Un peuple existe par ses manifestations culturelles et ses
traditions ancestrales.
Dans ces domaines, l’Algérie est bien servie : un vaste pays, une
diversité de régions, des visages et des sensibilités diverses, une
histoire dense, une région de grandes échanges, la Méditerranée,
façade maritime du continent africain.
Bien d’autres secrets demeurent encore enfouis, jalousement gardés :
seuls les plus audacieux sauront les déceler.
Histoire
Le territoire de l’Algérie actuelle fut très tôt habité, dès la fin
du tertiaire ou le début du quaternaire, comme l’attestent les
découvertes en 1948 et en 1952, dans la région de Sétif, à Ternifine
et Mansourah, de pierres taillés en formes d’outils et de mandibules
d’homme pithécanthrope.
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La préhistoire
Le territoire de l’Algérie actuelle fut très tôt habité par les
hommes, dès la fin du tertiaire ou le début du quaternaire, comme
l’attestent les découvertes de pierres taillées en formes d’outils
et de mandibules d’homme pithécanthrope en 1948 et en 1952 dans la
région de Sétif à Ternifine et Mansourah.
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Mais les connaissances actuelles portent essentiellement sur
les civilisations qui font la transition entre le
paléolithique supérieur et le néolithique.
La préhistoire de l’Algérie tient actuellement une grande
place dans l’ensemble des recherches préhistoriques
mondiales. Il se trouve même que le sol algérien possède
aujourd’hui le plus ancien gisement préhistorique du monde,
ou en tout cas celui que nous croyons être le plus ancien :
il s’agit du site fouillé par le Professeur Arambourg,
depuis 1949, dans la région de Sétif ( Aïn EL Hanech, au
nord de Saint Arnaud) . |
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Les premiers habitants
Les Ibéromaurisiens avaient pour domaine la région tellienne.
Religieux, semblables à l’homme Cro-Magnon, ils auraient produit des
artisans travaillant la pierre et les os polis.
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Les Caspiens occupaient les régions intérieures, les Hauts
Plateaux de Sétif et le Constantinois, jusqu’au Sahara. La
transition entre les âgés de « la pierre taillée » et de «
la pierre polie » correspondant aux premières pratiques de
l’élevage et de l’agriculture a été très lente.
|
Les gisement néolithiques sont nombreux , en particulier à Bougie et
Oran, mais c’est dans les grottes que l’on fait les trouvailles les
plus intéressantes, dans les régions de Salda et Tiaret.
L’origine des Berbères remonte à ces premiers habitants du
néolithique qui se sont mêlés les uns aux autres, vivant de
l’élevage et de l’agriculture, répartis en nomades, transhumants et
sédentaires. Les sédentaires après avoir habité les grottes, ont
bâti des villages fortifiés dans des sites à vocation défensive. Ils
sont organisés en tribus et parlent la langue libyque.
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Sur le plan culturel, le site Aïn Hanech figure parmi les
plus vieilles manifestations de présence humaine au Maghreb.
Son industrie incorpore des galets taillés unifaces et
bifaces, des polyèdres, subsphéroides, des éléments débités
et des pièces retouchées. |
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La région de Constantine a très tôt abrité des hommes ; sur une
distance de moins de 200 kms, cinq sites sont connus. On en retrouve
dans la vallée de la Saoura et le piémont du Hoggar.
La découverte du site de Tessala est peut être un jalon permettant
de suivre leur expansion.
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La présence carthaginoise
Dans un pays orienté essentiellement vers l’agriculture et
l’élevage, la présence carthaginoise s’est orientée vers le rivage
méditerranéen.
Pour apprécier la perspicacité de la stratégie des Carthaginois, il
suffirait de savoir que les plus grandes villes côtières algériennes
actuelles occupent toujours l’emplacement d’un ancien comptoir
phénicien :
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Alger, Bejaia, Jijel, Collo, Annaba… Ce sont des places
commerciales dirigées principalement vers la Méditerranée,
même si la civilisation punique devait se répandre dans
l’arrière pays laissant des traces durables et profondes.
De fait, pour assurer la sécurité de ses comptoirs, Carthage
avait essayé de gagner durablement l’alliance des chefs
numides. Mais ceux-ci surent utiliser au mieux de leurs
intérêts les rivalités opposant Carthage et Rome. |
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Les royaumes berbères
Les plus puissants des princes berbères furent les rois Masaesyles.
Leur territoire s’étendait sur une partie de l’Algérie actuelle (
plus des deux tiers ) et une partie du Maroc.
Leur capitale était déjà sur le site de la future Cirta, l’actuelle
Constantine. Syphax, le roi de ce royaume, sera supplanté par un roi
venu de l’Est, Massinissa, qui prit Cirta pour capitale. Massinissa,
comprenant l’intérêt de s’allier à la puissance montante ( Rome ),
s’appuie sur celle-ci pour bâtir un royaume qui empiètera sur le
territoire carthaginois et qu’il laissera intact à ses trois
héritiers. Le long règne de Massinissa ( 203 à 148 avant notre ère )
sera une période d’organisation du grand royaume numide.
Ce royaume demeurera partagé en trois jusqu’à la mort du dernier des
trois fils de Massinissa.
Il en sera autrement avec le petit-fils de ce dernier, Jugurtha, qui
réunifia toute la Numidie après des batailles victorieuses contre le
Romains. Mais, la guerre qui s’engagea à partir de 109 avant notre
ère et dura, plusieurs années, n’en vint à bout que grâce à la
trahison d’un allié, roi des Maures.
Avec la mort en captivité de Jugurtha en 104 à Rome, c’est la fin de
l’espoir d’échapper à l’emprise romaine.
Juba II est ce prince numide élevé à Rome, qui épousa la fille du
couple mythique Antoine et Cléopâtre, Cléopâtre Séléné ( dont le
mausolée circulaire supposé existe toujours sur les hauteurs de la
wilaya de Tipasa ).
Un grand Aguellid Massinissa
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Jamais le Maghreb n’a été près de réaliser son unité et sa
souveraineté qu’avec le grand Aguellid Massinissa. Il
devient roi des Massyles à la faveur d’une victoire
retentissante. Ce fut un grand Aguellid qui "pétrit" son
peuple de ses mains puissantes et tenta de faire de la
Berbèrie un état unifié et indépendant. Il fixa les nomades
en encourageant la vie pastorale et agricole ( les
défrichements furent longs et pénibles ) et participa à
l’urbanisation des Berbères, fit frapper des monnaies,
entretint une armée et une flotte et embellit Cirta, sa
capitale. |
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Jugurtha
Intelligent, habile et ardent, Jugurtha, petit fils de Massinissa a
fréquenté Rome, jeune, et évalué la vénalité de son aristocratie. Il
a réunit toute la Numidie sous son autorité en 116, alliant
intelligence et audace pour s’assurer la neutralité du Sénat romain
dans sa lutte pour le pouvoir. La guerre directe qui s’engagera en
définitive avec Rome en 109 durera quatre ans et l’opposera
successivement à Metellus, Marius et Sylla. C’est par la trahison de
son allié Bocchus qu’il tombera entre les mains de son ennemi en 105
et mourra début 104 dans une prison romaine. C’est lui qui, maître
de la Numidie ( contours de l’actuelle Algérie ), en fera la
Maurétanie Césaréenne avec pour capitale Césarée, nom donné à
Cherchell en l’honneur de l’Empereur Auguste.
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Domination romaine
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L’Algérie est de toute l’Afrique, la contrée la plus riche
en sites romains, conséquence de cinq siècles de présence.
A partir de César, la domination romaine s’exerça
directement dans la région orientale de l’Algérie
contrairement au reste du pays confié à des rois vassaux
comme Juba II. |
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Mais les révoltes continuaient. Tacfarinas, incorporé dans
l’armée romaine, finit par prendre la tête d’une révolte de
paysans qui tint en échec la puissance de Rome pendant sept
ans.
Sous l’Empereur Claude, l’Afrique du Nord est découpée en
trois provinces et le futur territoire de l’Algérie actuelle
prend de plus en plus forme avec la création de la
Maurétanie Césarienne ( capitale Césarée, actuelle Cherchell
) qui se rapproche des limites actuelles du pays.
En fait de romanisation, celle-ci a touché principalement
les villes. |
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L’Afrique romaine connut une immigration italienne
importante, continue jusqu’au II° siècle de l’ère
chrétienne ; 500 cités environ, comptent entre 5 à 10 000
habitants. C’étaient soit des municipes de droit romain
administrés par des magistrats élus et des assemblés, soit,
des villes dites "pérégrines" essentiellement peuplées de
Berbères, confiées pour leur gestion à un chef héréditaire. |
Il semblerait qu’un droit de cité fût appliqué aux indigènes
habitant les villes, mais il faudra attendre 212 avec l’Édit de
Caracalla pour que tous les hommes libres de l’Empire deviennent
citoyens. On retrouvera de nombreuses stèles funéraires de
magistrats et décurions d’origine berbère.
Les vestiges de la présence romaine en Algérie sont à la fois
importants et nombreux. Ils sont encore visibles en de nombreuses
régions. Tipasa, Cherchell, Djemila, Timgad, Annaba, Skikda… sont
parmi les villes anciennes les plus connues, rendus célèbres par de
nombreux écrivains. Elles constituaient l’élément le plus romanisé
des provinces d’Afrique. Dans ces villes, vivaient côte à côte
immigrés italiens, vétérans des légions romaines et Berbères. Mais,
les révoltes sont encore nombreuses de Berbères qui refusaient la
puissance occupante. Aussi, les Empereurs firent-ils édifier un
"limes", réseau de fortifications dont les traces sont encore
visibles au sud de Biskra et des camps permanents comme Tebessa et
Lambèse.
Grenier à céréales, mais aussi couverte de vigne et d’oliveraies, la
campagne était découpée en grandes propriétés, des "latifundia"
prélevées sur les terres tribales et les confiscations opérées après
les révoltes locales. Ces immenses domaines étaient gérés par des "
conductores " désignés par l’Empereur qui confiaient une partie de
ces terres à des colons.
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Qu’en était-il des paysans berbères ? Tout indique que
ceux-ci demeuraient miséreux et exploités, écrasés sous le
poids des redevances et du " tributum " provincial. Ils
finissaient souvent par s’engager dans l’armée romaine.
C’est cette armée qui contribua à l’équipement des
provinces, en construisant un réseau routier formé de voies
et de nombreux ponts. La route Cirta-Skikda mesurait 7,20 m
de large. Ce sont ces routes qui permirent l’implantation
des villes du Sud et de l’Ouest. A partir du II° siècle, les
recrutements en Afrique se sont multipliés et l’on vit même
un officier africain de Tripolitaine parvenir au trône de
l’Empire : Septime Sévère ( 193 et 211 ).
Les troubles sociaux finiront par affaiblir la domination
romaine et permettre la conquête vandale. |
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Le Christianisme
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Le Christianisme est venu en Afrique du Nord de la mer. Il
se diffuse par les grands ports. De petites communautés
naissent et s’y enracinent. Deux camps se forment, celui des
croyants qui avaient renié leur foi pendant les
persécutions romaines du premier siècle et ceux qui
prônaient le martyr sans défaillance, les donatistes,
partisans de l’évêques Donat de Numidie.
Ces derniers se recrutent dans la petit peuple berbère
d’Afrique du Nord. Ils seront persécutés dans un premier
temps jusqu’en 321. Ils organiseront à Carthage, en période
de répit, un concile qui réunira jusqu’à 270 évêques. Malgré
les persécutions de l’Empereur Constant, entre 340 et 350,
ils résisteront en s’alliant à des paysans ( les
Circoncellions ) jusqu’à la mort de Donat en 355. Les
révoltes reprendront sous les règnes suivants. Théodose
publie en 380 l’Edit de Thessalinique faisant du
christianisme la religion de l’empire romain ; ce qui met
fin à ces longues périodes de persécution. |
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En 391, Aurélius Augustinus, connu sous le nom de saint Augustin,
fonde le premier monastère d’Afrique du Nord à Souk Ahras. En 391,
il devient évêque d’Hippone où il restera jusqu’à sa mort.
Devenus maîtres de l’Espagne en l’an 409, les Vandales
s’intéressèrent très vite à l’Afrique en s’attaquant au Royaume de
Maurétanie en 425.
En pénétrant en Afrique, les Vandales suivirent un itinéraire
terrestre et leur passage fut marqué par des scènes atroces de
massacres de vieillards et d’enfants, de supplices de religieux,
saccages d’arbres et de champs cultivés, ce qui leur valut la
réputation de barbares, d’ou l’expression vandalisme.
Le roi des Vandales, Genséric assiégea, par la suite le général
romain Boniface à Hipponne et installa ses troupes dans les autres
villes d’Algérie.
La décadence de la puissance militaire des Vandales se précipita
après Genséric. Les historiens l’imputent à la vie facile que
menaient les vainqueurs en ces temps-là.
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La conquête arabe Et l’Islam vint…
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A partir du VIII° siècle, une nouvelle ère de l’histoire de
l’Algérie s’ouvre avec la conquête du Maghreb par les
arabes, porteurs d’une nouvelle religion. Après avoir défait
en l’an 647 les troupes byzantines et pris la place forte de
Sbeitla, dans la partie centrale de la Tunisie actuelle, le
général arabe Okba Ibn Nâfaâ fonda la ville de Kairouan en
670 et lança ses troupes à la conquête du Maghreb Occidental
( l’ Algérie, Maroc ). |
Même si la résistance berbère fut longue et farouche sous la
direction de Kosaila, puis de la Kahina - une reine des Aurès –
Moussa Ibn Noussaïr, qui succéda à Okba Ibn Nâfaâ , ( mort et
enterré prés de Biskra en Algérie ), et à Hassan Ibn Noâmane,
réussira à soumettre tout le Maghreb en convertissant ses
population à l’Islam.
Deux facteurs ont facilité le prosélytisme des missionnaires
musulmans : la volonté des autochtones de se libérer du joug
byzantin et l’attrait qu’exerçait sur des populations, longtemps
brimées, la simplicité et l’équité de la nouvelle religion.
Une nouvelle ère s’ouvre alors pour le Maghreb qui se voit ainsi
intégré à ce vaste Etat musulman dont les frontières s’étendaient de
l’Espagne aux confins de l’Inde. Les Maghrébins, avec à leur tête
Tarik Ibn Ziad, contribueront plus tard à l’expansion de l’Islam en
conquérant l’Espagne dès 711.
Dès lors, l’opposition n’a pu avoir lieu qu’à l’intérieur de la
religion à travers "Kharidjisme" . L’une de ces oppositions aboutit
à la formation par les "Ibadites" du royaume de Tahert qui survécut
jusqu’au X° siècle et fut détruit par les Chiïtes . Les Ibadites se
réfugièrent au désert et peuplèrent le M’zab actuel.
Târik, le conquérant
Tarik est ce général berbère qui mit fin, en une seule bataille, en
711, à l’Empire Wisigoth d’Espagne. Mais, ce que l’histoire rappelle
rarement, c’est que c’est l’armée de Tarik, entièrement berbère, qui
conquit toute la péninsule et pénétra en Gaule jusqu’à Poitiers, en
732. Et, ce fut moins la résistance de Charles Martel que des
troubles survenus dons le Maghreb – Extrême qui sont à l’origine de
la retraite des troupes de Tarik.
Les royaumes musulmans
Du IX° au XV° siècle, l’Algérie connaît plusieurs royaumes nés à
l’intérieur du territoire ( ziride, hamadirte, zianide, abdelwadide
) ou dans les pays voisins ( almoravide, almohade, aghlabite,
mérénide, hafside ). Les Zirides, issus de la tribu berbère des
Sanhadja étendirent leur autorité jusqu’à Tiaret puis Tlemcen.
Une branche fonda un royaume séparé, avec pour capitale Qalaat Beni
Hammad. L’invasion hilalienne est l’événement le plus important
depuis le début de la conquête arabe au Maghreb. Malgré le nouvelle
religion, le pays était resté profondément berbère de langue et de
coutumes. Ces bédouins apportèrent avec eux leur langue qu’on
distingue encore dans les campagnes, ils apportèrent leurs mœurs
pastorales, faisant reculer l’agriculture le long des côtes. Avec
eux le Royaume Hammadite se replie sur Béjaia et la kabylie se mure
dans ses montagnes, demeurant imperméable aux nouveaux venus. Le
royaume Ziride éclate en une multitude de principautés.
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Berbères conduits par Ibn Tachfin, " les hommes voilés",
Sanhadja venus du Sahara occidental, les Almoravides
conquièrent le Maroc, Tlemcen, Oran, Ténès et Alger. Leur
domination demeurera jusqu’au milieu du XII° siècle. Ils
donneront une unité religieuse au Maghreb sunnite de rite
malékite et, par ailleurs, diffuseront la civilisation
andalouse ( mosquée de Tlemcen et d’Alger ).
Berbères sédentaires, animés d’un profond esprit religieux,
les Almohades étendent l’ancien Empire Almoravide à l’Est en
détruisant le royaume Hammadite, puis conquièrent le Royaume
Ziride et unifient pour la première fois tout le Maghreb.
L’unicité du pouvoir permet une période d’organisation et de
développement économique. |
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L’Empire Almohade ne survivant pas au XII° siècle, l’histoire de
l’Algérie se complique avec la multiplication de principautés
indépendantes. A l’est, la dynastie Hafside s’empare du pouvoir, à
Tlemcen se crée le Royaume des Beni Abd Al Wad.
Les Hafsides s’étendent au centre à Constantine, Béjaia et Alger
avant de succomber devant la dynastie mérinide marocaine qui perdit
elle-même le pouvoir au profit de plusieurs petits Etats autonomes.
Cette situation favorisa l’intervention des Européens. Les Espagnols
créent des "présidios" à Oran et Béjaia à partir desquels ils
organisaient des razzias à l’intérieur du pays. Dans la baie
d’Alger, ils construisirent un fort, le peñon, sur la plus grande
des îles qui donnent le nom à la ville d’ El Djazaïr ( les îles ).
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Présence ottomane. La régence d’Alger
L’Etat algérien, plus connu sous l’appellation de " Régence d’Alger
" fut, dans les faits, dirigé pendant trois siècles par les
janissaires, milice ottomane installée à Alger après l’arrivée des
frères Barberousse.
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La réalité du pouvoir était détenue par cette corporation
qu’on appelait l’Odjaq ou Taïfa et qui a " enfanté "
presque tous les Beylerbeys, les aghas et les deys jusqu’à
l’occupation de l Algérie par la France.
La Régence d’Alger constitua, pendant toute la période
ottomane un rempart solide contre la menace chrétienne, plus
particulièrement espagnole, au moment
où l’esprit de " croisade " dominait encore les actions de
l’Eglise et de certains monarques européens.
Les Turcs avaient été appelés à la rescousse par les frères
Barberousse pour résister aux Espagnols, installés sur le
rocher du Péñon, face au port d’Alger. |
Cette alliance s’était conclue sous forme d’allégeance des
Barberousse à la Porte.
Cette situation étaient rendue tolérable aux habitants grâce à un
facteur de grande importance : l’islam.
Les frères Barberousse
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Aroudj et Kheireddine sont deux des quatre fils d’un potier
turc installé dans la ville grecque de Mytilène.
En 1510, les Espagnols occupent Bejaia et un flot en face
d’Alger.
Appelé par le gouvernement hafside de Bejaia, Aroudj,
établit le siège de la ville occupée par les Espagnols. En
1516, à l’appel des Algérois sous pression espagnole, Aroudj
lance une première attaque contre le Peñon, sans grand
succès. Il mourrut dans une embuscade près de Tlemcen qu’il
venait de libérer à 44 ans.
Son frère Kheireddine, déjà installé à Alger, est le
véritable fondateur de la Régence d’Alger, l’organisateur et
l’unificateur de l’Algérie et le grand amiral de la flotte
ottomane.
En se plaçant sous la souveraineté du sultan de
Constantinople, il bénéficia du titre de berlerbey et d’un
appui financier et militaire. |
Il débarrasse la ville d’Alger du fameux peñon et crée l’actuel port
d’Alger en rattachant les îlots à la terre ferme. Il entreprend de
porter la guerre chez les Espagnols eux-mêmes. Appelé par le sultan
de Constantinople auprès de lui pour prendre la direction des
opérations maritimes contre Charles Quint et Venise, il confie, en
quittant Alger, le pouvoir à son lieutenant Hassan Agha ( 1536-1543
).
retour
La colonisation
Déclenchée sous de fallacieux prétextes (" le coup d’éventail "),
l’intervention française a été facilité par l’affaiblissement de
l’Etat algérien et ses difficultés économiques. La perte d’Alger n’a
pas signifié l’occupation de toute l’Algérie, mais le point de
départ d’une longue résistance armée. Le 5 juillet fut signée la
Convention qui consacrait la perte d’Alger, affirmait la liberté des
habitants et leur garantissait le libre exercice de leur religion,
leurs propriétés, leur commerce et leur industrie. Mais, dès le 6
juillet, les exactions, les destruction et les dépossessions
allaient, commencer.
|
La colonisation fut longue, meurtrière, impitoyable et
dévastatrice. Elle entreprit de détruire, dès ses premiers
moments, le système économique et les structures sociales du
pays ainsi que les institutions de l’Etat algérien. Les
zaouias et les médersa, véritables institutions éducatives,
sont systématiquement détruites et, celles qui y échappent,
détournées de leur vocation première et transformées en
centres de propagation d’une culture rétrograde et
obscurantiste.
La société algérienne est fragilisée par les incessantes
spoliations de terre dont sont victimes les paysans
algériens. Une batterie de lois ( entre autres celles de
1851, 1865, 1873, 1887 et 1897 et le fameux sénatus-consulte
de 1863 ) organisent la
désagrégation du patrimoine foncier collectif algérien et
réduisent à la misère la plus cruelle le peuple algérien. |
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Les populations sont dépouillées de leurs biens au profit d’un
nombre de plus en plus grand de colons venant de France, mais
également de toute l’Europe. Une colonisation de peuplement
s’installe.
retour
La résistance à l’occupation
 |
La résistance à l’invasion française a été des plus
farouches et les soulèvements incessants.
Avec l’Emir Abdelkader, c’est l’arrière pays qui se soulève
deux ans à peine après l’entrée du corps expéditionnaire
français en Algérie. L’Emir déclenche la résistance armée
et, dès 1834, la France doit reconnaître son autorité sur
les territoires qu’il contrôle. Le Traité de la Tafna (1837)
lui reconnaît les provinces du Titteri, d’Oran, de
Mostaghanem, de Mazagran et d’Arzew. Jusqu’en 1839, il
étendra son royaume au sud-ouest de la Grande Kabylie et, au
sud, à l’Atals saharien. Mais, là où le génie de l’Emir
s’est le mieux exprimé, c’est dans l’organisation de l’Etat
algérien : il " réforme " les structure archaïques du pays
en supprimant les distinction entre tribus, organise la
justice, la police, l’instruction publique, les finances,
l’industrie ( notamment celle de l’armement ) et l’armée.
Boghar, Tazer, Tagdempt sont autant de villes nouvelles. En
un mot, il recrée un Etat Algérien moderne. |
En 1839, la guerre reprend avec l’armée française, de plus en plus
féroce, de plus en plus meurtrière. En 1843, la " Smala " tombe
entre les mains des Français. Pourchassé, traqué, trahi, l’Emir
accepte de se rendre le 23 Décembre 1847. Au lieu de son libre
départ vers l’Orient, condition acceptée par la France, il est
incarcéré pendant cinq ans en France, avant de s’établir
définitivement à Damas. L’Emir a tracé le chemin de la résistance et
d’autres, après lui, reprendront le flambeau ; Boumaza, Bouamama, El
Mokrani et, de génération en génération, jusqu’à l’embrasement final
de la deuxième moitié du XX° siècle.
La lutte de libération
Le 1° novembre 1954 débute l’une des plus longues et des plus
meurtrières guerres de libération nationale du XX° siècle. Ce fut le
couronnement d’une série continue de soulèvements, de révoltes et
d’insurrections armées durant le XIX° siècle et d’une intense action
politique dès le début du siècle qui a suivi, contre le fait
colonial et la présence française en Algérie. A l’appel du Front de
Libération Nationale ( FLN ), L'Algérie s’engage dans une lutte qui
allait durer plus de sept longues années. Elle sera totale, longue
et meurtrière.
Le 20 août 1955, le Nord-constantinois connaît une multitude
d’opération militaires menées par les combattants de l’Armée de
Libération Nationale ( ALN ) contre des casernes et autres édifices
de l’armée d’occupation.
Le Congrès de la Soummam qui structure le mouvement insurrectionnel
se tient une année après et dégage les propriétés de la Révolution.
Des organisation sont crées pour organiser les forces du pays :
l’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA) et l’Union
Générale des Etudiants Musulmans Algériens ( UGEMA ) sont mises sur
pied en 1956.
L’action diplomatique de la Révolution algérienne se concrétise avec
la création, en septembre 1958, du Gouvernement Provisoire de la
République Algérienne ( GPRA ).
Ce qui permet d’élargir le soutien international à la lutte du
peuple algérien et d’inscrire la question algérienne parmi les
sujets pris en charge par l’ONU.
Le devenir du pays après l’indépendance est tracé au Conseil
National de la Révolution Algérienne ( CNRA ), sorte d’assemblée
nationale qui adoptera la Charte de Tripoli définissant la
politique future du pays.
Les négociation qui vont s’ouvrir aboutiront au début de l’année
1962 Accords d’Evian, par lesquels la France reconnaît aux Algériens
le droit à l’indépendance.
Le cessez-le-feu est proclamé le 19 mars 1962 et le I° juillet de la
même année est organisé un référendum d’autodétermination.
Le 5 juillet 1962, l’indépendance de l’Algérie est officiellement
proclamée.
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