ces deux dernières
années, grâce notamment à leur recapitalisation et
l’assainissement de leur portefeuille.
Dans cette activité, il faut relever
le repositionnement stratégique de la CNEP dans le financement
de l’immobilier en général et l’habitat en particulier.
Les mesures prises depuis mai 2005
tendent toutes vers l’amélioration et le renforcement de
l’activité hypothécaire par, notamment, l’élargissement et la
solvabilisation de la demande. Les résultats enregistrés à la
faveur de la mise en œuvre de ces actions font ressortir de
façon très claire ce repositionnement stratégique.
En 2005, les crédits de la CNEP se
sont élevés à 229 MDS DA avec une orientation plus nette vers
l’habitat. Pour l’exercice en cours, cette tendance se renforce
davantage.
Concernant les assurances,
l’activité de treize sociétés d’assurance directe s’est
traduite, en 2005, par un niveau de primes égal à 41,6 milliards
de dinars, progressant de 16% par rapport à 2004.
Le secteur a procédé, en février
2006 à la promulgation de la loi 06-04 du 20 février 2006
modifiant l’ordonnance 95/07 relative aux assurances.
Des ajustements réglementaires sont programmés pour permettre la
réalisation des objectifs de croissance soutenue, et de
diversification de l’activité d’assurance et de meilleure
attractivité du secteur des assurances pour l’investissement
étranger direct.
2- Traitement de la dette extérieure : le processus de
remboursement par anticipation touche à sa fin. Aussi à fin
octobre 2006, l’Algérie aura remboursé 12,1 MDS USD (Club de
Paris, Club de Londres, dette multilatérale) sur la base de 15
accords bilatéraux de remboursement anticipé total et 2 accords
de remboursement anticipé partiel et a obtenu l’effacement de
4,73 MDS USD au titre de la dette envers la Russie.
Programme de
formation
Un schéma directeur de formation à moyen terme a été mis en
place pour répondre aux besoins de compétence et d’expertise.
Le plan annuel pour 2006 prévoit quelque 110.000 journées de
formation pour un objectif de 10.000 fonctionnaires à former,
soit 20% de l’effectif total du ministère et concerne aussi bien
l’acquisition de nouvelles compétences techniques que la
consolidation des compétences périphériques et transverses. Au
premier semestre 2006, 9.800 agents du ministère des Finances
sur un total de 57.956 agents ont suivi une formation dans ce
cadre.
Le programme de 2007 s’annonce encore plus important en vue de
la prise en charge des différentes réformes introduites (Budget,
Impôt, Domaines....) avec l’appui et l’assistance de partenaires
étrangers.
l’Institut supérieur de gestion et de planification a été
rattaché, en mai 2006, au ministère des Finances et sera intégré
au dispositif ministériel de formation et contribuera au
renforcement de ses capacités, notamment en matière de
planification et de prospective, études, analyse, synthèse et
aide à la préparation de prise de décision.
Pour ce qui est des actions de formation menées dans le secteur
financier et bancaire, les structures de formation de ce secteur
ont également connu un développement.
Même si l’appareil actuel de formation bancaire n’a pas encore
couvert tous les besoins, son développement récent a permis
d’accompagner le processus de modernisation des établissements
et de développement de la gamme des services bancaires.
Les formations spécifiques couvrent les domaines relatifs au
nouveau système de paiement de masse, système d’information de
la banque, au management stratégique, aux nouveaux métiers de la
banque (crédit hypothécaire, métier de titres, etc). A fin 2005,
plus de 10.000 agents ont suivi des formations spécifiques de
courtes durées et 6.000 des séminaires et des stages.
Une Vision économique à long terme et nécessité de
réhabiliter la planification dans la conduite de notre
développement :
1- Création du Commissariat général à la planification et
à la prospective (CGPP). Ses missions sont axées sur :
- la planification et la prospective.
-l’évaluation des politiques économiques et sociales
poursuivies.
- le développement du système national d’information
statistique.
Le Commissariat général à la planification et à la prospective
aura un rôle central à jouer dans la préparation du prochain
plan quinquennal 2009-2013.
2- L’Institut supérieur de gestion et de planification
(ISGP) récemment rattaché au ministère des Finances, constituera
un élément important dans le renforcement de la planification
par sa contribution à la formation de la ressource humaine et au
processus de réflexion sur la conduite de notre développement à
moyen et long termes.
3- L’Office national des statistiques doit être amélioré
dans son statut, son organisation, ses méthodes et ses
attributions de manière à produire une information fiable,
régulière et dans les délais opportuns.
4- les Directions de wilaya de la planification (DPAT)
constitueront le réseau de base en vue d’atteindre ces
objectifs. C’est pourquoi un programme de renforcement des
infrastructures et de la ressource humaine de ces structures a
été engagé en 2006.
Modernisation et
réformes des systèmes budgétaires
Les travaux relatifs à la modernisation des systèmes
budgétaires, coordonnés par le ministère des Finances, se
trouvent aujourd’hui dans la phase de test élargi à cinq
ministères. Un ensemble de mesures a été pris par les
départements ministériels, en vue d’atteindre les résultats
attendus de la réforme, et notamment pour produire le budget
2007 à titre démonstratif, selon la nouvelle nomenclature
budgétaire (par programmes et par nature économique de
dépenses). Cette opération est engagée et sera formalisée avant
la fin de l’année 2006.
Les mesures
d’accompagnement complémentaires
Il s’agit de la modification de la loi relative aux lois de
finances dont il faut faire une véritable loi organique pour
toutes les finances publiques telle que prévue par la
Constitution. Ces modifications vont dans le sens d’une
adaptation au nouveau contexte politique et économique (la loi
en vigueur date de 1984). Elles visent également à mettre fin
aux distorsions en matière d’investissements publics et tenir
compte du cadre désormais unifié des budgets de fonctionnement
et d’équipement et apportent une plus grande transparence au
budget de l’Etat.
Il s’agit aussi de mesures relatives à la comptabilité publique
qui visent à améliorer les procédures et le cadre juridique, à
fluidifier le circuit financier de la dépense publique et à
mieux responsabiliser les différents intervenants,
(modernisation du système comptable financier, révision du plan
comptable de l’Etat, modernisation du système de paiement du
Trésor).
Des travaux ont été engagés pour amender le code des marchés
publics en vue d’élargir son périmètre d’application à toute
dépense effectuée sur fonds publics et aux opérations de
concession de service public, de favoriser une meilleure
préparation et suivi technique des marchés en vue d’une
meilleure maîtrise des coûts. Ces propositions visent à
assouplir certaines dispositions qui gênent encore le bon
déroulement des opérations d’engagement des dépenses publiques.
C’est pour améliorer la maîtrise des coûts et l’efficacité des
dépenses d’investissement que la Caisse nationale d’équipement
et pour le développement (CNED) a été créée et installée en
2005. Son rôle est d’aider à évaluer et à suivre les grands
projets d’équipement.
Le contrôle externe : l’Inspection générale des finances (IGF).
En complément du contrôle interne, le renforcement du contrôle
externe par l’Inspection générale des finances (IGF) induit,
d’une part, la mise à jour des textes la régissant pour adapter
ses attributions et son mode de fonctionnement au nouvel
environnement institutionnel et, d’autre part, l’amélioration de
ses moyens opérationnels d’intervention. Les nouveaux statuts en
cours d’élaboration doivent, par ailleurs, permettre
l’adéquation des moyens humains avec le volume, la nature et la
qualité de son plan de charge.
retour
Programme de
développement du Secteur de l’aménagement du
territoire et de l’environnement
Le Schéma national
d’aménagement du territoire
Au regard du nouveau champ d’action
qu’offrent les modèles technologiques et la mondialisation et
l’attrait de son territoire, une nouvelle démarche à la faveur
du Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT 2025) est
proposée.
Notre pays s’est profondément
métamorphosé grâce à un intense effort d’investissements.
Cependant, ces changements ne se sont pas faits sans distorsions
et déséquilibres territoriaux, l’état de son territoire en porte
encore les traces.
En effet, ce développement présente
des distorsions spatiales et des exclusions multiples car il n’a
pas été soutenu par une politique territoriale à sa mesure.
L’Algérie se trouve aujourd’hui confrontée à la difficile
adéquation entre une population en croissance rapide et sa
répartition spatiale d’une part, et la valorisation et la
protection de ses ressources naturelles et l’emploi judicieux de
ses ressources financières, d’autre part.
Une population de 33 millions d’habitants doit être prise en
charge aujourd’hui, 36 millions en 2010 et 43 millions en 2025,
comptant 8 Algériens sur 10 qui vivront dans les villes.
Les lignes directrices affichées par le Schéma national
d’aménagement du territoire (SNAT 2025) répondent à des
problématiques complémentaires qui devront, quant à elles,
nourrir l’espoir, fouetter les ambitions pour plus de
compétitivité et viser la cohésion et la recherche des
équilibres, pour un nouveau visage de l’Algérie où le citoyen
bénéficiaire et acteur sera replacé au cœur des institutions :
1- La durabilité de nos ressources stratégiques :
Optimiser l’utilisation et la durabilité de nos ressources rares
: l’eau, en tant que capital stratégique du pays, les sols, base
de notre développement, le littoral, la montagne, la steppe, et
le système oasien. Ces deux derniers recouvrent, il faut le
rappeler, les 3/4 du territoire.
Dans cet esprit, le Schéma national d’aménagement du territoire
a pour objectif d’arrêter les dégâts et l’hémorragie du capital
naturel et reconstruire les milieux détruits à 2025.
2- Assurer l’équilibre dynamique des territoires :
Rétablir un équilibre dynamique entre les composants du
territoire algérien, le Tell, le littoral, les Hauts Plateaux et
le Sud.
Aller vers l’équilibre territorial en limitant la croissance du
littoral, en orientant l’urbanisation en profondeur sur les
piémonts à la faveur des villes nouvelles et en protégeant les
terres agricoles.
Il ne s’agit pas d’arrêter le développement du littoral mais de
le canaliser pour mieux libérer les capacités de développement
des Hauts Plateaux et du Sud, car l’avenir de ces deux ensembles
est fortement imbriqué et leur futur interdépendant : l’option
Hauts Plateaux est, à cet égard, un choix cardinal et un
impératif pour notre profondeur stratégique.
3- Attractivité et compétitivité du territoire :
Dynamiser les espaces selon les potentialités de chaque
territoire et en fonction de leurs atouts technologiques et de
recherches potentiels en les dotant de pôles de compétitivité et
d’excellence afin de :
- positionner l’Algérie sur le marché international et la
rapprocher de la société du savoir et l’intégrer au standard
mondial en vue d’attirer les savoirs et les capitaux, sans
oublier de pérenniser et de développer les territoires où se
localisent les industries et les filières traditionnelles :
énergies, acier, chimie, mécanique, métallurgie,
électromécanique, textile, agroalimentaire,
- mailler les territoires et mettre en synergie les différents
pôles par un réseau de connexion directe articulé et de
dimension internationale :
- L’autoroute Est/Ouest
- La ligne de chemin de fer Est/Ouest et par le croisement avec
la rocade des hauts Plateaux à la faveur des pénétrantes
Nord/Sud:
Oran - Saïda - Béchar - Tindouf - Alger - Médéa - Djelfa -
Laghouat - Ghardaïa - Tamanrasset - Aïn Guezzam - Constantine -
Batna - Biskra – Ouargla - Illizi - Djanet.
- Donner un positionnement international aux grandes métropoles
et les insérer dans les réseaux mondiaux : Alger - Oran -
Constantine - Annaba et engager le renouvellement qualitatif où
vivront nos enfants.
4- L’équité sociale territoriale : Le shéma national
d’aménagement du territoire (SNAT) vise à mieux répartir les
effets du bénéfice de la croissance en resserrant la solidarité
et en orientant sa mission d’équité au profit :
- des catégories les plus fragiles : jeunes, vieux, chômeurs,
handicapés, exclus, en couvrant leurs besoins fondamentaux :
eau, éducation, santé,
- des territoires ciblés, naturellement à handicap, et
notamment, l’espace rural pour donner à chaque espace les
chances de se développer selon le principe à chaque territoire
selon ses besoins.
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