L'ALGERIE                                                          Acceuil

 

Un peuple existe par ses manifestations culturelles et ses traditions ancestrales.

Dans ces domaines, l’Algérie est bien servie : un vaste pays, une diversité de régions, des visages et des sensibilités diverses, une histoire dense, une région de grandes échanges, la Méditerranée, façade maritime du continent africain.

Bien d’autres secrets demeurent encore enfouis, jalousement gardés : seuls les plus audacieux sauront les déceler.

Histoire

Le territoire de l’Algérie actuelle fut très tôt habité, dès la fin du tertiaire ou le début du quaternaire, comme l’attestent les découvertes en 1948 et en 1952, dans la région de Sétif, à Ternifine et Mansourah, de pierres taillés en formes d’outils et de mandibules d’homme pithécanthrope.

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La préhistoire

Le territoire de l’Algérie actuelle fut très tôt habité par les hommes, dès la fin du tertiaire ou le début du quaternaire, comme l’attestent les découvertes de pierres taillées en formes d’outils et de mandibules d’homme pithécanthrope en 1948 et en 1952 dans la région de Sétif à Ternifine et Mansourah.

Mais les connaissances actuelles portent essentiellement sur les civilisations qui font la transition entre le paléolithique supérieur et le néolithique.

La préhistoire de l’Algérie tient actuellement une grande place dans l’ensemble des recherches préhistoriques mondiales. Il se trouve même que le sol algérien possède aujourd’hui le plus ancien gisement préhistorique du monde, ou en tout cas celui que nous croyons être le plus ancien : il s’agit du site fouillé par le Professeur Arambourg, depuis 1949, dans la région de Sétif ( Aïn EL Hanech, au nord de Saint Arnaud) .

 

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Les premiers habitants

Les Ibéromaurisiens avaient pour domaine la région tellienne. Religieux, semblables à l’homme Cro-Magnon, ils auraient produit des artisans travaillant la pierre et les os polis.

Les Caspiens occupaient les régions intérieures, les Hauts Plateaux de Sétif et le Constantinois, jusqu’au Sahara. La transition entre les âgés de «  la pierre taillée » et de «  la pierre polie » correspondant aux premières pratiques de l’élevage et de l’agriculture a été très lente.

 

Les gisement néolithiques sont nombreux , en particulier à Bougie et Oran, mais c’est dans les grottes que l’on fait les trouvailles les plus intéressantes, dans les régions de Salda et Tiaret.

L’origine des Berbères remonte à ces premiers habitants du néolithique qui se sont mêlés les uns aux autres, vivant de l’élevage et de l’agriculture, répartis en nomades, transhumants et sédentaires. Les sédentaires après avoir habité les grottes, ont bâti des villages fortifiés dans des sites à vocation défensive. Ils sont organisés en tribus et parlent la langue libyque.

Sur le plan culturel, le site Aïn Hanech figure parmi les plus vieilles manifestations de présence humaine au Maghreb. Son industrie incorpore des galets taillés unifaces et bifaces, des polyèdres, subsphéroides, des éléments débités et des pièces retouchées.

La région de Constantine a très tôt abrité des hommes ; sur une distance de moins de 200 kms, cinq sites sont connus. On en retrouve dans la vallée de la Saoura et le piémont du Hoggar.

La découverte du site de Tessala est peut être un jalon permettant de suivre leur expansion.

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La présence carthaginoise

Dans un pays orienté essentiellement vers l’agriculture et l’élevage, la présence carthaginoise s’est orientée vers le rivage méditerranéen.

Pour apprécier la perspicacité de la stratégie des Carthaginois, il suffirait de savoir que les plus grandes villes côtières algériennes actuelles occupent toujours l’emplacement d’un ancien comptoir phénicien :

Alger, Bejaia, Jijel, Collo, Annaba… Ce sont des places commerciales dirigées principalement vers la Méditerranée, même si la civilisation punique devait se répandre dans l’arrière pays laissant des traces durables et profondes.

De fait, pour assurer la sécurité de ses comptoirs, Carthage avait essayé de gagner durablement l’alliance des chefs numides. Mais ceux-ci surent utiliser au mieux de leurs intérêts les rivalités opposant Carthage et Rome.

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Les royaumes berbères

Les plus puissants des princes berbères furent les rois Masaesyles. Leur territoire s’étendait sur une partie de l’Algérie actuelle ( plus des deux tiers ) et une partie du Maroc.

Leur capitale était déjà sur le site de la future Cirta, l’actuelle Constantine. Syphax, le roi de ce royaume, sera supplanté par un roi venu de l’Est, Massinissa, qui prit Cirta pour capitale. Massinissa, comprenant l’intérêt de s’allier à la puissance montante ( Rome ), s’appuie sur celle-ci pour bâtir un royaume qui empiètera sur le territoire carthaginois et qu’il laissera intact à ses trois héritiers. Le long règne de Massinissa ( 203 à 148 avant notre ère ) sera une période d’organisation du grand royaume numide.

Ce royaume demeurera partagé en trois jusqu’à la mort du dernier des trois fils de Massinissa.

Il en sera autrement avec le petit-fils de ce dernier, Jugurtha, qui réunifia toute la Numidie après des batailles victorieuses contre le Romains. Mais, la guerre qui s’engagea à partir de 109 avant notre ère et dura, plusieurs années, n’en vint à bout que grâce à la trahison d’un allié, roi des Maures.

Avec la mort en captivité de Jugurtha en 104 à Rome, c’est la fin de l’espoir d’échapper à l’emprise romaine.

Juba II est ce prince numide élevé à Rome, qui épousa la fille du couple mythique Antoine et Cléopâtre, Cléopâtre Séléné ( dont le mausolée circulaire supposé existe toujours sur les hauteurs de la wilaya de Tipasa ).

Un grand Aguellid Massinissa

Jamais le Maghreb n’a été près de réaliser son unité et sa souveraineté qu’avec le grand Aguellid Massinissa. Il devient roi des Massyles à la faveur d’une victoire retentissante. Ce fut un grand Aguellid qui "pétrit" son peuple de ses mains puissantes et tenta de faire de la Berbèrie un état unifié et indépendant. Il fixa les nomades en encourageant la vie pastorale et agricole ( les défrichements furent longs et  pénibles ) et participa à l’urbanisation des Berbères, fit frapper des monnaies, entretint une armée et une flotte et embellit Cirta, sa capitale.

Jugurtha

Intelligent, habile et ardent, Jugurtha, petit fils de Massinissa a fréquenté Rome, jeune, et évalué la vénalité de son aristocratie. Il a réunit toute la Numidie sous son autorité en 116, alliant intelligence et audace pour s’assurer la neutralité du Sénat romain dans sa lutte pour le pouvoir. La guerre directe qui s’engagera en définitive avec Rome en 109 durera quatre ans et l’opposera successivement à Metellus, Marius et Sylla. C’est par la trahison de son allié Bocchus qu’il tombera entre les mains de son ennemi en 105 et mourra début 104 dans une prison romaine. C’est lui qui, maître de la Numidie ( contours de l’actuelle Algérie ), en fera la Maurétanie Césaréenne avec pour capitale Césarée, nom donné à Cherchell en l’honneur de l’Empereur Auguste.

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Domination romaine

L’Algérie est de toute l’Afrique, la contrée la plus riche en sites romains, conséquence de cinq siècles de présence.

A partir de César, la domination romaine s’exerça directement dans la région orientale de l’Algérie contrairement au reste du pays confié à des rois vassaux comme Juba II.

Mais les révoltes continuaient. Tacfarinas, incorporé dans l’armée romaine, finit par prendre la tête d’une révolte de paysans qui tint en échec la puissance de Rome pendant sept ans.

Sous l’Empereur Claude, l’Afrique du Nord est découpée en trois provinces et le futur territoire de l’Algérie actuelle prend de plus en plus forme avec la création de la Maurétanie Césarienne ( capitale Césarée, actuelle Cherchell ) qui se rapproche des limites actuelles du pays.

En fait de romanisation, celle-ci a touché principalement les villes.

L’Afrique romaine connut une immigration italienne importante, continue jusqu’au II° siècle de l’ère chrétienne ; 500 cités environ, comptent entre 5 à 10 000 habitants. C’étaient soit des municipes de droit romain administrés par des magistrats élus et des assemblés, soit, des villes dites "pérégrines" essentiellement peuplées de Berbères, confiées pour leur gestion à un chef héréditaire.

Il semblerait qu’un droit de cité fût appliqué aux indigènes habitant les villes, mais il faudra attendre 212 avec l’Édit de Caracalla pour que tous les hommes libres de l’Empire deviennent citoyens. On retrouvera de nombreuses stèles funéraires de magistrats et décurions d’origine berbère.

Les vestiges de la présence romaine en Algérie sont à la fois importants et nombreux. Ils sont encore visibles en de nombreuses régions. Tipasa, Cherchell, Djemila, Timgad, Annaba, Skikda… sont parmi les villes anciennes les plus connues, rendus célèbres par de nombreux écrivains. Elles constituaient l’élément le plus romanisé des provinces d’Afrique. Dans ces villes, vivaient côte à côte immigrés italiens, vétérans des légions romaines et Berbères. Mais, les révoltes sont encore nombreuses de Berbères qui refusaient la puissance occupante. Aussi, les Empereurs firent-ils édifier un "limes", réseau de fortifications dont les traces sont encore visibles au sud de Biskra et des camps permanents comme Tebessa et Lambèse.

Grenier à céréales, mais aussi couverte de vigne et d’oliveraies, la campagne était découpée en grandes propriétés, des "latifundia" prélevées sur les terres tribales et les confiscations opérées après les révoltes locales. Ces immenses domaines étaient gérés par des " conductores " désignés par l’Empereur qui confiaient une partie de ces terres à des colons.

Qu’en était-il des paysans berbères ? Tout indique que ceux-ci demeuraient miséreux et exploités, écrasés sous le poids des redevances et du " tributum " provincial. Ils finissaient souvent par s’engager dans l’armée romaine.

C’est cette armée qui contribua à l’équipement  des provinces, en construisant un réseau routier formé de voies et de nombreux ponts. La route Cirta-Skikda mesurait 7,20 m de large. Ce sont ces routes qui permirent l’implantation des villes du Sud et de l’Ouest. A partir du II° siècle, les recrutements en Afrique se sont multipliés et l’on vit même un officier africain de Tripolitaine parvenir au trône de l’Empire : Septime Sévère ( 193 et 211 ).   

Les troubles sociaux finiront par affaiblir la domination romaine et permettre la conquête vandale.

 

Le Christianisme

Le Christianisme est venu en Afrique du Nord de la mer. Il se diffuse par les grands ports. De petites communautés naissent et s’y enracinent. Deux camps se forment, celui des croyants qui avaient  renié leur foi pendant les persécutions romaines du premier siècle et ceux qui prônaient le martyr sans défaillance, les donatistes, partisans de l’évêques Donat de Numidie.

Ces derniers se recrutent dans la petit peuple berbère d’Afrique du Nord. Ils seront persécutés dans un premier temps jusqu’en 321. Ils organiseront à Carthage, en période de répit, un concile qui réunira jusqu’à 270 évêques. Malgré les persécutions de l’Empereur Constant, entre 340 et 350, ils résisteront en s’alliant à des paysans ( les Circoncellions ) jusqu’à la mort de Donat en 355. Les révoltes reprendront sous les règnes suivants. Théodose publie en 380 l’Edit de Thessalinique faisant du christianisme la religion de l’empire romain ; ce qui met fin à ces longues périodes de persécution.

En 391, Aurélius Augustinus, connu sous le nom de saint Augustin, fonde le premier monastère d’Afrique du Nord à Souk Ahras. En 391, il devient évêque d’Hippone où il restera jusqu’à sa mort.

Devenus maîtres de l’Espagne en l’an 409, les Vandales s’intéressèrent très vite à l’Afrique en s’attaquant au Royaume de Maurétanie en 425.

En pénétrant en Afrique, les Vandales suivirent un itinéraire terrestre et leur passage fut marqué par des scènes atroces de massacres de vieillards et d’enfants, de supplices de religieux, saccages d’arbres et de champs cultivés, ce qui leur valut la réputation de barbares, d’ou l’expression vandalisme.

Le roi des Vandales, Genséric assiégea, par la suite le général romain Boniface à Hipponne et installa ses troupes dans les autres villes d’Algérie.

La décadence de la puissance militaire des Vandales se précipita après Genséric. Les historiens l’imputent à la vie facile que menaient les vainqueurs en ces temps-là.

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La conquête arabe Et l’Islam vint…

A partir du VIII° siècle, une nouvelle ère de l’histoire de l’Algérie s’ouvre avec la conquête du Maghreb par les arabes, porteurs d’une nouvelle religion. Après avoir défait en l’an 647 les troupes byzantines et pris la place forte de Sbeitla, dans la partie centrale de la Tunisie actuelle, le général arabe Okba Ibn Nâfaâ fonda la ville de Kairouan en 670 et lança ses troupes à la conquête du Maghreb Occidental ( l’ Algérie, Maroc ).

Même si la résistance berbère fut longue et farouche sous la direction de Kosaila, puis de la Kahina -  une reine des Aurès – Moussa Ibn Noussaïr, qui succéda à Okba Ibn Nâfaâ , ( mort et enterré prés de Biskra en Algérie ), et à Hassan Ibn Noâmane, réussira à soumettre  tout le Maghreb en convertissant ses population à l’Islam.

Deux facteurs ont facilité le prosélytisme des missionnaires musulmans : la volonté des autochtones de se libérer du joug byzantin et l’attrait qu’exerçait sur des populations, longtemps brimées, la simplicité et l’équité de la nouvelle religion.

Une nouvelle ère s’ouvre alors pour le Maghreb qui se voit ainsi intégré à ce vaste Etat musulman dont les frontières s’étendaient de l’Espagne aux confins de l’Inde. Les Maghrébins, avec à leur tête Tarik Ibn Ziad, contribueront plus tard à l’expansion de l’Islam en conquérant l’Espagne dès 711.

Dès lors, l’opposition n’a pu avoir lieu qu’à l’intérieur de la religion à travers "Kharidjisme" . L’une de ces oppositions aboutit à la formation par les "Ibadites" du royaume de Tahert qui survécut jusqu’au X° siècle et fut détruit par les Chiïtes . Les Ibadites se réfugièrent au désert et peuplèrent le M’zab actuel.

Târik, le conquérant

Tarik est ce général berbère qui mit fin, en une seule bataille, en 711, à l’Empire Wisigoth d’Espagne. Mais, ce que l’histoire rappelle rarement, c’est que c’est l’armée de Tarik, entièrement berbère, qui conquit toute la péninsule et pénétra en Gaule jusqu’à Poitiers, en 732. Et, ce fut moins la résistance de Charles Martel que des troubles survenus dons le Maghreb – Extrême qui sont à l’origine de la retraite des troupes de Tarik.

Les royaumes musulmans

Du IX° au XV° siècle, l’Algérie connaît plusieurs royaumes nés à l’intérieur du territoire ( ziride, hamadirte, zianide, abdelwadide ) ou dans les pays voisins        ( almoravide, almohade, aghlabite, mérénide, hafside ). Les Zirides, issus de la tribu berbère des Sanhadja étendirent leur autorité jusqu’à Tiaret puis Tlemcen.

Une branche fonda un royaume séparé, avec pour capitale Qalaat Beni Hammad. L’invasion hilalienne est l’événement le plus important depuis le début de la conquête arabe au Maghreb. Malgré le nouvelle religion, le pays était resté profondément berbère de langue et de coutumes. Ces bédouins apportèrent avec eux leur langue qu’on distingue encore dans les campagnes, ils apportèrent leurs mœurs pastorales, faisant reculer l’agriculture le long des côtes. Avec eux le Royaume Hammadite se replie sur Béjaia et la kabylie se mure dans ses montagnes, demeurant imperméable aux nouveaux venus. Le royaume Ziride éclate en une multitude de principautés.

Berbères conduits par Ibn Tachfin, " les hommes voilés", Sanhadja venus du Sahara occidental, les Almoravides conquièrent le Maroc, Tlemcen, Oran, Ténès et Alger. Leur domination demeurera jusqu’au milieu du XII° siècle. Ils donneront une unité religieuse au Maghreb sunnite de rite malékite et, par ailleurs, diffuseront la civilisation andalouse ( mosquée de Tlemcen et d’Alger ).

Berbères sédentaires, animés d’un profond esprit religieux, les Almohades étendent l’ancien Empire Almoravide à l’Est en détruisant le royaume Hammadite, puis conquièrent le Royaume Ziride et unifient pour la première fois tout le Maghreb.

L’unicité du pouvoir permet une période d’organisation et de développement économique.

L’Empire Almohade ne survivant pas au XII° siècle, l’histoire de l’Algérie se complique avec la multiplication de principautés indépendantes. A l’est, la dynastie Hafside s’empare du pouvoir, à Tlemcen se crée le Royaume des Beni Abd Al Wad.

Les Hafsides s’étendent au centre à Constantine, Béjaia et Alger avant de succomber devant la dynastie mérinide marocaine qui perdit elle-même le pouvoir au profit de plusieurs petits Etats autonomes.

Cette situation favorisa l’intervention des Européens. Les Espagnols créent des "présidios" à Oran et Béjaia à partir desquels ils organisaient des razzias à l’intérieur du pays. Dans la baie d’Alger, ils construisirent un fort, le peñon, sur la plus grande des îles qui donnent le nom à la ville d’ El Djazaïr ( les îles ).

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Présence ottomane. La régence d’Alger

L’Etat algérien, plus connu sous l’appellation de " Régence d’Alger " fut, dans les faits, dirigé pendant trois siècles par les janissaires, milice ottomane installée à Alger après l’arrivée des frères Barberousse.

La réalité du pouvoir était détenue par cette corporation qu’on appelait l’Odjaq ou Taïfa et qui a " enfanté "   presque tous les Beylerbeys, les aghas et les deys jusqu’à l’occupation de l Algérie par la France.

La Régence d’Alger constitua, pendant toute la période ottomane un rempart solide contre la menace chrétienne, plus particulièrement espagnole, au moment

où l’esprit de " croisade " dominait encore les actions de l’Eglise et de certains monarques européens.

Les Turcs avaient été appelés à la rescousse par les frères Barberousse pour résister aux Espagnols, installés sur le rocher du Péñon, face au port d’Alger.

Cette alliance s’était conclue sous forme d’allégeance des Barberousse à la Porte.

Cette situation étaient rendue tolérable aux habitants grâce à un facteur de grande importance : l’islam.

Les frères Barberousse

Aroudj et Kheireddine sont deux des quatre fils d’un potier turc installé dans la ville grecque de Mytilène.

En 1510, les Espagnols occupent Bejaia et un flot en face d’Alger.

Appelé par le gouvernement hafside de Bejaia, Aroudj, établit le siège de la ville occupée par les Espagnols. En 1516, à l’appel des Algérois sous pression espagnole, Aroudj lance une première attaque contre le Peñon, sans grand succès. Il mourrut dans une embuscade près de Tlemcen qu’il venait de libérer à 44 ans.

Son frère Kheireddine, déjà installé à Alger, est le véritable fondateur de la Régence d’Alger, l’organisateur et l’unificateur de l’Algérie et le grand amiral de la flotte ottomane.

En se plaçant sous la souveraineté du sultan de Constantinople, il bénéficia du titre de berlerbey et d’un appui financier et militaire.

Il débarrasse la ville d’Alger du fameux peñon et crée l’actuel port d’Alger en rattachant les îlots à la terre ferme. Il entreprend de porter la guerre chez les Espagnols eux-mêmes. Appelé par le sultan de Constantinople auprès de lui pour prendre la direction des opérations maritimes contre Charles Quint et Venise, il confie, en quittant Alger, le pouvoir à son lieutenant Hassan Agha ( 1536-1543 ).

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La colonisation

Déclenchée sous de fallacieux prétextes (" le coup d’éventail "), l’intervention française a été facilité par l’affaiblissement de l’Etat algérien et ses difficultés économiques. La perte d’Alger n’a pas signifié l’occupation de toute l’Algérie, mais le point de départ d’une longue résistance armée. Le 5 juillet fut signée la Convention qui consacrait la perte d’Alger, affirmait la liberté des habitants et leur garantissait le libre exercice de leur religion, leurs propriétés, leur commerce et leur industrie. Mais, dès le 6 juillet, les exactions, les destruction et les dépossessions allaient, commencer.

La colonisation fut longue, meurtrière, impitoyable et dévastatrice. Elle entreprit de détruire, dès ses premiers moments, le système économique et les structures sociales du pays ainsi que les institutions de l’Etat algérien. Les zaouias et les médersa, véritables institutions éducatives, sont systématiquement détruites et, celles qui y échappent, détournées de leur vocation première et transformées en centres de propagation d’une culture rétrograde et obscurantiste.

La société algérienne est fragilisée par les incessantes spoliations de terre dont sont victimes les paysans algériens. Une batterie de lois ( entre autres celles de 1851, 1865, 1873, 1887 et 1897 et le fameux sénatus-consulte de 1863 ) organisent la

désagrégation du patrimoine foncier collectif algérien et réduisent à la misère la plus cruelle le peuple algérien.

Les populations sont dépouillées de leurs biens au profit d’un nombre de plus en plus grand de colons venant de France, mais également de toute l’Europe. Une colonisation de peuplement s’installe.

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La résistance à l’occupation

La résistance à l’invasion française a été des plus farouches et les soulèvements incessants.

Avec l’Emir Abdelkader, c’est l’arrière pays qui se soulève deux ans à peine après l’entrée du corps expéditionnaire français en Algérie. L’Emir déclenche la résistance armée et, dès 1834, la France doit reconnaître son autorité sur les territoires qu’il contrôle. Le Traité de la Tafna (1837) lui reconnaît les provinces du Titteri, d’Oran, de Mostaghanem, de Mazagran et d’Arzew. Jusqu’en 1839, il étendra son royaume au sud-ouest de la Grande Kabylie et, au sud, à l’Atals saharien. Mais, là où le génie de l’Emir s’est le mieux exprimé, c’est dans l’organisation de l’Etat algérien : il " réforme " les structure archaïques du pays en supprimant les distinction entre tribus, organise la justice, la police, l’instruction publique, les finances, l’industrie ( notamment celle de l’armement ) et l’armée. Boghar, Tazer, Tagdempt sont autant de villes nouvelles. En un mot, il recrée un Etat Algérien moderne.

En 1839, la guerre reprend avec l’armée française, de plus en plus féroce, de plus en plus meurtrière. En 1843, la " Smala " tombe entre les mains des Français. Pourchassé, traqué, trahi, l’Emir accepte de se rendre le 23 Décembre 1847. Au lieu de son libre départ vers l’Orient, condition acceptée par la France, il est incarcéré pendant cinq ans en France, avant de s’établir définitivement à Damas. L’Emir a tracé le chemin de la résistance et d’autres, après lui, reprendront le flambeau ; Boumaza, Bouamama, El Mokrani et, de génération en génération, jusqu’à l’embrasement final de la deuxième moitié du XX° siècle.

La lutte de libération   

Le 1° novembre 1954 débute l’une des plus longues et des plus meurtrières guerres de libération nationale du XX° siècle. Ce fut le couronnement d’une série continue de soulèvements, de révoltes et d’insurrections armées durant le XIX° siècle et d’une intense action politique dès le début du siècle qui a suivi, contre le fait colonial et la présence française en Algérie. A l’appel du Front de Libération Nationale ( FLN ), L'Algérie s’engage dans une lutte qui allait durer plus de sept longues années. Elle sera totale, longue et meurtrière.

Le 20 août 1955, le Nord-constantinois connaît une multitude d’opération militaires menées par les combattants de l’Armée de Libération Nationale ( ALN ) contre des casernes et autres édifices de l’armée d’occupation.

Le Congrès de la Soummam qui structure le mouvement insurrectionnel se tient une année après et dégage les propriétés de la Révolution.

Des organisation sont crées pour organiser les forces du pays : l’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA) et l’Union Générale des Etudiants Musulmans Algériens ( UGEMA ) sont mises sur pied en 1956.

L’action diplomatique de la Révolution algérienne se concrétise avec la création, en septembre 1958, du Gouvernement Provisoire de  la  République   Algérienne ( GPRA ).

Ce qui permet d’élargir le soutien international à la lutte du peuple algérien et d’inscrire la question algérienne parmi les sujets pris en charge par l’ONU.

Le devenir du pays après l’indépendance est tracé au Conseil National de la Révolution Algérienne ( CNRA ), sorte d’assemblée nationale qui adoptera la  Charte de Tripoli définissant la politique future du pays.

Les négociation qui vont s’ouvrir aboutiront au début de l’année 1962 Accords d’Evian, par lesquels la France reconnaît aux Algériens le droit à l’indépendance.

Le cessez-le-feu est proclamé le 19 mars 1962 et le I° juillet de la même année est organisé un référendum d’autodétermination. Le 5 juillet 1962, l’indépendance de l’Algérie est officiellement proclamée.

 

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محطات تاريخية

 

ما  قبل  التاريخ

كما  تبينه  البقايا  المكتشفة  في  تـيغنيف   بالغرب الجزائري, يعود  تواجد  الإنسان  بالجزائر إلى  حوالي  500.000  سنة  في  حين أرخت  الرسوم  الصخرية  المتواجدة  بالطاسيلي  إلى  5.000  سنة  قبل الميلاد.  وقد أطلقت  على  السكان  الأصليين  للجزائر  عدة أسماء  أشهرها "النوميديون".

 
الحقبات القرطاجية، الرومانية و المملكات النوميدية

وصول  القرطاجيين،  تأسيس  هيبون (عنابة) و أوتيك

1250  ق.م

معاهدة بين روما و قرطاجة،  روما  تعترف بالسيطرة التجارية  لقرطاجة على غرب البحر الأبيض المتوسط

510  ق.م

المعاهدات التجارية  الرومانية-القرطاجية

348-306  ق.م

الحروب البونية(264-241،218-201،149-146)

264-146  ق.م

المملكات النوميدية   لـسيفاكس، ماسنيسا و  يوغرطة

القرنين الثالث و الثاني قبل الميلاد

الحروب اليوغرطية  بين يوغرطة، ملك نوميديا و الرومانيين

111-105  ق.م

نوميديا  تصبح   ملحقة رومانية

46  ق.م

الشمال الإفريقي يلحق بروما

1 إلى 429 م

الاحتلال الوندالي

429 إلى 430 م

الإحتلال البيزنطي  لشمال إفريقيا

533 إلى 646 م

 

الحكم الإسلامي

وصول العرب: غزوة عقبة بن نافع

647

المملكة الرستمية 

767-909

المملكة الفاطمية

908-972

حكم الزيريين

972-1148

حكم الحماديين 

1007-1052

حكم المرابطين

1052-1147

حكم الموحدين

1121-1235

حكم الزيانيين

1235-1556

 

السيطرة العثمانية

دخول الجزائر تحت حماية السلطان العثماني لمقاومة تهديدات الغزو الإسبانية

1518

حكم البايات (23 بايا يتوالون على الحكم)

1534-1587

حكم الباشوات (40 باشا يتوالون على الحكم)

1587-1659

حكم الآغوات (04 آغوات يتوالون على الحكم)

1659-1671

حكم الدايباشات (11 دايا  يتوالون على الحكم)

الجزائر تقاوم  الهجمات الفرنسية و الإنجليزية(1678،1680،1682

،1688)

1671-1710

حكم الدايات (18 دايا يتوالون على الحكم)

1710-1830

 

الاستعمار الفرنسي

القوات الفرنسية تقوم بعملية إنزال  على شاطئ سيدي فرج

14 يونيو 1830

توقيع اتفاقية الاستسلام من طرف داي الجزائر

5  يوليو 1830

المقاومة السياسية  لحمدان بن عثمان خوجة

1830-1840

مقاومة أحمد باي  بالشرق الجزائري

1830-1840

ثورة الأمير عبد القادر حيث تعترف فرنسا بسلطته على الوسط والغرب الجزائري، مما يمثل ميلاد الدولة الجزائرية.

1832-1847

توقيع اتفاقية ديميشال بين الأمير عبد القادر و فرنسا

 1834

توقيع اتفاقية التافنة بين الأمير عبد القادر و الجنرال بيجو

 1837

مقاومة بن ناصر بن شهرة  بالوسط و الجنوب الشرقي الجزائريين

1846

مقاومة واحات الزعاطشة و الزيبان بقيادة  الشيخ بوزيان

1845-1850

مقاومة الشريف بودغلة و فاطمة نسومر  بجرجرة و القبائل

1851-1860

مقاومة أولاد سيدي الشيخ

1864-1884

مقاومة الحاج محمد المقراني

1871-1872

مقاومة التوارق بالهقار و الشيخ حمود بن مختار

1877-1912

تأسيس حركة الشبيبة الجزائرية بقيادة الأمير خالد

تأسيس جمعية الطلبة المسلمين لشمال إفريقيا بالجزائر

1912

تأسيس نجم شمال إفريقيا  بقيادة أحمد مصالي الحاج

 1926

تأسيس جمعية الطلبة المسلمين الشمال إفريقيين بباريس

1927

تأسيس جمعية العلماء المسلمين من طرف الشيخ عبد الحميد بن باديس

 1931

تأسيس حزب الشعب الجزائري من طرف الحاج أحمد مصالي بالجزائر.

 1937

بيان الشعب الجزائري  يعرض على الحلفاء من طرف فرحات عباس حيث ينادي بالمساواة بين المسلمين و الأوربيين

1943

مجازر سطيف، قالمة و خراطة، 45.000 قتيل  

8  مايو 1945

فرحات عباس يؤسس الاتحاد الديمقراطي  للبيان الجزائري . الحاج أحمد مصالي الحاج يؤسس حركة انتصار الحريات الديمقراطية

1946

الحاج أحمد مصالي الحاج يأسس المنظمة الخاصة

1947

اندلاع الثورة الجزائرية

الفاتح نوفمبر 1954

مؤتمر الصومام، استحداث المجلس الوطني للثورة الجزائرية و اللجنة التنظيمية  التنفيذية

20 أغسطس 1956

القضية الجزائرية تسجل في جدول أعمال  جمعية الأمم المتحدة

 1957

تأسيس الحكومة الجزائرية المؤقتة  تحت رئاسة  فرحات عباس

19 سبتمبر 1958

يوسف بن خدة  يترأس الحكومة الجزائرية المؤقتة

 1961

توقيع اتفاقيات إفيان

18 مارس 1962

إعلان توقيف القتال

19 مارس 1962

تنصيب الهيئة التنفيذية المؤقتة ببومرداس

أبريل 1962

استفتاء حول استقلال الجزائر(99.7 % ينتخبون لصالح الاستقلال)

01   يوليو 1962

الإعلان عن استقلال الجزائر

05  يوليو 1962

 

الجزائر المستقلة

انتخاب أول برلمان تأسيسي

20 سبتمبر1962

الإعلان عن الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية

25 سبتمبر 1962

تنصيب أول حكومة جزائرية

29 سبتمبر 1962

انخراط الجزائر في هيأة الأمم المتحدة

08 أكتوبر 1962

الاستفتاء و المصادقة على مشروع  أول دستور  جزائري .

08 مايو 1963

انتخاب أحمد بن بلة رئيسا للجمهورية الجزائرية

15 سبتمبر 1963

المصادقة على ميثاق الجزائر

أبريل 1964

التصحيح الثوري، استحداث مجلس الثورة تحت رئاسة هواري بومدين

19 يونيو 1965

تأميم المناجم

07 مايو 1966

تنظيم أول انتخابات محلية

05 فبراير 1967

جلاء القوات الفرنسية عن قاعدتي رقان و بشار

مايو 1967

جلاء القوات الفرنسية عن مرسى الكبير

1 فبراير 1968

تأميم المحروقات 

24 فبراير 1971

الاستفتاء حول مشروع الميثاق الوطني

27 يونيو 1976

الاستفتاء و المصادقة على مشروع  ثاني  دستور  جزائري

19 نوفمبر 1976

انتخاب هواري بومدين رئيسا للجمهورية الجزائرية

10 ديسمبر 1976

وفاة الرئيس هواري بومدين

27 ديسمبر 1978

انتخاب الشاذلي  بن جديد رئيسا للجمهورية الجزائرية

07 فبراير 1979

إعادة انتخاب الرئيس الشاذلي  بن جديد رئيسا للجمهورية الجزائرية

13 يناير 1983

مظاهرات في العديد من المدن الجزائرية

05 أكتوبر 1988

استفتاء حول المراجعة الدستورية

03 نوفمبر 1988

إعادة انتخاب الرئيس الشاذلي  بن جديد رئيسا للجمهورية الجزائرية

22 ديسمبر 1988

  اعتماد ثالث دستور جزائري عن طريق الاستفتاء    

23 فبراير 1989

تنظيم انتخابات محلية، فوز الجبهة الإسلامية للإنقاذ

12 يونيو 1990

تنظيم انتخابات تشريعية، فوز الجبهة الإسلامية في الدور الأول

26 ديسمبر 1991

حل المجلس الشعبي الوطني

04 يناير 1992

إيقاف المسار الانتخابي و استقالة الرئيس الشاذلي  بن جديد

12 يناير 1992

استحداث المجلس الأعلى للدولة برئاسة  محمد بوضياف  

14 يناير 1992

إعلان حالة الطوارئ

02 فبراير 1992

استحداث المجلس الاستشاري الوطني

02 فبراير 1992

اغتيال الرئيس محمد بوضياف

29 يونيو 1992

علي  كافي  يترأس المجلس الأعلى للدولة

02 يوليو 1992

نهاية عهدة المجلس الأعلى للدولة، اليمين زروال يعين رئيسا للدولة

30 يناير 1994

استحداث المجلس الوطني الانتقالي

18 مايو 1994

اليمين زروال ينتخب رئيسا للجمهورية

16 نوفمبر 1995

الاستفتاء و المصادقة على مشروع رابع دستور جزائري

18 نوفمبر 1996

تنظيم انتخابات تشريعية تعددية

05 يونيو 1997

تنظيم انتخابات محلية تعددية  

23 أكتوبر 1997

رئيس الجمهورية اليمين زروال يعلن عن تنظيم انتخابات رئاسية مسبقة

11 سبتمبر 1998

عبد العزيز بوتفليقة  ينتخب رئيسا للجمهورية

15 أبريل 1999

المصادقة على  قانون الوئام المدني  عبر استفتاء وطني.

16 سبتمبر1999

دسترة تمازيغت كلغة وطنية.

10 أبريل 2002

تنظيم  انتخابات تشريعية تعددية ، فوز حزب التحرير الوطني

30  مايو 2002

 تنظيم انتخابات محلية، فوز حزب التحرير الوطني

10  أكتوبر 2002

إعادة انتخاب الرئيس عبد العزيز بوتفليقة

08 أبريل 2004

المصادقة على ميثاق السلم و المصالحة الوطنية عبر استفتاء وطني

29 سبتمبر 2005

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