INTERVENTION DE S.E. M. L’AMBASSADEUR D’ALGERIE A ROME
DEVANT LE FORUM ALGERO-ITALIEN
MILAN LE 22 MAI 2007
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Mesdames et
messieurs,
Notre rencontre
aujourd’hui s'inscrit dans le prolongement de notre action effrénée
dans le sens d’une stimulation des relations économiques algéro-italiennes,
mais constitue aussi, pour moi, une occasion pour vous livrer
amicalement quelques sentiments sur ces relations d’affaires, ce
pourquoi nous somme réunis ici.
Voilà maintenant dix huit mois, que je suis en mission dans ce pays
que je chéris beaucoup, l’heure des bilans, je crois, est arrivée.
Depuis mon arrivée à
Rome, je n’ai pas manqué de sensibiliser tous les responsables que
j’ai pu rencontrer, sur la nécessité d’élever le niveau de notre
coopération, non sans insister sur le facteur temps, l’Algérie
tenant à une concrétisation de nos relations économiques dans les
meilleurs délais. De louables efforts ont été prodigués de part et
d’autre, pour la multiplication des relations d'affaires entre nos
deux pays, suivis de multiples missions économiques dans les deux
sens, axées sur différents domaines.
Dois-je vous rappeler
aussi qu’il y a près d’un an, dans cette prestigieuse métropole
qu’est Milan, une délégation ministérielle algérienne, conduite par
M. TEMMAR, a présenté un panorama de l’Economie algérienne, à
travers ses avantages comparatifs, les attraits du Marché algérien
et son caractère prometteur en tant que destination privilégiée en
matière d’investissement.
Qu’en est-il advenu
concrètement depuis ? Aujourd’hui, force est de constater que la
situation n’a pas beaucoup évolué, en dépit de nos démarches
répétées en direction de nos partenaires italiens.
Ceci dit, je vous invite à percevoir
ce constat non pas comme une manifestation de pessimisme de ma part,
mais plutôt, en tant qu’illustration de la réalité du terrain, aussi
amère soit-elle. Car dans mon esprit, les entreprises de votre pays
peuvent contribuer de manière essentielle à un renouvellement de la
relation algéro-italienne à laquelle tant de réalités partagées
appellent, et dont tant de facteurs permettraient qu’elle soit
particulière, dense et mutuellement féconde.
Mesdames et Messieurs,
Ceci m’amène à vous
livrer un aperçu sur ce qu’est l’Algérie, la vraie Algérie, dont
l’image est malheureusement souvent tronquée, à travers une vision
très réductrice qui ne reflète pas la réalité.
L’Algérie est
injustement victime d’un déficit d’image dont la responsabilité
incombe de toute évidence à certains milieux à travers le monde,
politiques et médiatiques notamment. Ces hordes, ont délibérément
altéré l’image de marque de l’Algérie.
Rassurez-vous, la
réalité est toute autre. Aujourd’hui, grâce à la résistance dont a
fait preuve son brave peuple, à la politique de réconciliation
nationale initiée par son Président, l’Algérie a définitivement
vaincu le terrorisme, n’en déplaise à ces milieux qui se refusent
d’admettre l’émergence d’une Algérie forte, prospère et digne du
rôle qu’elle se donne en tant qu’interlocuteur privilégié sur la
scène internationale.
Ce serait une
lapalissade, l’évidence même, si je vous disais que le terrorisme,
au même titre que la criminalité, la corruption, le blanchiment
d’argent…, est un phénomène de nature transnationale, aux frontières
mouvantes, contre lequel aucun pays au monde n’est à l’abri.
Concernant l’Algérie,
ce fléau n’a plus d’ancrage dans la société ; le peuple algérien l’a
catégoriquement rejeté lors du référendum du 25 novembre 2005, en
adoptant la Charte de la réconciliation nationale. C’est une œuvre
courageuse de restauration des relations sociales entre les
Algériens, avec pour mots d’ordre : amour, entraide, pardon et
progrès, en tant que valeurs intrinsèques de notre religion
musulmane.
Parallèlement, je
dois vous dire que mon pays est engagé dans une évolution positive
sur tous les plans, avec des perspectives fort prometteuses.
L’Algérie connaît un
développement évolutif favorable. Notre Balance des paiements est
positive depuis six ans ; le budget de l’Etat est excédentaire et
restera équilibré de façon consistante. La croissance évolue de
façon exponentielle, pour atteindre une moyenne de 5 % depuis trois
ans. Le taux de chômage, qui était de 33 % en 1999, est ramené à
moins de 13 % actuellement ; l’inflation est maîtrisée, avec un taux
moyen de 2%,
alors que la consommation des ménages a progressé au
rythme de 9% par an en moyenne depuis l'année 2000.
La monnaie
nationale affirme sa stabilité face aux principales devises,
l'endettement extérieur qui s'élevait à 34 milliards de dollars à la
fin des années 90, se situe à moins de 5 milliards de dollars, sous
l'effet de la politique de remboursement anticipé que nous avons
mise en œuvre
et nos réserves de change approchent
les 80 milliards USD.
L'industrie, l'agriculture, l’agroalimentaire,
connaissent une véritable évolution.
Le secteur privé a enregistré ces dernières années un
taux de croissance entre 6 et 10% et assure désormais 88% des
services, 68% du B.T.P, 66% de l'agroalimentaire, 34% de l'industrie
et 65% des importations et représente près de 70% de la production
intérieure brute.
L’agriculture
connaît une véritable évolution avec un taux de croissance moyen de
4 % sur les dix dernières années. L’autosuffisance alimentaire est
déjà une réalité pour les cultures maraîchères, les fruits et
légumes et les viandes rouges. On note aussi pour la première fois
une surproduction importante pour certaines spéculations telles que
la tomate industrielle ou le raisin de table.
Ces dernières années, un processus de
réformes économiques de grande ampleur a été mené, parallèlement à
une profonde évolution institutionnelle marquée par le pluralisme
politique, la liberté d'expression et l'instauration progressive
d'un système démocratique.
L’Algérie se place désormais en position de devenir une puissance
économique de premier plan qui comptera dans l'espace
euro-méditerranéen.
Mesdames et Messieurs,
Le programme national d'équipements publics, lancé en
2005, est doté d'une enveloppe de 144 milliards de dollars,
augmentée de pas moins de 50 milliards d’investissements privés. Un
montant de 10 milliards de dollars, au minimum, est consacré
exclusivement au développement des régions sahariennes et des hauts
plateaux.
Il est prévu, notamment, la construction d'un million
de logements, un nouveau développement des infrastructures
hydrauliques, la densification des réseaux d'alimentation en eau et
en gaz, le développement et la modernisation des infrastructures
sanitaires, l'extension des réseaux des établissements
d'enseignement, la création de nombreuses infrastructures destinées
à la jeunesse et aux loisirs.
Les infrastructures économiques bénéficient quant à
elles de près de 40% de l'enveloppe globale avec, en particulier, la
réalisation d'une autoroute qui traversera tout le pays d'Est en
Ouest et constituera un moyen important pour favoriser l'intégration
maghrébine et arabe. Le développement rural, le soutien aux PME et
le développement des nouvelles techniques de l'information
constituent d'autre volets importants du plan d'action.
Le système financier et bancaire, le
marché des capitaux, la mise à niveau des entreprises, le processus
d'ouverture du secteur public, constituent les éléments clés des
réformes qu’entreprend l’Algérie pour l’appui des entreprises. Le
paysage bancaire a totalement changé avec la présence aux côtés des
banques publiques, de banques étrangères désormais installées en
Algérie.
L'installation
d'un réseau bancaire italien en Algérie ne sera que rentable,
sachant qu’il contribuerait efficacement à la valorisation optimale
des possibilités d'une coopération fructueuse entre les opérateurs
des deux pays, outre l'appui qu’il pourrait apporter à l’incitation
de consommer italien.
Mesdames et Messieurs,
Cette santé économique dont jouit
l’Algérie au niveau interne, fait d’elle un marché très attractif,
ouvert à l’investissement étranger, aussi bien directement, à
travers l’apport en capitaux, qu’au moyen de la reprise
d’entreprises publiques.
Plus de mille sociétés, toutes
viables, sont ouvertes aux participations étrangères, le repreneur
n’ayant qu’à renouveler les équipements et apporter son savoir-faire
en matière de management,
à même de permettre à ces entreprises l’accès à des technologies
nouvelles pour accroître la productivité, ouvrir de nouveaux marchés
et diversifier la production nationale,.
De nombreuses
entreprises publiques ont été privatisées totalement ou
partiellement, notamment dans le secteur de la sidérurgie, de la
chimie, de l'agroalimentaire, des transports ou des matériaux de
construction. Un nouveau programme de privatisation est en cours de
mise en oeuvre, l'objectif étant le désengagement de l'Etat, tout en
favorisant le développement technologique et l'élargissement des
capacités managériales.
Concernant l’investissement direct
étranger, les avantages et garanties qu’offre le code algérien des
investissements sont incomparables aussi bien à travers les pays
arabes qu’au niveau africain.
Un véritable
guichet unique, doté de pouvoirs décisionnels, l’Agence Nationale de
Développement de l’Investissement, vous accompagnera pour toute
entreprise d’investissement.
Nous sommes, certes, conscients des
faiblesses et des lacunes qui subsistent dans mon pays et peuvent
concourir à la réserve des investisseurs que vous êtes. Beaucoup de
mesures ont déjà été prises pour y remédier. En matière de garantie
des investissements et d’avantage fiscaux, nous avons été très loin.
Nous sommes déterminés à renforcer les actions de nature à corriger
les survivances négatives de l’économie administrée et à éliminer
les tendances bureaucratiques tatillonnes. Nous nous apprêtons à
engager une réforme en profondeur du système judiciaire qui
permettra de réaliser la modernisation et l’assainissement
nécessaires pour donner tout leur sens et toute leur portée aux
réformes menées par ailleurs.
Mais nous sommes
également conscients de nos atouts.
Un marché significatif, le
plus important de la région(plus de 33 millions de consommateurs).
Une position stratégique qui fait de mon pays le cœur du Maghreb et
le carrefour géographique et culturel de trois mondes, l’Europe, le
Moyen-Orient et l’Afrique, pouvant relayer très adéquatement un
vaste rayonnement
.
De par ses ressources naturelles considérables notamment en énergie
et une main d’œuvre concurrentielle, l'Algérie peut constituer pour
l'Europe un point de passage vers le reste des pays du Maghreb et
des pays africains sub-sahariens.
Mesdames et
Messieurs,
A la faveur de notre
législation, outre les hydrocarbures, d'autres secteurs ont été
investis par des entreprises étrangères. Le groupe indien ISPAT
contrôle désormais le complexe sidérurgique d’EL-HADJAR et les
sociétés ORASCOM et EL-WATANIA qui ont obtenu des licences de
téléphonie mobile, partagent, avec l’opérateur historique, un marché
de plus de 15 millions d'abonnés. Dans le domaine pharmaceutique,
des groupes célèbres ont lancé des investissements directs de grande
ampleur.
J'aimerais
rappeler que le champ de la coopération économique n'a jamais été
aussi vaste et important, et mon souhait est de vous voir prendre
part à la réalisation des programmes dont je viens de vous livrer
quelques priorités, je n'étais pas exhaustif.
Les opérateurs de nos
deux pays peuvent mesurer ensemble les opportunités de partenariat
dans les secteurs de réparation des navires, des mines et de
l'industrie mécanique.
Par ailleurs,
une lecture rapide des importations algériennes en provenance
d'Italie nous amène à constater que le quart est composé de
produits de grande consommation et de produits alimentaires.
Cela devrait
encourager les opérateurs italiens à accorder un intérêt à la
privatisation du secteur de l'industrie alimentaire sachant que les
consommateurs algériens consacrent près du quart du budget familial
aux produits alimentaires.
A cet égard, le lait
et produits dérivés, la datte, la vigne, l’arboriculture et les
cultures maraîchères, constituent autant de créneaux porteurs de
véritables projets intégrés, alliant des branches d’activités
agricoles et industrielles.
Dans le domaine
des produits de consommation, nous citerons notamment l'important
secteur de l'éléctro-ménager qui fait la réputation de l'Italie
dont les capacités en la matière sont mondialement reconnues. Il y
a en Algérie 200.000 nouveaux logements à équiper chaque année.
Ainsi, le passage de l'importation commerciale à la production des
équipements sur place et dans les meilleurs délais s'avère sans nul
doute plus rentable.
Parmi les
produits de consommation, on citera aussi les industries de peaux
et cuir ou nous enregistrons une complémentarité notable entre les
deux pays ayant permis l'émergence de formules de travail
manufacturières. L'assistance technique et la participation directe
des firmes italiennes peuvent être bénéfiques pour les deux parties
dans ce secteur connu pour être un grand pourvoyeur d'emplois.
Le secteur du
tourisme offre, lui aussi, un vaste marché qui justifie le recours
à l'investissement local, à travers la
promotion d’un tourisme de type nouveau, le tourisme thématique.
Dans sa dimension culturelle, le
tourisme thématique pourrait être envisagé à travers la mise en
valeur de notre Panthéon national, très riche, dont je cite Saint
Augustin, cet illustre évêque que vous connaissez tous, né au 4ème
siècle à Thagaste à l’extrême Est algérien.
On peut également associer le
tourisme à la pêche sous-marine, à la chasse aussi bien du gibier à
plume (les oiseaux) que le gibier à poils et là je songe au
sanglier, générateur d’un ensemble d’activités en aval : traitement
et transformation de la viande et son exportation vers les pays
consommateurs ; le développement d’une industrie de transformation
des peaux, poils et défenses en ivoire.
Le troisième créneau qu’on peut
développer dans le domaine du tourisme, c’est le thermalisme,
l’Algérie disposant de plus d’une centaine de sources thermales aux
indications thérapeutiques très diversifiées, pratiquement
sous-exploitées.
Je dirai aussi, pour ceux qui
ne le savent pas, que le ciel a doté l’Algérie d’un joyau qui
constitue une de nos fiertés nationales : un désert qui s’étend sur
près de 2 millions de km2. D’une exclusivité mondiale, le
fascinant
Sahara algérien,
qui représente le quart de la superficie des déserts du monde, est
agrémenté de villes et de sites historiques d’une valeur universelle
rare.
Autour de Djanet, l'immense plateau
rocheux du Tassili N’Ajjer est parsemé de sites
incroyables datant de 1500 à 5000 ans avant J-C. Les gravures
rupestres de l'oued Djerat représentent des animaux domestiques et
sauvages et même des hommes, personnages masqués et combattants.
Mesdames et
Messieurs,
Le dernier
Conseil des Ministres, le 14 mai courant, a approuvé de nombreux
projets qui ne manqueront pas de susciter l’intérêt de certains
parmi vous.
1°/ l’adoption
d’un schéma National Directeur pour les grandes infrastructures et
les services collectifs d'intérêt national, en tant que lignes
directrices du schéma national d'aménagement du territoire à
l'horizon 2025.
La réalisation de ce
schéma directeur se décline en trois étapes:
·
Etape de
rattrapage 2005-2010 :
A laquelle est allouée une enveloppe
de 13 milliards de dollars, porte sur l'achèvement de l'ensemble des
actions prévues au titre des différents programmes engagés par les
pouvoirs publics.
Ces programmes prévoient plusieurs
lignes, l'étude et la réalisation de l'électrification, sur 1.500
km, des lignes existantes de l'axe Annaba-Oran, l'aménagement
ferroviaire de la région algéroise pour moderniser le réseau
banlieue en vue d'assurer le transport, à l'horizon 2010, de 64
millions de voyageurs/an. Cette étape de rattrapage portera la
consistance du réseau à 4.928 km dont 1.546 km en double voie et
2.924 km en voies électrifiées avec la suppression des voies
étroites.
·
Etape de
consolidation 2010-2015 :
Il est projeté de poursuivre le
maillage ferroviaire du territoire national. Elle permettra de
porter la consistance du réseau à 5.488 km dont 1.606 km en double
voie et 4.329 km en voies électrifiées.
·
Etape
d’extension du réseau 2015-2025 :
les projections portent sur
l'achèvement de la rocade des Hauts Plateaux et la poursuite du
maillage du réseau national. A l'horizon 2025, la consistance totale
du réseau national sera de 6.553 km dont 1.776 km en double voie et
la totalité du réseau électrifié.
2°/
Projet de loi d'orientation et de programme 2007-2011 sur la
recherche scientifique et le développement technologique. Ainsi,
il est prévu de consacrer 1% du produit intérieur brut (PIB) à la
recherche scientifique. L'enveloppe prévisionnelle pour le
développement et la promotion de la recherche et le développement
technologique, pour cette période, est estimée à 1,4 Milliard
dollars US), répartie entre le financement de l'environnement de
la recherche, les programmes nationaux de recherche et autres
investissements de soutien à la recherche.
Mesdames et Messieurs,
Certes, des
opérateurs italiens activent actuellement en Algérie et réalisent
leurs projets dans des conditions satisfaisantes, à l'exemple du
secteur des travaux publics et de la construction.
Mais cet
engagement des entrepreneurs italiens en Algérie n’arrive pas à
dépasser le cadre des opérations commerciales, à travers la formule
de l’appel d’offre.
Mon souhait est
de voir venir plus d’ardeur de la part des investisseurs italiens à
l’égard de mon pays, sachant que tant d’éléments portent à
l’établissement d’un véritable partenariat économique, à la mesure
des relations politiques algéro-italiennes, excellentes.
La proximité
géographique entre nos deux pays, l’existence d’un riche patrimoine
culturel commun, témoin de relations historiques profondes,
l’absence de contentieux politique, l’aspiration à un avenir
commun, grâce à notre appartenance à une zone commune qu’est la
Méditerranée.
Ces atouts,
conjugués à notre bonne volonté commune, doivent converger vers
l’ouverture d’un champ de coopération bilatérale nouveau, plus
large, qui s’inscrive dans la pérennité, dépassant le domaine
classique des ressources minérales et des hydrocarbures.
En signant un accord d'association
avec l'Union Européenne, l'Algérie a lié fortement son destin
économique à celui de ses partenaires du Nord. Elle est consciente
des avantages unilatéraux de la libération commerciale à court terme
que l'Europe pourra en tirer. Il en est de même de l'adhésion de
l'Algérie à l'OMC pour laquelle le gouvernement déploie des efforts
tout azimut. Ceci procède du pari fait par l'Algérie d'améliorer en
profondeur l'efficience de son économie et de participer activement
à l'économie globale par une diversification rapide de ses
activités.
Mesdames et Messieurs,
En tout état de
cause, les perspectives de nos relations bilatérales sont
prometteuses, sachant que de part et d’autre, se dégage une prise de
conscience quant à la nécessité d’une redynamisation de notre
coopération économique.
Cette identité de vue, assortie
de notre volonté commune d’aller de l’avant, se mesure au nombre
important de visites échangées entre nos deux pays à tous les
niveaux. Ceci ne fait que
traduire dans les faits, le vœu partagé des Présidents Abdelaziz
Bouteflika et Romano Prodi, de conférer à notre coopération
bilatérale un caractère stratégique.
Cette entente à
très haut niveau, porteuse d’une volonté commune de surpasser le
cadre actuel de notre coopération bilatérale, est le fruit de
l’engagement des plus hauts dirigeants de nos deux pays, en vue
d’une refondation des relations algéro-italiennes sur des bases
nouvelles, soutenues, aux mieux des intérêts mutuels.
En espérant
avoir répondu à quelques-unes de vos interrogations, permettez-moi
d’adresser mes remerciements à l’Association d’amitié Italgerie,
particulièrement son infatigable animatrice, Mme Simona MORANDI,
qui, par son énergie et son temps, s’est amplement consacrée à
l’organisation de notre rencontre.
Ma gratitude va
ensuite aux responsables de la Région de Milan et à l’Agence
Assolombarda, dont l’apport à la réussite de nos travaux a été
très précieux.
Enfin, je ne
saurai passer sous silence votre bonne volonté d’avoir répondu
présents à cette rencontre qui nous a permis de faire l’autopsie des
relations économiques algéro-italiennes. Merci à vous tous et à tous
ceux qui, de près ou de loin, ont bien voulu s’employer pour la
réussite de cet événement, non sans ajouter une dernière touche de
ma part, celle de vous voir, très prochainement, nombreux à choisir
la destination Algérie.
En tout état de cause, en ce qui me
concerne, je tiens à vous assurer que je ne ménagerai aucun effort
de nature à servir cet objectif commun, tendant à traduire dans la
réalité, notre volonté partagée de développer des relations
économiques très étroites.
Je
vous remercie de votre attention.